mercredi 7 novembre 2018

Quand les pro-pesticides se mêlent aux Coquelicots

...Coulommiers, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Paris, en plein milieu des plaines céréalières de la Brie. En plein dans la commune de Franck Riester, nouveau ministre de la culture. Il est 18h30, ce vendredi 5 novembre et « les Coquelicots » se rassemblent. Pas devant leur mairie, non. A côté, sur le parking de l’annexe de la mairie, sans lumière, ni charme. Les autorités les ont relégués là. Sans explication.
Et là, ô stupeur, devant la mairie déboulent des agriculteurs, affiliés à la Fdsea 77. Escortés par 2 adjoints au maire. D’un chargé de com’. D’un micro pour bien se faire entendre. Et sans autorisation aucune. Bonjour la culture de la démocratie!
«Dans la soirée les contres manifestants ont fait un discours que nous avons senti virulent sur le mouvement (…) Nous avons dû apaiser les tensions et atténuer leur arrivée impressionnante en nombre. Puis, des débats et des échanges ont pu se faire sur les pratiques, les méthodes, les difficultés des productions agricoles et la volonté, la nécessité de ne pas subir les pesticides, leurs dangerosités, les impacts sur l’environnement», raconte l’association Aideale sur son blog.

 ... Glomel (Côtes d’Armor), même scénario… 50 personnes rassemblées pour les Coquelicots, auxquelles une dizaine d’agricultures productivistes font une visite pour «demander des comptes». «Agressifs au départ, ils se sont calmés car on avait 4 paysans bio avec nous. Leurs arguments pro pesticides tombaient à plat», raconte l’organisateur.
Que conclure de ces 2 incidents? Qu’il y en aura d’autres, et encore d’autres. Et que plus nous avancerons, plus il risque d’y en avoir. Car enfin, ces gens se sentent attaqués, et ils se défendent. A notre avis, ils ne s’attaquent pas aux responsables de leurs maux, leurs exploitations surendettées, leur course folle aux subventions, leur image déplorable dans la société… 
C’est à la Fnsea, le syndicat qui ruine et empoisonne ses adhérents dans le même mouvement, qu’il leur faudrait demander des comptes.
Toute algarade et toute atteinte au droit élémentaire de manifester devant sa mairie entraîneront le soutien immédiat du mouvement des Coquelicots.  
Nous serons toujours là.
Quant à nous tous, restons calmes. Les ‘Joyeux Coquelicots’ du collectif du Kreiz Breizh proposent, en cas de perturbation pro pesticides, de ne surtout pas argumenter, de faire une ronde et de chanter… «Jusqu’à ce que nous soyons tous joyeux»… 
Beau programme, n’est-ce pas? 
Alors dansons!

samedi 8 septembre 2018

Mais où sont donc passés les pigeons bisets de Coulommiers ?



Ils sont heureux ces pigeons...dommage que ce ne soit pas à Coulommiers, où il faut chercher longtemps pour trouver un couple de pigeons.
Mis à part des pigeons ramiers, que l'on peut apercevoir, mis à part ces pigeons des bois qui voient leurs espaces se réduire insidieusement et cherchent d'autres territoires, oui mis à part ces pigeons là, que c'est triste Coulommiers.
Que c'est triste Coulommiers, ville qui ne mérite même plus son nom.
Après les campagnes visant à réduire le nombre de "chats errants" (ils préfèrent vivre avec les rats ces gens là !). Nous avons vu des opérations visant à détruire les pigeons de cette ville.
La "venise briarde" est très éloignée de l'esprit de Venise, cette ville où les pigeons vivent en toute sérénité.
Le centenaire de l'armistice de la guerre de 14-18 approche, les pigeons voyageurs ont eu un rôle très important dans cette guerre, quelle ignorance quelle bêtise ont certains.
Allez faire un tour sur ce site, et vous changerez peut être d'avis concernant les pigeons.

samedi 1 septembre 2018

Stéphane Bern menace de quitter sa mission sur le patrimoine : "Je tire un signal d’alarme"


Stéphane Bern est en charge de la mission pour la sauvegarde du patrimoine. - AFP Newsletter Politique Le Monsieur Patrimoine du gouvernement, chargé d’identifier les sites en péril, assure qu’il quittera son poste s’il n’est qu’un "cache-misère". 

