mardi 5 janvier 2016

NON à l'aéroport de Notre Dame des Landes !


Un projet qui est loin de respecter l'environnement, un projet qui est loin d'être d'intérêt général car ce dernier ne profitera en définitive qu'à des intérêts privés.

La classe politique actuelle est corrompue et il est grand temps de redonner à notre pays une orientation qui respecte les valeurs de la France.

Notre patrimoine naturel ne vaut pas grand chose quand il peut être pillé au nom du profit.

Nous dénonçons ici aussi la pollution considérable des avions sachant que ce problème est hypocritement laissé de côté par les responsables et certains écopolitiques qui se prétendent écologistes alors qu'ils s'attaquent à de faux problèmes et favorisent un type de société qui est loin d'être à l'èchelle humaine.
Il est vrai que ces écopolitiques ne sont que les vassaux du Parti Socialiste qui a de socialiste que le nom.
Une horreur que tous ces personnages, mais un jour viendra où bien des exactions, des manipulations (et j'en passe) seront sous les projecteurs.

Utiliser un désherbant bio en France: l’Osmobio toujours pas autorisé ?



Alors que le gouvernement a réaffirmé,  lundi, son intention de diminuer de 50 %, d’ici à 2025, le recours aux pesticides, dont font partie les herbicides, Jacques Le Verger, fondateur de l’entreprise loudéacienne Osmobio, se bat, en vain, pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d’une de ses créations : un désherbant naturel et totalement inoffensif pour l’homme et l’environnement, aussi efficace que les désherbants chimiques à base de glyphosate, déclaré cancérogène.

 Il y a des solutions, des idées, des alternatives, mais pour qu’elles soient commercialisées, il faut des autorisations, sauf que celles-ci sont plus que difficiles à obtenir, ce qui est le cas pour un désherbant 100%: l’Osmobio. Le problème, du moins un des problèmes, c’est que chaque chose doit entrer dans des cases, et ce produit ne rentre dans aucune, surtout pas celle du profit des grands producteurs de pesticides bien chimiques et parfois même (souvent?) considérés comme cancérigènes. D’ailleurs, souvenez-vous que notre cher gouvernement extrêmement écolo a refusé l’interdiction des produits à base de glyphosate. Elle ne va pas être facile à sauver la planète avec une telle logique…
En savoir plus sur http://lesmoutonsenrages.fr/2016/01/04/utiliser-un-desherbant-bio-en-france-losmobio-toujours-pas-autorise/#LZxeeiK4Q2p3X2Ld.99
Jacques Le Verger, diplômé d’agronomie et de biologie végétale, a créé son entreprise en 1999 pour trouver des solutions alternatives aux pesticides et autres produits chimiques utilisés en abondance dans l’Hexagone. Son entreprise propose une gamme d’une soixantaine de produits élaborés avec des principes actifs végétaux. « Nous travaillons beaucoup avec les grandes collectivités, comme Nantes, Paris ou Lyon, explique-t-il. Mais aussi avec les jardiniers amateurs soucieux de cultiver proprement.»
Testé avec succès le long des routes
En 2009, Jacques Le Verger développe un désherbant à partir d’extraits naturels de plantes. « Un herbicide aussi efficace que les produits chimiques qui, comme eux, détruit les racines mais aussi les graines. La seule différence, c’est qu’il respecte la terre et l’environnement. » Comme l’exige la loi, Jacques Le Verger confie plusieurs de ses flacons à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). En juillet 2012, ce grand laboratoire public conclut que l’usage du produit ne comporte de risque ni pour l’homme ni pour l’environnement. Dans les mois qui suivent, la Direction des routes de l’Ouest (Diro) accepte de tester le désherbant naturel sur des parcelles inaccessibles aux machines et envahies de plantes diverses comme les chardons, particulièrement coriaces. « Trois campagnes ont été menées, de 2011 à 2013. Les résultats obtenus, consignés dans un audit, ont été concluants », poursuit Jacques Le Verger. L’Ineris s’engage alors à accompagner le chef d’entreprise costarmoricain dans la quête d’une autorisation de mise sur le marché. Le dossier est déposé à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (*), seul organisme habilité à le faire. « C’est là que tout s’est compliqué. Comme c’était la première fois qu’on leur soumettait un tel produit, aucune classification ne lui correspondait, poursuit le chef d’entreprise. La faute à nos autorités qui n’ont pas traduit en droit national la volonté de l’Europe de développer les produits dits de biocontrôle. En clair, si j’avais présenté un produit chimique, il n’y aurait pas eu de problème. »
Retour à la case départ

