mercredi 2 octobre 2019

Linky : Enedis condamnée à installer des filtres pour éviter tout danger


Les anti-Linky ont de quoi se réjouir. Une décision de justice oblige Enedis à placer des filtres contre les nouveaux courants porteurs en ligne (CPL), chez 13 personnes victimes d'électrohypersensibilité. La condamnation a été rendue par la Cour d'appel de Toulouse, ce mercredi 2 octobre 2019.
Le compteur électrique intelligent ne cesse de créer des polémiques. Nombreux sont ceux à se mobiliser pour y échapper. Treize Haut-Garonnais s’opposant à Linky viennent de remporter une nouvelle victoire. Ce mercredi 2 octobre 2019, la Cour d’appel de Toulouse, par deux ordonnances en référé a condamné Enedis à poser au domicile de ces treize personnes des filtres contre les nouveaux courants porteurs en ligne (CPL), rapporte le quotidien régional La Dépêche.
 "C’est une avancée contre la société Enedis"
Déjà, en mars dernier, les plaignants avaient obtenu de la juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse, de ne pas être équipés contre leur gré du compteur Linky. Le tribunal était en effet convaincu que ces personnes étaient électro-hypersensibles. Leur pathologie était d’ailleurs validée par un certificat médical.
Le 30 juillet dernier, le tribunal de grande instance de Tours avait lui aussi demandé, pour des raisons médicales, le retrait de 13 compteurs installés chez des particuliers.  Parmi les plaignants, un enfant de sept ans habitant à Tours souffrait d’un “état de fatigue chronique” et de “difficultés de sommeil”, d’après un certificat médical. Des symptômes jugés “en rapport avec le compteur Linky”, selon le tribunal.
Pour l’avocat toulousain, Me Christophe Léguevaques, cette nouvelle condamnation "est une avancée contre la société Enedis qui prétendait – exclusivement à Toulouse – qu’il lui serait impossible d’exécuter une ordonnance qui l’avait condamnée à "délivrer une électricité exempte de tout courant porteur en ligne de type Linky, notamment dans les fréquences comprises entre 35 kHz et 95 kHz".
L’avocat toulousain qui défend les intérêts de 5.500 personnes dans toute la France dans le cadre d’actions collectives ajoute : "Faute pour la SA Enedis de poser les filtres sous un mois, la Cour d’appel a précisé qu’elle prononcerait la radiation de l’appel que la société Enedis avait interjeté contre sa condamnation du 12 mars 2019".
Article de Nantcy Leone


C'est une société de M.... qui se réalise insidieusement et nous en voulons pas !
L'Union Ecologiste (qui aura 37 ans d'existence officielle le 4 août) s'oppose fermement à l'installation des compteurs utilisant des rayonnements électromagnétiques (CPL) il convient de se préparer à demander des dommages et intérêts aux sociétés qui diffusent de tels appareils émetteurs de rayonnements (non ionisants), dont l"émission se réalise dans tout le circuit domestique !
Ces derniers ne se trouvent pas seulement pour l'électricité mais encore pour l'eau, le gaz, les appareils de chauffage des habitations collectives...
Pour l'eau déjà des personnes ont coupé le circuit d'eau pour alimenter des réservoirs qui sont indépendants du circuit utilisé pour les besoins de chaque jour. Un surpresseur prend ensuite le relais ainsi il y a aucun contrôle possible ni induction de courant porteur éventuel. Pour le gaz la coupure est sans appel (d'autant que les augmentations de gaz - depuis la mise en concurrence -  ne favorisent plus cette source d'énergie) et l'utilisation d'un circuit au gaz propane fait l'affaire après les modifications à apporter par exemple pour une chaudière à gaz.
Pour l'électricité il est possible de réaliser un circuit indépendant avec un réseau alternatif (groupe électrogène éventuellement de 2.500 Watts) et un circuit en continu (pour les appareils utilisant du continu par les transformateurs habituellement).
Ne pas oublier qu'il existe des réfrigérateurs qui fonctionnent au gaz etc etc
Toutes les idées sont bonnes à prendre pour mettre un terme à cette société de consommation et de contrôle de notre vie privée par tous les moyens possibles.

dimanche 15 septembre 2019

Nobel de la Paix: la candidature du chef Raoni proposée

© BELGA

Une fondation brésilienne a proposé la candidature au Prix Nobel de la paix du chef indien Raoni, figure emblématique de la lutte contre la déforestation en Amazonie.