 Stéphane Bern redoute que sa mission ne soit qu’un "effet d’annonce" et s’interroge sur son avenir sur BFMTV. 

Après Nicolas Hulot, Stéphane Bern ? 

Les membres issus de la société civile appelés par Emmanuel Macron en début de quinquennat vont-il quitter tour à tour le navire présidentiel ? C’est en tout cas la menace adressée à l’exécutif du Monsieur Patrimoine du gouvernement. Dans une interview accordée au groupe de presse régionale EBRA, Stéphane Bern menace d’abandonner la mission qui lui a été confiée par le président de la République en septembre 2017.
"Je suis arrivé la fleur au fusil et maintenant je vois toutes les attaques contre le patrimoine, y compris au sein du gouvernement. […] Si tout cela n’est qu’un effet d’annonce, je partirai. Je ne veux pas être un cache-misère", lance l’animateur dans la presse régionale de l’Est de la France.
"Je me demande si on ne s’est pas moqué de moi" Il y a presque un an, le 16 septembre 2017, Stéphane Bern était officiellement nommé à la tête de la mission pour la sauvegarde du patrimoine. Après plusieurs mois de travail, 260 monuments ont été identifiés comme en péril. 
C’est alors qu’en mai dernier un Loto du patrimoine a été annoncé. Dès le 3 septembre, des billets "Mission patrimoine" seront ainsi en vente chez les buralistes. 
Une bonne initiative qu’il espère fructueuse avec une large participation des Français, mais insuffisante selon lui. Il réclame au gouvernement de "débloquer de l’argent public pour la ruralité".
"Je tire un signal d’alerte, je tire un signal d’alarme. C’est très grave ce qui est en train de se passer (...) J’ai le sentiment que le patrimoine est menacé et qu’on ne fait rien pour m’aider à le sauver ", précise-t-il sur BFMTV vendredi dernier.

Dans le viseur de Stéphane Bern, le manque de moyens alloués par le gouvernement à la sauvegarde du patrimoine ou plus particulièrement les choix budgétaires opérés à la tête de l’Etat. Pour celui qui se pose "aux côtés des territoires", l’urgence vient des petites communes qui vivent de "ce tourisme patrimonial".
"On va trouver sans doute plus de 450 millions d’euros pour restaurer le Grand Palais à Paris et que moi on me demande de trouver 15 – 20 millions pour sauver toutes les églises des petits villages (…) je me demande si on ne s’est pas moqué de moi", martèle l’animateur de télévision et de radio.
"Je rame pour trouver de l’argent", regrette-t-il, amer.

Jacques Mézard dans le collimateur 

Plus largement, il estime que la politique menée par le gouvernement va à l’encontre de la sauvegarde du patrimoine français. Et n’hésite pas à régler ses comptes avec certains ministres, à l’image de celui de la Cohésion des territoires et sa loi ELAN (1).
"Pardon de le dire aussi crûment, mais Jacques Mézard fait voter une loi qui permettra maintenant de détruire des quartiers entiers et protégés sous prétexte qu’ils sont vétustes et dégradés, attaque Stéphane Bern. Avec cette loi nous n’aurions pas pu conserver le quartier du Marais à Paris, par exemple".

Stéphane Bern se donne désormais jusqu’à la fin de l’année pour prendre une décision sur sa poursuite ou non au sein de la mission. 
Il assure pour autant ne pas vouloir porter atteinte au quinquennat d’Emmanuel Macron, ébranlé en cette rentrée par le départ de Nicolas Hulot et sa sortie sur les "Gaulois". 
"Je ne suis pas un homme politique, je n’ai rien à faire dans la sphère politique, lance-t-il. Je suis animateur de radio et de télévision, j’écris et je défends le patrimoine. Je le fais depuis que j’ai 15 ans, c’est-à-dire quand le président Macron n’était pas encore né."
Et de conclure : "Je n’ai attendu personne pour m’occuper du patrimoine."

(source BFMTV)


1) Une loi qui va aussi à l'encontre des droits pour les plus démunis !

mercredi 17 janvier 2018

Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du gouvernement


Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février.
Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi déterminé que divers.
Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd’hui toutes celles et ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50 dernières années.
En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme dès aujourd’hui :
puce-8130d.gif La nécessité pour les paysan(ne)s et habitant(e)s exproprié(e)s de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
puce-8130d.gif Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
puce-8130d.gif Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.
Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres. 
Dans le futur, ce territoire doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.
En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. 
Présence et/ou intervention policière(s) ne ferai(en)t donc qu’envenimer la situation.
Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés.
Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la zad.
Acipa, Coordination des opposants, COPAIN 44, Naturalistes en lutte, les habitant(e)s de la zad.