Jacques Le Verger ne baisse pas les bras. Il y a deux ans, il est reçu au cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. Depuis, le dossier est dans l’impasse. Au début du mois, Jacques Le Verger s’est tourné vers le ministère de l’Environnement. « On m’a dit de relancer la procédure. Un retour à la case départ en quelque sorte. » Jacques Le Verger perd patience. D’autant que, dans quelques mois, tous ses produits se retrouveront dans les rayons des grandes enseignes de jardinerie. Ce qui n’était pas le cas auparavant. « C’est la Sobac, une entreprise du Sud, qui distribuera nos produits dans toute la France. Une sacrée opportunité pour nous ».


Source et fin sur Letelegramme.fr 
Pour les intéressés des produits naturels ‘Osmobio, c’est par ici que cela se passe. Pour ceux qui souhaitent traiter leurs terre avec des désherbants naturels sans passer par une solution commerciale, c’est également possible, en utilisant ces astuces:
Un désherbant écologique
Les désherbants chimiques se sont montrés catastrophiques pour l’environnement et la santé humaine. Les agriculteurs comme les jardiniers utilisent pourtant des tonnes de désherbants alors qu’il existe des désherbants écologiques efficaces.
En matière de désherbage, l’utilisation de désherbants chimiques est ce qui se fait de pire. Les désherbants chimiques sont en effet très polluants pour les végétaux, les micro-organismes, les sols, et les nappes phréatiques.
Pour éviter le désherbage chimique, il existe plusieurs méthodes : outre le désherbage à la main ou le désherbage à l’eau chaude, il existe d’autres solutions pour désherber son jardin.
Il faut prévenir la pousse de futures « mauvaises herbes » avec des les solutions préventives : avant la période de dispersion de leurs graines, pensez à dégager ces herbes des zones qui bordent votre potager et qui portent des graminées ou d’autres plantes non désirées.
Au printemps, arrosez la partie de jardin a semer. Laissez pousser les mauvaises herbes et arrachez-les une fois poussées puis semez.


Les différents désherbants écologiques

Le purin d’orties est un désherbant écologique efficace mais pas forcément le plus facile ou agréable à fabriquer du fait de son odeur. voir e Recette pour l’utilisation du purin d’orties
Le purin d’angélique est un autre désherbant écologique également efficace contre les « mauvaises herbes »


Un désherbant écologique : le thermique
·      Utiliser des jets de vapeur bien dirigés est efficace mais vous pouvez aussi prendre un autre désherbant naturel : plutôt que de la jeter, utilisez l’eau de cuisson de vos pâtes alimentaires ; elle a des propriétés de désherbant écologique.

Le désherbant classique
·      Le désherbant le plus respectueux de l’environnement et le plus classique reste le désherbant manuel, désherber à la main une fois que ces plantes ont germé et poussé.
L’eau de cuisson riche en amidon, comme l’eau de cuisson de pommes de terre ou de riz, est à pulvériser sur les mauvaises herbes. Plus la concentration en amidon est forte, plus l’effet est efficace.
Autre méthode de désherbage bien connue : le paillage. Le paillage des plants de légumes avec de la paille, du lin ou même des déchets de tonte ou des herbes arrachées et laissées séchées 4/5 jours au soleil, et aussi une solution limitative.
Pour désherber naturellement une cour ou une allée, un bon verre à mourtade de javel pour dix litres d’eau, l’arroser avec une rampe, répéter cette opération 10 jours après, l’herbe séchera et sera détruite.


Le désherbant pour la pelouse
Pour faire disparaître la mousse verte dans la pelouse, la soupoudrez-la de cendre de bois ou de chaux qui a pour effet de changer le PH de la terre et de faire disparaitre définitivement la mousse.


Pour désherber sur et entre les dalles d’une allée
·      Si vous utilisez des capteurs d’humidité dans votre maison (Rubson), vous pouvez utiliser l’eau qui s’accumule dans le bac de récupération pour désherber vos allées. En effet, cette eau est chargée en sel, récupéré lors de son passage sur le bloc absorbeur. Cette eau salée brûle les mauvaises herbes à moindre coût.

Les purins comme désherbant naturel

Le purin d’orties est très réputé contre les mauvaises herbes. Lire Recette pour l’utilisation du purin d’orties
La fermentation d’orties putréfiés est un très bon désherbant écologique.
Le purin d’angélique, qui est tout aussi efficace contre les pousses indésirables.


