mardi 7 janvier 2020

Pour ne pas oublier !


Le temps passe et seuls les souvenirs marquent le présent, ils sont indélébiles, ci-dessous le texte publié par Lucienne Vanclooster en son temps.

Attentat de Charlie-Hebdo: un crime contre la liberté d'expression!

C’est avec consternation et une très grande tristesse que nous avons appris l’attentat horrible dont  a été victime l’équipe de Charlie-Hebdo.
Il n’y a pas en vérité de mots pour décrire cette action criminelle qui a fait 12 victimes en quelque secondes.
Les hôpitaux parisiens, les services de secours, ont démontré encore une fois qu’ils pouvaient surmonter toutes les tragédies avec toutes les compétences nécessaires.
Que ceci soit là la triste expérience qui permettra  de prendre du recul  et de réfléchir  un peu mieux sur les conséquences des coupes rases effectuées dans les services hospitaliers, on pense  en ce moment, et, notamment, au service d’urgences de l’Hôtel-Dieu qui a injustement été fermé, cedit Hôtel-Dieu assure en ce moment l’accueil psychologique des victimes directes et indirectes de cet attentat, dit attentat qui porte atteinte gravement à nos valeurs républicaines et tout autant à la démocratie française.


«La Vie Hospitalière» adresse toutes ses condoléances, et, toute sa solidarité aux victimes, et à leurs proches.


Lucienne Vanclooster 
8 janvier 2015

jeudi 19 décembre 2019

Départ d'un Ami


Alain Barrière est décédé, à Carnac (Morbihan),  le mercredi 18  décembre, à l'âge de 84 ans, à la suite d'un arrêt cardiaque. Ce chanteur-compositeur était aussi un grand poète.

Il venait au début de ce mois de perdre l'amour de sa vie, sa femme Anièce, emportée à 68 ans suite à un cancer du pancréas. 
En 1978 il chante « Amoco » en réaction à la marée noire provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage de l'Amoco Cadiz. 
Alain Barrière ce sont aussi des succès comme «Cathy »,  « Elle était si jolie », « Rien qu'un homme », « Tu t'en vas » ... sa chanson : « Ma vie »  fera de lui une vedette non seulement en France mais aussi à l'étranger. 
Quelques temps après sa chanson " Amoco" (1) il s'exile aux États-Unis et au Canada. il ne retrouva plus jamais le même succès. Il ne sortit que trois albums après 1980 et en 2006 un « hymne à la Bretagne » dont le CD était vendu avec son autobiographie, « Ma vie» encouragé pour cette oeuvre par sa fille Guenaëlle.

Vous êtes Alain et Anièce aujourd'hui ensemble dans une autre dimension où l'Amour est le plus fort des sentiments.

Toutes nos sincères condoléances à la famille.


1) Paroles d"Amoco"

Ce fuel qui giclait de ton ventre
C’était comme un défi lancé
À l’intelligence du monde
Du monde dit civilisé

Mais ça fait mal la connerie
Sur cent kilomètres allongés
Ce chef d’œuvre de veulerie
Donnait quasiment la nausée

Où va la vie, où va le monde
Et vers où court l’humanité?
Elle creuse avidement sa tombe
Mais quel monde allons-nous laisser?

Amoco, Amoco
Amoco, Amoco

C’est pas la faute au capitaine
C’est pas la faute au PDG
Bien sûr, c’est la faute à personne
Et l’on était bien assuré

Tant pis pour les côtes bretonnes
Et quelques oiseaux mazoutés
Que les patrons subventionnent
Il y en a à peine pour quelques années

Où va la Terre, où vont les hommes?
Mais vers où court l’humanité?
Elle s’assassine, il faut voir comme
Quel monde faudra-t-il chanter?

Amoco, Amoco
Amoco, Amoco

Marée noire sur la Bretagne
Eaux rouges en Méditerranée
Et les fêlés du nucléaire
Qui jouent les apprentis-sorciers

Tous ces crimes contre Nature
Ne nous seront pas pardonnés
Il faudra payer la facture
J’ai crainte qu’elle ne soit salée

A ces enfants qu’on a fait naître
Mais quel monde allons-nous laisser?
L’air trop pollué de nos fenêtres
Et nos rivières empoisonnées

Amoco, Amoco
Amoco, Amoco

"Mais tu n’pouvais donc pas te taire?"
Vont dire des bien intentionnés
"T’as pas encore assez d’emmerdes?"
C’est pas que ma chanson va gêner

Mais devant ces crimes sauvages
Il ne faut pas se résigner
C’est tellement con que j’enrage
Et pas question de la fermer

Où va la terre, où vont les hommes
Mais vers où court l’humanité?
Elle s’assassine, il faut voir comme
Quel monde faudra-t-il chanter?