"L'initiative reconnaît les mérites de Raoni Metuktire en tant que leader de renommée mondial, qui, à l'aube de ses 90 ans, a dédié sa vie au combat pour les droits des indigènes et la préservation de l'Amazonie", a expliqué la fondation Darcy Ribeiro dans un communiqué. Cette fondation, qui porte le nom du célèbre anthropologue Darcy Ribeiro, ancien ministre et écrivain de renom, a lancé par ailleurs une campagne sur les réseaux sociaux avec le hashtag #raoninobeldapaz2020.
Les messages sont illustrés d'une photo du chef indien de 89 ans arborant une grande coiffe de plumes jaunes et son fameux plateau labial. Il est devenu une célébrité mondiale à partir des années 80, s'affichant notamment aux côtés du chanteur Sting. Le règlement du Prix Nobel de la Paix stipule que la nomination peut être faite par des membres d'Assemblées nationales, mais aussi certains professeurs d'université. La Fondation Darcy Ribeiro a par ailleurs sollicité le soutien du président français Emmanuel Macron, qui a rencontré fin août le chef Raoni en marge du somment du G7 à Biarritz (sud-ouest de la France).


vendredi 13 septembre 2019

Risque nucléaire : la distribution d'iode élargie autour des centrales


Deux millions de Français sont concernés par cette extension du périmètre de distribution de l’oligo-élément, destiné à protéger la thyroïde en cas de fuite radioactive.
Deux millions de personnes vivant dans un rayon de 20 kilomètres autour des 19 centrales nucléaires françaises vont recevoir sous peu une lettre les invitant à retirer des comprimés d’iode, qu’ils seraient amenés à prendre en cas d’accident nucléaire. La distribution gigantesque qui s’annonce (600.000 foyers, 1.800 écoles, un millier de mairies) est une conséquence de l’extension du périmètre des plans particuliers d’intervention, les «PPI», qui organisent la réponse d’extrême urgence après une fuite radioactive. Cette extension de 10 à 20 km du périmètre des PPI avait été décidée en 2016, à la suite d’une réflexion engagée après l’accident de Fukushima, au Japon, en 2011. Au-delà des 20 km, les plans Orsec s’appliqueront. De l’iode stable, stocké dans chaque département, pourra être distribué aux populations plus éloignées.
Fabriqué par la pharmacie centrale des armées, l’iode stable sera délivré aux riverains munis d’un bon de retrait dans les officines participant à la campagne. Le rôle de cet oligo-élément est de protéger la thyroïde contre l’assimilation d’iode 131, un isotope radioactif qui peut être à l’origine de cancers. «Telle une éponge gorgée d’eau, la thyroïde va se saturer en iode stable fermant les portes d’entrée de l’organe à l’iode radioactif», indique Alain Rannou, directeur adjoint de la santé à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Pour être efficace, le comprimé doit être ingéré dans les deux heures précédant le passage des particules et gaz radioactifs. «On estime que l’iode stable, ou iodure de potassium, perd de son efficacité au-delà de dix heures environ après l’exposition à l’iode 131», ajoute l’expert. En cas de risque d’inhalation ou d’ingestion, les enfants et les femmes enceintes, plus vulnérables, seront à protéger en priorité. Les comprimés de 65 g d’iodure de potassium doivent être conservés au sec dans un endroit accessible et facilement mémorisable.
«En cas d’accident, l’iode doit être pris lorsque le préfet en donne la consigne et uniquement à ce moment-là», précise un porte-parole de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). La remarque est destinée à prévenir des ingestions précipitées ou inappropriées, dans un moment de panique. Selon Alain Rannou, «la décision des pouvoirs publics s’appuiera le jour J sur les modélisations de l’IRSN, tenant compte des conditions météorologiques et de la direction du vent».
Très volatil, l’iode 131 est l’un des premiers éléments radioactifs émis en cas d’accident nucléaire. C’est aussi l’un des plus abondants. L’utilité d’une distribution massive d’iodure de potassium a été montrée en Pologne, où 10,5 millions d’enfants et 7 millions d’adultes ont reçu l’antidote après l’accident de Tchernobyl en 1986, selon l’ASN. Aucune augmentation de l’incidence des cancers de la thyroïde n’a été mise en évidence dans ce pays, malgré une exposition à de fortes doses de radioactivité. «Cela dit, l’iode stable n’est efficace que sur un organe pour contrer les effets d’un radioélément, souligne le porte-parole de l’ASN. Ce n’est qu’une composante de la protection en cas de rejets radioactifs.»
Lors d’un accident nucléaire, d’autres éléments radioactifs sont relâchés dans l’atmosphère, comme le césium 137 qui se dépose sur le sol et peut contaminer durablement les végétaux et la chaîne alimentaire. C’est la raison pour laquelle la lettre envoyée aux riverains des centrales françaises rappelle les autres gestes de prévention, le plus important étant de se mettre à l’abri et de se confiner. Les PPI prévoient aussi l’exclusion de consommation de certains aliments, voire une évacuation de la population. Si l’iode 131 peut rester présent dans l’environnement pendant deux mois environ, la persistance du césium dépasse 200 ans.
En Gironde, le docteur Céline Berthié, médecin généraliste dans le périmètre de la centrale du Blayais, regrette ainsi de ne pas avoir été mieux associée en amont au dispositif. Prise au dépourvu, elle a été mise en difficulté pour répondre à un patient, inquiet, et informé avant elle de cette extension du périmètre de distribution d’iode.