Les faux semis comme désherbant naturel
·      Les faux semis est une méthode qui permet de limiter la repousse des adventices. C’est une méthode que les éco-jardiniers apprécient beaucoup et qui est très utile avant l’installation du gazon ou d’un potager.Le faux-semis consiste à d’aérer le sol comme si celui-ci allait être semé, puis d’attendre la pousse des mauvaises herbes pour les retirer avec plus de facilité.

Le désherbage thermique
·      Le principe du désherbage thermique consiste à appliquer une source de chaleur intense, directe ou indirecte, pendant une courte durée, pour provoquer un choc thermique qui fait éclater les cellules végétales de la plante que vous voulez faire disparaitre . De plus en plus, les services de jardinage professionnels ont recours au désherbage thermique.
Le désherbage thermique existe sous plusieurs formes respectueuses de l’environnement et de la santé :
– l’eau bouillante ou la va vapeur d’eau… qui sont les plus simples et plus connues, – les brûleurs à gaz sont une solution efficace et écologiquement intéressante si le gaz utilisé est issu de la filière écologique.
Pour éradiquer les des graines en dormance dans le sol, il suffit d’effectuer quelques passages par an sur les zones concernées par le désherbage qui devient alors un désherbage préventif. Notez qu’en détruisant la plante indésirable, vous ébouillantez aussi les micro-organismes du sol.
attention : l’eau bouillante permet de recycler les eaux de cuisson des légumes, et de détruire instantanément la partie aérienne de la plante (attention cependant aux mauvaises herbes vivaces dont les racines profondes pourront repousser l’année suivante). Toutefois, l’intérêt est bien de recycler l’eau usagée, au regard de la consommation d’eau et d’énergie qu’elle représente. Il est absurde de faire bouillir de l’eau qui ne servirait qu’à désherber, d’autant que cette technique, aux effets immédiats est néanmoins d’une efficacité limitée puisqu’elle n’empêche pas la repousse. Elle ne vaut que pour de toutes petites zones, ou dans le cas d’une herbe mal placée, à éliminer.


Le désherbage à l’eau chaude
Pour désherber vos plates bandes, utilisez l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes lorsqu’elle est encore bouillante.
Vous pouvez également arroser vos allées avec de l’eau bouillante mélangée avec du gros sel. Mais attention le sel a pour inconvénient de stériliser le sol et de détruire ses micro-organismes.


Le vinaigre blanc comme désherbant naturel
·      Vinaigre blanc en pulvérisation : le désherbant total bio écologique
Du vinaigre tout seul sur des pousses ou plantes coupées d’avances (pour ne pas utiliser des tonnes de vinaigre) : en un jour, plus rien ! C’est tout à fait efficace. C’est encore plus efficace si vous arrosez au soleil. En cas de mauvaises herbes récalcitrantes, utilisez de l’eau très chaude : dès le lendemain elles sont flétries.
A utiliser idéalement sur les terrasses, allées. Dans les massifs, mettre vraiment juste quelques gouttes sur la plante concernée pour ne pas perturber l’équilibre de la terre aux alentours.
Attention > utiliser du vinaigre blanc, n’est pas une méthode avérée. Le vinaigre pénètre dans la plante, mais aussi dans le sol; or le vinaigre détruit les micro-organismes dont les plantes ont besoin pour se développer.
A utiliser sans exagération pour ne pas acidifier le sol pour éliminer la mousse et les mauvaises herbes.


L’Huile essentielle de basilic comme désherbant naturel
·      Huile essentielle de basilic et de citrus.
Certaines huiles essentielles ont des propriétés désherbantes en plus des propriétés bactéricides, insecticides et fongicides connus. Il y a lieu de choisir la bonne huile essentielle qui a l’action voulue. Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées comme désherbant total, d’autres comme anti germinatif. Ajouter du savon liquide bio pour faire une bonne solution avec l’eau. Dilution : 100 ml à 1 litre par hectare en bas volume donc pour 30 à 200 litres d’eau. C’est bio et écologique.


l’eau de cuisson de pommes de terre ou de riz
·      l’eau de cuisson de pommes de terre ou du riz additionnée d’un peu de savon liquide sert de désherbant : elle offre une bonne adhésion aux feuilles des mauvaises herbes….
Source et suite des astuces sur Encyclo-ecolo.com

vendredi 1 janvier 2016

Meilleurs Voeux qu'en 2015...