Amoco, Amoco
Amoco, Amoco

Amoco, Amoco
Amoco, Amoco...

Cette chanson a été faite il y a maintenant plus de quarante années, mais la leçon ne semble pas avoir été retenue, malgré bien des fanfaronnades plus ou moins vertes...
La réalité est que nous vivons dans une société où le profit est le seul leitmotiv, pratiquement toutes les mesures ne sont que des prétextes à plus de gains (en réfléchissant un peu...) tout en ne résolvant aucun des problèmes des pollutions de notre planète.

jeudi 5 décembre 2019

Une zoologiste renommée punie pour avoir enseigné que « les ours polaires prospèrent et ne sont pas menacés d'extinction »


Une experte de renommée mondiale dans le domaine de l'identification des os d'animaux a perdu son poste à l'université de Victoria, en Colombie-Britannique, pour avoir expliqué à des écoliers des faits politiquement incorrects sur les ours blancs.
La zoologiste Susan Crockford est régulièrement embauchée par des biologistes et des archéologues, au Canada et à l'étranger, pour identifier les restes de mammifères, d'oiseaux et de poissons. Elle a aidé à cataloguer les collections des musées et assisté la police pour effectuer des analyses médico-légales. Pourtant, les étudiants de l'université de Victoria ne bénéficieront plus de son expertise, et son droit à solliciter des subventions de recherche lui a été supprimé en catastrophe. En mai, le Département d'anthropologie lui a retiré son statut de professeur auxiliaire, la privant ainsi de son affiliation universitaire. 