Article de Delphine Chavet




samedi 31 août 2019

L'Amazonie n'est pas menacée que par ses incendies !


Certes l'Amazonie est loin de Coulommiers, on pourrait être indifférent, mais l'Amazonie en demeure pas moins un élément vital de notre planète, nous sommes donc tous concernés, de près comme de loin... et responsables tout autant dans un certain sens.

Les feux de forêts ont attiré l'attention internationale sur la vulnérabilité de l'Amazonie, mais la plus grande forêt tropicale du monde fait face à d'autres périls : agriculture et élevage intensifs, extraction minière et pétrolière, occupation illégale...

Agriculture et élevage
Le déboisement pour l'agriculture et l'élevage est une des plus lourdes menaces pesant sur la forêt amazonienne qui s'étend sur 5,5 millions de km2 répartis sur neuf pays (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyane française, Guyana, Pérou, Suriname, Venezuela).
"La principale cause de la déforestation est l'avancée de la frontière agricole", souligne José Luis Capella, directeur d'un programme de protection des forêts au Pérou, dont la moitié du territoire est couverte par la jungle amazonienne.
En Equateur, par exemple, la surface agricole a augmenté de 23% entre 2000 et 2017 en Amazonie. C'est un des principaux facteurs de recul de la forêt, explique Carmen Josse, de la fondation Ecociencia.
Au Brésil, au Pérou, en Equateur et en Bolivie, les paysans allument des feux à la saison sèche pour défricher les zones déboisées, souvent à l'origine d'incendies incontrôlés.
Le gouvernement bolivien a ainsi autorisé cette année les agriculteurs à pratiquer le brûlis sur 20 hectares, contre 5 auparavant, au grand dam des écologistes.
Les cultures illégales grignotent aussi la forêt, comme la coca en Colombie, qui compte 169.000 hectares de cette culture, selon l'ONU.
Extraction minière
Dans la majorité des pays amazoniens, l'extraction minière illégale cause d'importants dégâts. L'utilisation de substances chimiques, telles que le mercure, surtout pour l'extraction d'or, est particulièrement néfaste, contaminant sols et cours d'eau.
Dans une tribune récente, le grand conseil coutumier des peuples amérindiens de la Guyane française a ainsi estimé que "le feu n'est pas le seul danger qui menace ou détruit l'Amazonie. L'extractivisme a sa grande part de responsabilité".
Dans ce territoire français, depuis 2003, 29.000 hectares ont été détruits à cause de l'orpaillage, légal ou illégal, selon l'Office national des forêts.
Au Venezuela, où la forêt couvre 50% du territoire, le gouvernement a lancé en 2016 un vaste projet d'extraction de bauxite, coltan, diamants et or dans une zone de plus de 110.000 km2. En Equateur, les concessions pétrolières ont également un impact.