« Ce n’est que quand il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson que l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible » 

(Indien MOHAWK)


mercredi 30 décembre 2015

Après la Saint Nicolas, la Saint Sylvestre, au gui l'An neuf...



Après la Saint Nicolas, fête qui en France devrait avoir plus d'importance que celle de Noël, ceci écrit en passant...nous avons passées ces dites fêtes de Noël, et,  déjà la Saint Sylvestre nous amène à fêter la nouvelle année. 
Nous en profitons pour vous souhaiter à tous nos meilleurs voeux.
Mais au fait savez-vous quelles sont les origines de cette fête ?
Voulez-vous en savoir plus ?


mercredi 2 décembre 2015

État d’urgence : danger !


« Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et en général il perd les deux ». 
 Benjamin Franklin.

L’état d’urgence décrété le 14 novembre, prolongé pour 3 mois par le Parlement est inscrit dans une loi du 3 avril 1955, adoptée en pleine guerre d’Algérie, donc dans un contexte de répression coloniale exercée sur un peuple entier. La loi a ensuite été utilisée à l’échelle de la France entière en 1961. L’état d’urgence a été proclamé en Nouvelle Calédonie en 1984. Elle fut encore appliquée du 8 novembre 2005 au début de janvier 2006 dans les banlieues des grands centres urbains.
Cet état d’urgence confère des prérogatives d’exception au pouvoir exécutif et administratif. Certes le décret prévu par la loi de 1955 qui permettait la censure de la presse a été supprimé mais le danger persiste. La loi du 3 avril 1955 permet de décréter un couvre-feu, dans certaines zones délimitées et pour certaines plages horaires. Les pouvoirs publics l’avaient amplement utilisée en 2005.
Les deux principaux volets mis en œuvre actuellement concernent les perquisitions administratives et les interdictions de manifestations et rassemblements.
Les perquisitions de domicile peuvent être menées à toute heure du jour ou de la nuit, sans mandat judiciaire. Elles peuvent s’accompagner d’assignations à résidence. Les pouvoirs publics viennent de faire un ample usage de cette possibilité, surtout en direction – selon leurs intentions déclarées – de certains courants de ce qui est appelé désormais « l’islam radical ».
L’interdiction de rassemblements peut concerner des manifestations en plein air, mais également des réunions ou représentations dans des salles de spectacle. Le gouvernement peut dissoudre des associations jugées dangereuses pour l’ordre public.
Déjà les « bavures » et les dérives sont nombreuses.
À tel point que le mercredi 25 novembre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a cru devoir inviter les préfets à mener les perquisitions « dans le respect du droit », preuve qu’il n’a pas toujours été respecté.
Suivant le journal « Le Monde » (24 novembre), les cibles des perquisitions vont bien au-delà de la mouvance djihadiste. Dans certains cas, les observateurs et observatrices ont d’ailleurs bien du mal à saisir la raison de certaines perquisitions, leur lien avec une menace terroriste quelconque. C’était le cas de la perquisition musclée d’un restaurant halal à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).
Le 27 novembre, la Ligue des Droits de l’Homme a souligné qu’après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, le ministre de l’Intérieur a assigné à résidence un des responsables de la coalition climat 21, nouvel exemple que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques et que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.
Des avocats et avocates impliqués notamment dans la défense des personnes assignées à résidence rapportent le manque de motivation de ces mesures. Ainsi, en région toulousaine les autorités se sont contenté d’un « Vu l’état d’urgence… ».
Les manifestations des 28 et 29 novembre à Paris et en régions ont été interdites au motif qu’elles pourraient constituer des « cibles » et que les forces de l’ordre sont occupées à autre chose que leur protection. Mais en même temps, le gouvernement ne demande ni la fermeture des centres commerciaux, ni celle des complexes cinéma ou des musées, ni l’annulation des marchés de Noël et des manifestations sportives.
Le MRAP dénonce en particulier les 58 signalements effectués par la police au parquet – en vue de poursuites – suite à la manifestation pour les droits des migrants qui s’est tenue, malgré une interdiction, le dimanche 22 novembre. Certaines des 58 personnes ne se trouvaient même pas à Paris au moment de la manifestation. La police semble s’être servi de fichiers préalablement constitués et d’une vidéo journalistique. De même, l’arrestation , Place de la République à Paris, dimanche 29 novembre, de plus d’une centaine de personnes a touché des militants syndicaux, des militants associatifs, des militants écologiques qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.
Poursuivre des citoyen-ne-s qui manifestent leur solidarité avec des migrants et des réfugiés est un affront à l’esprit civique. Si ces poursuites devaient aboutir, cela laisserait augurer de sinistres perspectives, d’autant plus que certain-e-s n’hésitent pas à créer un amalgame insupportable entre migrants et terroristes.
Toutes ces dérives sont dramatiquement confirmées par la décision du gouvernement français de renoncer à ses obligations liées à la convention européenne des Droits de l’Homme.
Extrêmement préoccupé par les entorses aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, individuelles et collectives le MRAP appelle à la levée de l’état d’urgence et demande que soit garanti le droit de manifester et de s’exprimer publiquement. Il continuera à affirmer haut et fort sa solidarité avec les migrant-e-s et les réfugié-e-s, et toutes les victimes de discriminations.
Dès le 16 novembre, le président François Hollande a annoncé l’élaboration d’un projet qui devrait inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, sans limitation de durée. Jusqu’ici, l’état d’urgence était réglé par une loi ordinaire (celle de 1955) et non par la Constitution elle-même, cette dernière ne prévoyant que l’état de siège, situation encore plus grave.
Non content de vouloir s’affranchir de l’état de droit en demandant aux députés de ne pas saisir le Conseil Constitutionnel, le premier ministre M. Valls, considère que « Nous allons vivre longtemps avec cette menace terroriste » (16/11/15). On perçoit aisément le danger qui consiste à créer un dispositif d’exception… qui risque de devenir rapidement la norme, et dont on ne sortira plus.
L’état d’urgence, "gravé dans le marbre" de la Constitution pour une utilisation illimitée pourrait tomber dans des mains d’un gouvernement dont les objectifs liberticides seraient un danger gravissime pour les droits et libertés, un gouvernement qui n’aurait qu’à utiliser les lois et mécanismes mis en place par ce gouvernement pour imposer son idéologie, réprimer toute opposition démocratique. Le risque est réel de voir le Front National participer à un gouvernement avec une partie de la droite. Fin 2012, les journalistes Eric Mandonnet et Ludovic Vigogne ont rapporté qu’entre les deux tours de l’élection présidentielle des conseillers de N. Sarkozy lui avaient suggéré… de proposer le ministère de l’Intérieur à Marine Le Pen. Pour imposer son idéologie et combattre ses adversaires, pour réprimer toute opposition démocratique, le Front National n’aurait qu’à utiliser les lois et la constitution existantes.
Le MRAP appelle tous les citoyens à s’opposer aux dérives actuelles et à en soutenir les victimes, tous les parlementaires à s’opposer fermement à la « constitutionnalisation » de l’état d’urgence.
Le MRAP appelle toutes les organisations démocratiques à s’unir pour exiger le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales individuelles et collectives.