Photo d'Ours blancs © 

Susan Crockford décrit son expulsion comme « une pendaison académique sans procès, menée à huis clos ». Après avoir été renouvelée à l'unanimité en 2016 pour un mandat de trois ans, son statut de professeur adjoint n'a pas été renouvelé pour les trois années à venir. 
Susan Crockford tient un blog populaire, polarbearscience.com, et a écrit cinq livres sur les ours polaires. Son livre Faits et mythes sur l'ours blanc, a été traduit en quatre langues. Selon elle, contrairement à ce que prétendent les écologistes, les ours polaires prospèrent, et les changements climatiques ne les menacent pas d'extinction. 
Il semble qu'informer le public sur ces simples faits soit désormais inacceptable pour l'université de Victoria. Après 15 ans de bons et loyaux services, Susan Crockford a été informée en mai qu'un comité interne de promotion et de titularisation (ARPT, Appointment Reappointment Promotion and Tenure) avait « voté contre le renouvellement de [son] statut d'adjoint ». Aucune raison ne lui a été donnée. C'est seulement maintenant, après avoir subi une opération de la hanche, qu'elle a choisi de rendre publique cette affaire. 
Contacté par le National Post, le porte-parole de l'université de Victoria, Paul Marck, a refusé de dire combien de personnes siégeaient au comité de l'ARPT, combien ont voté contre Susan Crockford, et combien étaient des zoologistes capables de juger de sa compétence. 
Le poste de professeur adjoint n'est pas rémunéré. Il offre un rang universitaire officiel et un accès complet aux services de recherche de la bibliothèque, en contrepartie des prestations telles que le mentorat d'étudiants, la participation à des comités de thèse et quelques cours. Lorsqu'il lui fut demandé quelles mesures de protection garantissaient que les adjoints ne pouvaient pas être excommuniés simplement parce qu'ils exprimaient des idées « impopulaires », le porte-parole a refusé de répondre, invoquant la législation provinciale sur la protection de la vie privée. Selon lui, l'université ne divulgue pas « d'informations sur les processus internes... Nous devons respecter le droit à la vie privée de tous les membres de notre communauté universitaire. ».
Dans ce cas, l'université ne protège pas le droit à la vie privée de Susan Crockford, mais se sert d'un écran de fumée pour protéger les membres d'un comité qui ont décidé d'expulser un professeur adjoint, sans justification. 
En l'absence de toute autre explication plausible, Susan Crockford estime qu'elle a été renvoyée pour ne pas que soit relayée son avis sur les ours polaires et les questions connexes liées au changement climatique. Il s'agit de l'empêcher de continuer à pousser dans leurs retranchements les activistes universitaires qui prétendent que les populations d'ours blancs subissent une crise. 
G. Cornelis van Kooten, professeur d'économie à l'université de Victoria et titulaire d'une chaire du gouvernement canadien en études environnementales, se dit « consterné et affligé » par l'expulsion de Susan Crockford. Depuis quand, demande-t-il, « les universités s'opposent-elles à un débat ouvert ? Il y a maintenant un climat de peur sur le campus. ». 
L'université est un lieu de travail où il faut « publier ou périr « , et Susan Crockford est une universitaire accomplie. L'an passé, elle a été coauteure d'un article paru dans la revue Science, l'une des revues scientifiques les plus prestigieuses du monde. Peu de professeurs, quel que soit le campus, ont leurs travaux qui y sont publiés. Interrogé à ce sujet, le porte-parole de l'Université de Victoria a là encore refusé de dire au National Post combien d'autres professeurs de l'université avaient récemment publié dans une telle revue. 
Susan Crockford n'est pas tout à fait surprise de son expulsion, car le Bureau des conférences de l'université l'avait déjà empêché une fois de s'exprimer. Durant une bonne part de la dernière décennie, elle avait pu donner des conférences non rémunérées à des élèves du primaire et du secondaire, ainsi qu'à des groupes d'adultes. L'une d'elles portait sur les origines précoces des chiens domestiques. Une autre s'intitulait « Les ours polaires, survivants exceptionnels du changement climatique ».
Tout indique qu'elle était une conférencière appréciée. Mais en 2017, Mandy Crocker, coordonnatrice du Bureau des conférences de l'université, l'avait avisée d'un changement de politique. Le directeur du département d'anthropologie devait maintenant confirmer que Susan Crockford était « en mesure de représenter l'université » lorsqu'elle discutait de ces sujets. 
Dans sa thèse soutenue en 2004, Susan Crockford a ouvert de nouvelles voies pour comprendre les mécanismes par lesquels les loups se sont transformés en chiens domestiques. Pourtant, treize ans plus tard, Ann Stahl, la présidente du département d'anthropologie, lui a interdit d'en parler au public en tant que représentante de l'université.