"L'extraction minière est bien plus grave que les incendies", estime Cecilia Gomez Miliani, directrice de l'ONG vénézuélienne Vitalis : "toute la végétation est coupée, éliminée, cela pose des problèmes d'érosion des sols, de contamination au mercure et de déplacements de populations".
Pour Carmen Josse, le plus préoccupant est que l'extraction minière provoque une "déforestation permanente" avec la destruction de couches au niveau du sol qui empêche toute régénération végétative.
Au Pérou, le gouvernement a décidé en février d'envoyer l'armée dans la forêt amazonienne pour tenter de mettre fin aux extractions illégales dans des zones où la quasi-absence d'Etat favorise la multiplication des activités illicites.
En Colombie, où plus de 138.000 hectares de forêt amazonienne ont disparu en 2018 (soit 70% de la déforestation totale du pays), l'armée et la police sont aussi mobilisées.

Occupation illégale et trafic de bois
L'occupation illégale de terres, également favorisée par la faible présence de l'Etat, est un autre danger. A côté des paysans qui s'installent sur des terres dans l'espoir de légaliser ensuite leur propriété, sévit la spéculation.
"On a tendance à confondre l'occupation de terres avec (la déforestation pour) l'élevage", souligne Carolina Urrutia, du programme colombien Parques Como Vamos.
"Mais il y a un phénomène plus complexe derrière ce processus", à savoir l'avidité de politiciens et d'hommes d'affaires pour "posséder autant de terres que possible" en vue de les revendre en spéculant, explique-t-elle.
"L'absence de contrôle institutionnel sur le marché informel des terres et l'appropriation de terrains vagues publics permettent ce phénomène", abonde son compatriote Rodrigo Botero, de la Fondation pour la conservation et le développement durable.
Sous pression des écologistes, le gouvernement de Bolivie, où 1,2 million d'hectares sont partis en fumée depuis mai, a annoncé une "pause écologique" pendant laquelle la revente des terres ravagées par les feux est interdite.
La richesse de l'Amazonie en ressources naturelles attise aussi les convoitises des forestiers illégaux qui coupent cèdres et acajous, désormais en danger d'extinction.

 (Source : Le Vif.)



lundi 26 août 2019

Classement de Shanghaï : l'université de Montpellier décroche la première place en écologie


Selon l'édition 2019 du très regardé classement de Shanghaï, les meilleures universités du monde se trouvent aux États-Unis. Pourtant une discipline semble être reconnue dans l'Hexagone et notamment dans l'Hérault : l'écologie.

C'est un moment très attendu chaque année par les universitaires : la publication annuelle du classement de Shangaï. Ce palmarès thématique passe à la loupe plus de 4.000 établissements d’enseignement supérieur du monde entier selon 52 disciplines académiques. Et cette année, bonne nouvelle : le prestigieux classement considère l’université de Montpellier comme la meilleure en formation à l'écologie. C'est la deuxième année consécutive que l'établissement héraultais se hisse sur la première marche du podium. 

Le projet Muse, un atout majeur
Le barème d’évaluation se base sur différents critères : la qualité de l’enseignement, le nombre de publications et de prix, ou encore la performance académique au regard de la taille de l’institution. L’université de Montpellier a notamment pu valoriser la mise en place du projet Muse (Montpellier Université d’Excellence), un vaste programme scientifique dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement et de la santé. Il rassemble plus de 700 enseignants-chercheurs.