samedi 28 novembre 2015

Manifester pour le climat le 29 novembre malgré l’état d’urgence c'est possible


La COP21 s’ouvre demain à Paris. Les principales manifestations pour le climat ont été interdites à Paris mais aussi dans d’autres villes de France. Certaines organisations appellent à se mobiliser de manière virtuelle, d’autres contournent l’interdiction par la formation d’une chaîne humaine ou appellent à braver l’état d’urgence ce 29 novembre. Une déclaration signée par une large coalition de mouvements internationaux demandent également à François Hollande de lever les interdictions de manifester durant la conférence internationale : « Il est impossible pour les politiques d’effectuer les changements nécessaires sans des mobilisations et mouvements massifs, créateurs d’espaces politiques et de volonté. »
Suite aux attentats du 13 novembre, les autorités ont déclaré l’état d’urgence et interdit la marche pour le climat initialement prévue le 29 novembre à Paris, réduisant au silence citoyens et société civile souhaitant exprimer leur point de vue face à celui des gouvernements et des lobbys économiques. Ailleurs en France, plusieurs autres manifestations sur le climat ont également été interdites, notamment à Lyon, Briançon et Aix-en-Provence. Paradoxalement, les marchés de Noël et les rencontres sportives sont maintenus. Plusieurs personnes ont déposé un recours contre l’interdiction de manifester, dont l’une vient d’être assignée à résidence. « Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante », réagit la Ligue des Droits de l’Homme dans un communiqué.
Des intellectuels ont décidé de lancer un appel à braver l’état d’urgence en se retrouvant dimanche à 14h, place de la République. « S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police, écrivent-ils. La mobilisation à l’occasion de la COP21 est un enjeu primordial et nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester. » Le Collectif des désobéissants appelle à venir dès midi sur la place de la République, « dans le calme, sans haine et sans violence, conscient des risques certes, mais présent parce que le risque est plus grand de ne pas nous manifester : combien de sécheresses, d’inondations, de famines, de guerres, combien de millions de victimes pouvons-nous éviter si nous affirmons la voix des citoyens du monde entier ? »
Plusieurs autres initiatives, réelles (dans la rue ou un lieu) ou virtuelles (sur les réseaux sociaux) sont également proposées par des organisations membres de la Coalition climat 21 :
Une chaîne humaine pour un climat de paix : à l’initiative d’Alternatiba et d’Attac, une chaîne humaine sera formée de 12h à 13h sur les trottoirs entre place de la République et Nation, sur le boulevard Voltaire. « À tous ceux qui veulent nous empêcher de nous exprimer, nous répondons : unis et solidaires nous voulons vivre ensemble sur une Terre juste et vivable », lancent les organisateurs. Toutes les modalités sont à retrouver ici.