En avril 2017, Ann Stahl l'a ainsi prévenue : « Je n'appuierai pas votre demande d'inscription sur la liste du Bureau des conférenciers pour 2017-2018 ». Tout en admettant qu'elle ne pouvait pas l'empêcher de parler ailleurs en tant que simple citoyenne, elle lui a imposé une interdiction de parler « en tant que représentant l'université de Victoria ». 
Ann Stahl affirme respecter « les questions de liberté académique ». Le problème serait que les conférences de Susan Crockford dans les écoles auraient « suscité des inquiétudes chez les parents quant à la mise en perspective et l'équilibre entre différents points de vue », une préoccupation qui aurait « été partagée à divers niveaux de la direction de l'université ». Ann Stahl n'a pas répondu à une demande d'interview formulée par le National Post.
C'était là la première fois que Susan Crockford était informée d'un problème. Personne du Bureau des conférenciers ou du Service d'anthropologie ne l'ayant jamais avisée d'une plainte, on ne lui a jamais donné l'occasion de s'expliquer dessus. 
Le Bureau des conférenciers trouve ses bénévoles dans le corps professoral, le personnel, les étudiants diplômés et les retraités de l'université. Les postulants conférenciers remplissent un formulaire sur le site internet, qui ne mentionne pas la nécessité d'une approbation par les départements universitaires. Rien n'indique que les présentations doivent être équilibrées entre les différents points de vue, et bon nombre des présentations semblent être ouvertement politiques. 
Par exemple, Jason Price, professeur associé en Social Studies, donne cette année une conférence intitulée « L'éducation et la Révolution : le changement climatique et le Curriculum de la vie » à des élèves dès la maternelle. Patrick Makokoro, un étudiant diplômé de l'université de Victoria, fait quant à lui des présentations sur la « justice sociale », à un public de jeunes d'à peine 10 ans. 
Dwight Owens, un employé d'Ocean Networks Canada (une entité affiliée à l'université de Victoria), n'a aucune formation scientifique. Son diplôme de Bachelor of Arts est en langue et littérature chinoises, et sa maîtrise en technologie de l'éducation. Néanmoins, avec la bénédiction du Bureau des conférenciers de l'université, il donne depuis des années des conférences sur « La chimie des océans et le changement climatique ». 
Le National Post a demandé au porte-parole de l'université combien de personnes se sont vues refusées de participer au Bureau des conférenciers, et quels mécanismes sont en place pour filtrer les présentations sur des sujets controversés. L'intéressé a refusé de répondre. Le coordonnateur du Bureau des conférenciers, M. Crocker, a lui refusé d'être interviewé. 
Contactés par le National Post, des membres actifs et des anciens du corps professoral de l'université ne sont au courant d'aucun processus de filtrage. Par conséquent, rien ne prouve actuellement que même les étudiants diplômés inexpérimentés auraient besoin d'une autorisation pour « représenter l'université ». Cette exigence semble avoir été inventée uniquement pour réduire au silence Susan Crockford, pourtant éminemment qualifiée et hautement expérimentée. 
Parce que son message sur les ours polaires dément la rhétorique activiste, et parce que des militants se sont visiblement plaint aux administrateurs, sa carrière de chercheuse universitaire vient de connaître une fin brutale. Jeffrey Foss, ancien président du département de philosophie de l'Université de Victoria, explique que, Susan Crockford ayant été punie pour avoir dit ce qu'elle pensait sur des faits, il lui a en réalité été refusée la liberté académique et la liberté d'expression. « Je commence à perdre foi et espoir dans le système universitaire », se lamente-t-il. 
En donnant des conférences à des élèves du primaire, Susan Crockford a toujours été « étonnée d'apprendre que les enseignants croient qu'il ne restent que quelques centaines à quelques milliers d'ours blancs ». Elle se fait donc un devoir, en tant que scientifique, de prendre la parole pour signaler que la population mondiale est officiellement estimée entre 22 000 et 31 000 ours, et que celle-ci pourrait même être beaucoup plus élevée. « Je parle à mes auditeurs des capacités d'adaptation des ours polaires, qui leur permettent de survivre aux changements dans leur habitat arctique », explique-t-elle. 
Cette semaine, Susan Crockford entamera une tournée de conférences dans cinq pays européens. Les auditoires d'Oslo, de Londres, de Paris [NdT : c'était le mardi 29 octobre, les renseignements sont ici], d'Amsterdam et de Munich l'entendront parler de ses recherches, évalueront ses arguments et tireront leurs propres conclusions.
L'université de Victoria doit expliquer pourquoi elle a permis à un comité interne de décider secrètement d'expulser et de punir une chercheuse de renommée internationale, sans autre raison connue que le fait que certains accusateurs inconnus ne sont pas d'accord avec son point de vue. 
Donna Laframboise  Financial Post
Traduction de Camille Veyres via Climato réalistes