Montpellier est donc le seul établissement français figurant en première position mondiale dans les sciences du vivant et de l’environnement et ce, devant la célèbre université d’Oxford. Néanmoins, les laboratoires de mathématiques français se démarquent. Parmi le top 100 des universités de ce domaine, on retrouve 14 établissements français, avec notamment Sorbonne Université (2ème) et Paris Sud (5ème).

Montpellier intègre le top 200 mondial
Au niveau mondial, l’université de Montpellier est entre la 151ème et la 200ème place, d’après le classement de Shanghaï. 
Comme en 2018, les établissements français sont très peu représentés dans le top 100 général. Les États-Unis écrasent largement la concurrence en positionnant huit universités dans les dix premières. Seuls deux établissements français parviennent à se hisser dans les 50 premières places. Il s’agit, là-encore, de l’université Paris-Sud (37ème) et La Sorbonne (44ème).


Par Mary Sohier


mercredi 31 juillet 2019

Coqs, cigales, grenouilles... : la guerre du bruit s’amplifie dans les campagnes


Des « bruits ruraux » sont à l’origine de nombreuses complaintes de la part de riverains. Un député veut défendre ces « sons et odeurs de la campagne » par la loi.

C’est un nouveau cri venu des campagnes : sauvons les chants de nos animaux et nos bruits traditionnels ! 

Coqs, cigales, abeilles… 

Depuis plusieurs semaines, les incidents entre riverains et mettant en cause des bêtes et autres insectes se multiplient. Sans parler des cloches qui sonnent trop fort et trop tôt au goût de certains, ou des moissonneuses-batteuses et autres travaux agricoles, comme les vendanges, certaines nuits.
Certains de ces accrochages peuvent parfois se finir devant les tribunaux, comme pour l’histoire de « Momo », le coq qui sème la zizanie sur l’île d’Oléron. Ou pour ce couple de grenouilles du Pas-de-Calais, adopté par un couple de riverains mais dont les coassements irritent le voisinage.
Tous ces cas sont bien sûr de nature différente. Mais ils se sont tellement multipliés ces dernières semaines qu’un député Les Républicains, Pierre Morel-À-L’Huissier, compte déposer une proposition de loi à la rentrée. Son but : dresser dans chaque département un patrimoine des « sons et odeurs de la campagne » qu’un juge pourra mettre en avant pour donner raison à une propriétaire de coq ou à un agriculteur. Le maire du petit village de Gajac, Bruno Dionis du Séjour, a lui demandé une inscription au patrimoine culturel immatériel de la France à l’Unesco !

Les « néoruraux » pointés du doigt

Selon Pierre Morel-À-L’Huissier, les coupables de ces complaintes sont tout trouvés : « des vacanciers ou des 'néoruraux' [des citadins qui partent s’installer en zoze rurale, NDLR], qui ne supportent pas ce genre de nuisances ». « Beaucoup de gens viennent chercher le calme et la nature à la campagne. Mais certains sont incapables de vivre en milieu rural car il y a des codes. On n’arrive pas à la campagne comme ça, en territoire possédé », estime Pierre Morel à L’Huissier. « Il est clair qu’aujourd’hui le territoire rural n’appartient plus aux paysans. Les autres qui sont arrivés ont le sentiment que les paysans ne les comprendront jamais, et les deux groupes se sentent rejetés. Il y a une culture de la cohabitation et de négociation à avoir. On est en train d’apprendre à vivre ensemble à la campagne », commente le sociologue Jean Viard, directeur de recherches au CNRS.
En Dordogne, une entreprise de désinfection a récemment reçu une demande pour le moins désarçonnante : éradiquer des cigales trop bruyantes selon un habitant. « La première souffrance des gens au quotidien en zone urbaine, c’est le bruit. Alors quand ces urbains quittent la ville, c’est souvent pour avoir du silence », estime Jean Viard. Mais en même temps, « si ces gens ne veulent pas les bruits de la campagne, ils n’ont qu’à pas venir y vivre. Il y a des crétins partout ! » poursuit le sociologue. D’autres ont préféré jouer la carte de la légèreté. Le maire d’Inchy-en-Artois a affiché à l’entrée de sa commune une pancarte mettant en garde : « Attention, village français, vous pénétrez à vos risques et périls. »