Contacts presse : 
ACIPA - Dominique Fresneau : 06 71 00 73 69 
COPAIN 44 - Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84 
Coordination - Geneviève Coiffard : 06 80 84 19 89 
Naturalistes en lutte - Jean-Marie Dréan : 07 69 40 45 75 
Zad presse : 06 95 06 81 49


lundi 12 juin 2017

L'abstentionisme est aujourd'hui le plus représentatif du peuple français.



Les français et françaises abstentionnistes ont  hier dépassées les voix des votants, c'est une première. Si l'on ajoute les non inscrits, les votes nuls et blancs c'est finalement assez considérable...
Ils sont aujourd'hui ceux qui représentent le plus le peuple, et les politiques devront compter avec eux !

Malheur à ceux qui continueront la politique d'austérité qui entraîne notre pays à la déroute, ceci n'étant plus à démontrer, les résultats sont là.

Malheur à ceux qui continueront d'exploiter les plus pauvres, les temps sont sur le point de changer...

Quant à l'écologie politique elle paye aussi le prix de sa couardise et c'est peu écrire...

 Les vrais écologistes, les vrais défenseurs de la nature ne peuvent pas, il est vrai, se reconnaître dans la mouvance éco-libérale du parti "Les Verts" qui regroupe surtout des opportunistes à courte vue, et tout autant des membres du PS et de la CFDT... le temps des manipulations est révolu...