jeudi 28 novembre 2019

COP 25 et après ?


Depuis plus de 20 ans, plusieurs pays du monde se réunissent chaque année, sous l’égide de l’ONU, pour discuter climat. Adoptée en 1992 par l’ONU la conférence des parties (COP) fut créée pour que les pays se donnent des objectifs afin d’essayer de maîtriser l’augmentation des gaz à effet de serre.


Les conférences précédentes n’avaient pas donné les résultats escomptés ou rien de concret n’avait été adopté Une des plus importantes fut la COP 21 tenue à Paris. Elle s’est soldé par un objectif très ambitieux de contenir l’élévation de température de la planète sous les 2°C voir même 1,5°C.
Du 2 au 13 décembre 2019 les 196 pays participants sont en Espagne pour la 25ième COP qui aura pour objectif de se donner des cibles précises pour mettre en œuvre la COP 21. Depuis la conférence de Paris les COP 22,23 et 24 se sont concentrées sur la vérification, la préparation et l’application du manuel de réalisation des objectifs de l’accord de Paris. 
Le fait saillant de la COP 24 est le retrait pur et simple des États-Unis de l’accord de Paris.
Je doute que la COP 25 sera plus fructueuse.

samedi 23 novembre 2019

Déclaration d’indépendance du Cyberespace


Déclaration d’indépendance du Cyberespace

Davos, Suisse 8 février 1996

Gouvernements du monde industriel, vous géants fatigués de chair et d’acier, je viens du Cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande à vous du passé de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez pas de souveraineté où nous nous rassemblons.
Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est improbable que nous en ayons un jour, aussi je ne m’adresse à vous avec aucune autre autorité que celle avec laquelle la liberté s’exprime. Je déclare l’espace social global que nous construisons naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral de dicter chez nous votre loi et vous ne possédez aucun moyen de nous contraindre que nous ayons à redouter.
Les gouvernements tiennent leur juste pouvoir du consentement de ceux qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas notre monde. Le Cyberespace ne se situe pas dans vos frontières. Ne pensez pas que vous pouvez le construire, comme si c’était un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un produit naturel, et il croît par notre action collective.
Vous n’avez pas participé à notre grande conversation, vous n’avez pas non plus créé la richesse de notre marché. Vous ne connaissez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui suscitent plus d’ordre que ce qui pourrait être obtenu par aucune de vos ingérences.
Vous prétendez qu’il y a chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre enceinte. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dommages sont injustement causés, nous les identifierons et les traiterons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de former notre propre Contrat Social. Cette manière de gouverner émergera selon les conditions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.
Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps.
Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés découlant de la race, du pouvoir économique, de la force militaire ou de la naissance.
Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité.
Vos concepts légaux de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement, de contexte, ne s’appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière, et il n’y a pas ici de matière.
Nos identités n’ont pas de corps, c’est pourquoi, contrairement à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d’ordre accompagné de contrainte physique. Nous croyons que c’est de l’éthique, de la défense éclairée de l’intérêt propre et de l’intérêt commun, que notre ordre émergera. Nos identités peuvent être distribuées à travers beaucoup de vos juridictions. La seule loi que toute nos cultures constituantes pourraient reconnaître généralement est la règle d’or [« Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent », NdT]. Nous espérons pouvoir bâtir nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.
Aux Etats-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, le Telecommunications Reform Act, qui répudie votre propre Constitution et insulte les rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent maintenant renaître en nous.
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont natifs dans un monde où vous serez toujours des immigrants. Parce que vous les craignez, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités de parents auxquelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sentiments et expressions d’humanité, dégradants ou angéliques, font partie d’un monde unique, sans discontinuité, d’une conversation globale de bits. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui étouffe de l’air où battent les ailes.
En Chine, en Allemagne, en France, à Singapour, en Italie et aux Etats-Unis, vous essayez de confiner le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du Cyberespace. Il se peut que ceux-ci contiennent la contagion quelque temps, mais ils ne fonctionneront pas dans un monde qui sera bientôt couvert de médias numériques.
Nos industries de plus en plus obsolètes se perpétueraient en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent décider de la parole elle-même dans le monde entier… Ces lois déclareraient que les idées sont un produit industriel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute… Dans notre monde, quoi que l’esprit humain crée peut être reproduit et distribué à l’infini pour un coût nul. L’acheminement global de la pensée n’a plus besoin de vos usines.
Les mesures de plus en plus hostiles et coloniales nous placent dans la même situation que ces amoureux de la liberté et de l’autodétermination qui durent rejeter les autorités de pouvoirs éloignés et mal informés. Nous devons déclarer nos personnalités virtuelles exemptes de votre souveraineté, même lorsque nous continuons à accepter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répandrons à travers la planète de façon à ce que personne puisse stopper nos pensées.
Nous créerons une civilisation de l’esprit dans le Cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.

Nous publions cette déclaration pour rappel de celle-ci, nous ne devons pas oublier que la préservation de nos libertés nécessite un combat que nous devons mener chaque jour.
Rendons hommage à John Perry Barlow (décédé le 7 février 2018) qui pour protester contre une loi de censure sur les télécoms  avait écrit lors du forum de Davos en 1996 la Déclaration d'indépendance du cyberespace.
Cette loi avait été signée par le vice-président américain Al Gore !,.. (pour ne pas oublier)...

Références

Exposition aux ondes : bientôt un affichage sur tous les équipements radioélectriques


Tablettes, montres connectées, jouets radiocommandés... À partir du 1er juillet 2020, le débit d'absorption spécifique (DAS) sera affiché sur tous les équipements radioélectriques susceptibles d'être utilisés à proximité du corps humain (jusqu'à 20 centimètres). À ce jour, cette obligation d'affichage ne concerne que les appareils de téléphonie mobile.
Un décret et un arrêté ont été publiés en ce sens au Journal officiel du 17 novembre 2019.
Les valeurs limites autorisées de DAS sont de :
2 W/kg (watt par kilogramme) pour la tête et le tronc ;
4 W/kg pour les membres.

Rappel : Dans un avis du 21 octobre 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) indique que certaines expertises mettent en évidence des effets biologiques sur l'activité cérébrale en cas d'exposition à un niveau de DAS supérieur à 2 W/kg.

jeudi 21 novembre 2019

« ARRÊTE , TU ME FAIS MAL »



 
Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours.
Lorsque nous Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous.
Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.
L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout.
L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite.
L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres.
Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout.
Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention.
Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu...
Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ?
Partout où il la touche, il y laisse une plaie.


Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)