Le cas des déjections d’abeilles

D’autant plus qu’il faut ajouter aux sons naturels de la campagne ceux des cloches ou des machines agricoles. « On a même eu des personnes qui se plaignaient de bruits la nuit en période estivale pour la récolte de certains fourrages ou céréales ! », s’est agacé auprès de France Bleu Christophe Georges, le maire de Pignols, dans le Puy-de-Dôme.
La goutte d’eau pour l’élu, agriculteur de profession, a été les plaintes concernant des déjections d’abeilles. Des riverains lui ont exprimé leur colère après que leur mobilier de jardin a été recouvert de petites taches. « On a sollicité la mairie pour chercher des solutions, en l’occurrence un emplacement supplémentaire pour répartir différemment les ruches », confie le couple d’apiculteurs mis en cause. Une tentative de négociation à l’amiable est d’ailleurs le plus souvent privilégiée. La loi, en outre, ne pourra pas tout régler : le cas des déjections d’abeilles n’entre pas dans le champ de compétence de la proposition du député Pierre Morel-À-L’Huissiere, cette dernière s’arrêtant aux « sons et aux odeurs ».

Source : msn.com

"Coulommiers Ecologie" conseille aux propriétaires d'animaux ayant des problèmes avec  certains voisins qui s'imaginent que la campagne doit être probablement sans fond sonore, d'écrire au député (1) afin de l'informer des problèmes qu'ils ont. Ces gens là, qui  supportent rien, (je me demande si ils arrivent à se supporter ?...) devraient retourner dans leurs villes ils y seront bien mieux avec les bruits des voitures (dont les camions) notamment et une pollution insidieuse et néfaste pour leur santé.
Tous ces individus ne méritent pas d'être à la campagne, ils contribuent à dénaturer les espaces ruraux à partir du moment où ils n'admettent pas tout ce qui fait le charme de ces milieux riches en faune et en flore, à quand l'abattage systématique des oiseaux ?...(les pigeons (2) sont dans certaines villes les victimes de la bêtise humaine, et c'est pas rien, ne l'oublions pas). 





Nous avions publié un texte concernant des voisins à Coulommiers qui se plaignaient de coqs "chanteurs" (3), par contre eux ne se gênaient pas pour laisser aboyer leur chien quand une personne passait devant chez eux. 
De pauvres gens, que tous ces gens.


1) Pour joindre Pierre Morel-À-L'Huissier

2) Dans certaines zones où les pigeons bisets ont été exterminés, ils sont très vite remplacés par les pigeons ramiers qui ont de moins en moins d'espaces boisés et cherchent  des endroits pour y faire leurs nids. La nature a horreur du vide et aussi de la bêtise humaine ne l'oublions pas ...

3) http://coulommiersecologie.blogspot.com/2014/07/vers-la-fin-dun-monopole-relatif.html#comment-form
Et les "chats errants"...?... certains préfèrent la compagnie des rats probablement...
http://coulommiersecologie.blogspot.com/2012/10/a-coulommiers-les-chats-ont-la-vie-dure.html

lundi 1 juillet 2019

En Islande on transforme le CO2 en roche


Coulommiers écologie souhaite que cette information soit diffusée au plus grand nombre, il y a toujours une solution à un problème, la preuve :

En Islande, à une trentaine de kilomètres de Reykjavik, une centrale géothermique récupère son dioxyde de carbone (CO2) pour le fixer dans la roche, reproduisant en quelques mois un processus naturel qui peut prendre plusieurs milliers d’années : la minéralisation du dioxyde de carbone.