jeudi 25 mai 2017

SIVENS : Poursuivre devant la justice Claude Dérens, procureur du Tarn


La justice et le fonctionnement de l’institution judiciaire imposent avec la même exigence le respect des grands principes comme celui qui veut que « la loi est la même pour tous ». Un magistrat qui utilise ses fonctions pour protéger des délinquants ou commettre lui-même des délits porte une très grave atteinte tant au principe de justice qu’à l’institution judiciaire toute entière.
Tous les opposants au projet illégal du barrage de Sivens ont en mémoire le comportement et les déclarations de Claude Dérens, procureur-du-Tarn, au lendemain de la mort de Rémi Fraisse. Nous avons tous pensé qu’il s’agissait pour lui et pour le gouvernement de gagner du temps et d’entretenir le doute au travers de l’histoire du sac à dos de Rémi. « Rien ne permet d’affirmer qu’une grenade lancée depuis la zone où les gendarmes étaient retranchés a pu être à l’origine de cette explosion » déclarait-il lors de sa conférence du 27 octobre 2014. On connaît la suite.
Nous avons aussi souvenir de ce qu’a fait le procureur Dérens lorsque plus de 10 hectares de forêt ont été rasés sans autorisation à Sivens en septembre 2014. Rien et pire que rien : Peut-on imaginer en France une entreprise coupant ainsi pendant 10 jours sans autorisation des arbres soumis au régime forestier ? Cela paraît impossible. Eh bien dans le Tarn, du 1er au 12 septembre 2014, alors que le préfet Gentilhomme venait tout juste d’être nommé, ce fut possible ! N’importe quel particulier se serait vu sommé d’arrêter la coupe par des agents assermentés et un procureur respectueux de sa fonction. Eh bien, dans le Tarn, ce que certains appellent la « mafia tarnaise » a envoyé les forces de l’ordre pour permettre la commission de l’infraction caractérisée. Je le dis d’autant plus sereinement que l’autorisation de déboisement donnée a posteriori par le préfet a ensuite été annulée par le tribunal administratif par jugement définitif du 30 juin 2016.
En revanche, des opposants au barrage illégal ont été poursuivis… pour s’être opposés pacifiquement à la coupe illégale. Nous avons aussi souvenir de ce qu’a fait le procureur Dérens lorsque la FNSEA a déversé des tonnes de fumier à Albi : rien.
Nous avons aussi souvenir de ce qu’a fait le procureur Dérens lorsque la FNSEA et des partisans du barrage illégal ont bloqué des routes dans le secteur de Sivens en février /mars 2015, en s’attaquant à des personnes et à des véhicules : rien, il a laissé faire. Mais, le pire comme on va le voir, c’est ce qu’a fait Dérens dans l’affaire de la Métairie Neuve de Sivens, bâtiments protégés par le PLU de Lisle sur Tarn illégalement rasés le lundi 1er juin 2015 après un incendie criminel opportunément survenu le 28 mai précédent. Rasés pour la simple raison qu’ils pouvaient rester un symbole visible de la lutte justifiée contre un barrage illégal.
Plusieurs procédures ont été engagées à compter du 5 juin 2015 par des citoyens tarnais. Si, vu les flagrants délits commis, nous avons assez vite compris que Dérens était dans le coup, je ne pensais pas que nous pourrions en obtenir les preuves les plus formelles dans les batailles judiciaires engagées sur plusieurs fronts. C’est pourtant ce qui s’est passé. Ainsi, dans la procédure engagée par le citoyen Donnadieu devant le Conseil d’Etat pour obtenir « l’autorisation de plaider » au nom du département, nous avons eu la surprise de voir le président/sénateur Carcenac verser aux débats des documents accablants à l’encontre de Dérens afin de se défendre.
Deux des plaignant(e)s du début juin 2015 ont pu ensuite obtenir, non sans difficultés et dans des conditions très particulières, des documents encore plus accablants confirmant ce que nous avions appris devant le Conseil d’Etat : Dérens est impliqué jusqu’au cou dans la destruction illégale de la Métairie Neuve de Sivens, ce qui explique son classement sans suite ahurissant de l’affaire et les difficultés que nous avons pu avoir depuis deux années, parmi lesquelles ce qui s’est passé devant le Conseil d’Etat.
Il se trouve que le citoyen Donnadieu est décédé peu de temps après la décision de rejet de sa demande d’autorisation de plaider par le Conseil d’Etat, de sorte qu’il a été impossible de saisir la Cour de Strasbourg, alors que le Conseil d’Etat a rendu une décision que je considère comme une décision politique, dans des conditions difficilement acceptables.
Le Conseil d’Etat s’est bien gardé de rejeter la demande d’autorisation de plaider au motif que l’action pénale envisagée aurait eu peu de chances de succès, comme il le fait souvent pour ce type d’action. Les délits étaient en effet caractérisés devant lui.
A mon sens, son rejet vient du fait que le dossier mettait clairement en cause le président/sénateur Carcenac, le préfet Gentilhomme, et le procureur Dérens. C’est dans ce contexte qu’on a vu arriver sur l’audience, du fait du rapporteur public (ancien conseiller de François Fillon), un argument qui n’était pas dans les débats et que même Carcenac n’avait pas osé défendre, à savoir que la Métairie Neuve venant d’être incendiée, elle n’avait plus suffisamment de valeur pour qu’un contribuable départemental soit autorisé à poursuivre devant un juge d’instruction une telle destruction illégale des biens et surtout de tels délits commis par les plus hautes autorités du département.