À l’initiative de France nature environnement (FNE), de la Fondation Nicolas Hulot, WWF et Greenpeace, un outil virtuel a été mis en ligne « pour permettre à tous ceux qui ne peuvent pas marcher ce jour-là, de Beyrouth à Bamako en passant par Paris, de se faire représenter par tous ceux qui marcheront en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe. Ces derniers représenteront les marcheurs « empêchés » en arborant leurs photos et prénoms dans les défilés ».
Nos chaussures marcheront pour nous : à l’initiative d’Avaaz, la place de la République sera recouverte de chaussures qui « symboliseront les pas des personnes qui devaient participer à la marche pour le climat à Paris ». Ces chaussures sont collectées chaque jour à différents points dans Paris.
Action #EyesonParis #ClimateChange : à partir du 29 novembre, Oxfam proposera aux citoyens de poster sur les réseaux sociaux des photos de leur regard accompagné de messages pour défendre la justice climatique. L’objectif ? Montrer aux décideurs que les citoyens ne les quitteront pas des yeux et seront attentifs à leurs engagements pour le climat. Les photos circuleront sur Twitter, Facebook ou Instagram avec les hashtags #EyesOnParis #ClimateChange

Une grande clameur pour la rue ! : la « Grande Clameur pour le climat » propose d’exprimer de manière sonore l’engagement des citoyens dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Nous pouvons faire entendre notre voix en faisant du son, et même de la musique ! »

Un symbole commun pour le climat : en terrasses de café, dans les boulangeries, les coins de rue, les balcons et les fenêtres, et même sur les vêtements, un symbole commun sera proposé par les artistes qui soutiennent la Coalition climat 21. Il sera mis en ligne dans les jours qui viennent et distribué le 29 novembre.

Ensemble pour le climat : affichons-nous ! : A l’initiative d’Agir pour l’Environnement, des affichettes sont proposées pour que chaque citoyen puisse les disposer là où bon lui semble : moyen de locomotion, lieu de travail ou à la maison, ou encore sur un panneau d’affichage associatif. Par ces affiches, les citoyens sont invités à porter un message pour le climat, la fraternité et la paix à l’ouverture de la COP21.

À noter qu’une coalition internationale d’ONG, des groupes de la société civile et des figures comme Naomi Klein et Susan George appellent François Hollande à lever les interdiction de manifester durant la COP21 à Paris. « Il est impossible pour les politiques d’effectuer les changements nécessaires sans des mobilisations et mouvements massifs, créateurs d’espaces politiques et de volonté. »

mercredi 25 novembre 2015

Le gouvernement doit respecter le droit de manifester

La LDH apprend avec consternation que le Ministère de l’Intérieur a transmis au procureur de la République les photos de plusieurs personnes qui auraient manifesté, dimanche 22 novembre 2015, en faveur des réfugiés.

Le gouvernement a décidé de mettre à profit l’état d’urgence pour interdire toute manifestation publique. 
Après avoir interdit la marche qui devait accompagner la COP21, le gouvernement s’engage dans une voie répressive et de la manière la plus inutile qui soit.

Empêcher toute expression sur la voie publique ou autoriser seulement ce qui agrée au gouvernement, c’est porter une atteinte directe à la liberté d’expression que rien ne justifie.

La LDH appelle le gouvernement à respecter le droit de manifester.


(Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme en date du 25 novembre 2015)