Si on suit ce jugement rendu en premier et dernier ressort par le Conseil d’Etat (c’est le cas très particulier de la procédure d’autorisation de plaider), des délits caractérisés commis par un président de conseil départemental et portant atteinte au patrimoine départemental ne pourront pas être poursuivis par un contribuable dès lors qu’un procureur y a participé. Puisque dans ce cas, il ne les poursuivra pas... comme l’a fait Dérens dans le Tarn.
Je note qu’à ce jour, aucune des décisions rendues, dont certaines ne sont pas définitives, ne conteste l’existence des délits visés aux plaintes déposées depuis juin 2015. Ils sont flagrants. C’est la possibilité d’agir des contribuables tarnais contre les plus hautes autorités tarnaises qui est en cause. C’est l’égalité de tous devant la loi qui est en cause.
Des sous-citoyens dans le Tarn
Dans l’affaire de Sivens, il y a visiblement pour Dérens, ci-devant procureur-du-Tarn, deux catégories de personnes :
  Les sous-citoyens qui ont eu l’outrecuidance de s’opposer au projet illégal de Sivens, qui ont été poursuivis à tire-larigot, parfois pour des délits imaginaires
  Les partisans du barrage illégal qui sont, eux, au dessus des lois et dont aucun à ce jour n’a été poursuivi, fut ce pour des délits caractérisés
Un exemple frappant en est donné aujourd’hui par la poursuite du citoyen Egidio devant le tribunal correctionnel d’Albi, audience à venir du 30 mai 2017 : Il est poursuivi par Dérens pour s’être rendu à une audience le 18 décembre 2014 avec l’opinel qu’il a presque toujours avec lui pour aller saucissonner dans la campagne ou travailler dans son jardin. Tous ceux qui connaissent le citoyen Egidio auront du mal à avaler qu’il a attendu de prendre sa retraite de l’éducation nationale et d’avoir quelques problèmes cardiaques pour aller faire le coup de poing avec son opinel à une audience correctionnelle.
En revanche, les plaintes portées suite aux coups de couteau qui ont été donnés par un partisan du barrage illégal à trois manifestantes pacifiques le 23 octobre 2016, coups qui ont été filmés, qui ont fait l’objet de certificats médicaux, de témoignages, dont celui d’Hélène Duffau sur son blog Mediapart… ces plaintes ont été classées sans suite par Dérens comme à ce jour toutes les autres plaintes des opposants au barrage illégal !
Mes amis et moi n’acceptons pas cette situation !
Sur ce blog, j’ai mis vertement en cause le préfet Gentilhomme et le président/sénateur Carcenac, professionnel cumulard de la politique depuis 3 décennies. J’ai attendu vainement une citation en diffamation et je comprends bien que ces individus aient préféré profiter du silence des médias sur une affaire aussi grave. Nonobstant les autres délits commis, je rappelle que la peine encourue pour le délit d’abus d’autorité contre l’administration est de 10 années d’emprisonnement.
A Sivens, le procureur Dérens s’est comporté non seulement comme un valet du pouvoir politique mais il est compromis lui-même jusqu’au cou dans les délits commis que je dénonce publiquement ici.
Je le mets au défi de me citer devant un tribunal pour cette accusation. Dans ce cas, non seulement je publierai les preuves de ce que j’avance mais j’aurai l’occasion de dénoncer ceux qui ont couvert de tels agissements. Dérens devra nous expliquer par exemple pourquoi il a, le 1er février 2016, fait détruire les scellés dans l’affaire de l’incendie de la Métairie Neuve alors que le citoyen Egidio venait de saisir le doyen des juges d’instruction d’Albi, 3 jours auparavant, pour le fait de sa destruction totale. Il devra nous expliquer pourquoi, dans les 24 heures qui ont suivi l’incendie criminel, il a donné son feu vert pour que soient totalement rasés ces bâtiments qui étaient pourtant protégés par le PLU.
Compte tenu de ce qui se passe dans cette affaire, je publie sous ma responsabilité de larges extraits de la plainte que deux citoyennes tarnaises viennent de porter contre Dérens devant le procureur général de la Cour d’appel de Toulouse. Je remercie chaleureusement ces deux citoyennes qui, dans le vent de renoncement qui souffle sur l’affaire de Sivens depuis de longs mois, ont décidé comme moi de ne pas baisser les bras.
J’invite les lecteurs de ce petit blog de combat à diffuser ce billet, partout où ils pourront le faire, pour qu’il existe une trace d’une telle forfaiture, Et pour mettre concrètement en marche la moralisation de la vie publique.
 Article de Bernard Viguié publié le 24 mai.

samedi 20 mai 2017

La fondation Hulot , Veblen et FW demandent la suspension du CETA



La fondation Hulot , Veblen et FW interpellent le Président de la République
Ils lui demandent de suspendre le CETA avant le 1er juin.
DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ HIER, VEBLEN, FOODWATCH ET LA FNH INTERPELLENT LE PRÉSIDENT SUR LE CETA, l’institut Veblen avait analysé les effets et la constitutionnalité du CETA. Le Conseil Constitutionnel ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque, saisi par un groupe de parlementaires, il a accepté de traiter le sujet. Son analyse devrait être publiée fin juin ou début juillet.

Comme le nouveau Président de la République s’y est engagé, les trois fondations rappellent qu’il doit créer une commission d’experts pour évaluer les impacts sanitaires et environnementaux du CETA.
Le nouveau Ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, s’est d’ailleurs publiquement prononcé contre le CETA alors qu’il était l’un des fondateurs de la FNH.
Il est urgent que le Président de la République demande à l’Union européenne de revenir sur une application provisoire du CETA avant le 1er juin.