jeudi 21 avril 2016

Article de Loi : Quand la vaccination décime nos animaux à petit feu..




Lettre ouverte à la DGAL (Ministère de l’Agriculture)


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Dr. Patrick DEHAUMONT
Directeur Général
Direction Générale de l’Alimentation,
251 rue de Vaugirard, 75732 Paris

Objet : Demande de modification de l’article 3 de l’Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de la vaccination antirabique des animaux domestiques suivant le respect de la notion de bien-être animal selon l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique.
L.R.A.R. n° 1A 129 076 9352 0

Docteur,
Vous avez pour honorable mission de préparer les règlementations liées à la santé animale notamment relatives à la pharmacie vétérinaire selon l’article 5 du Décret n°2015-369 du 30 mars 2015. Vous suivez d’ailleurs pour ce faire, les travaux de toutes les organisations internationales dans ce domaine et siégez au Comite Vétérinaire Permanent au sein de l’Union Européenne.
Une société humaine pour demeurer, se protège entre-autre en endiguant tous risques sanitaires. Dès lors qu’une personne décède de la rage, transmise essentiellement par les chiens, toutes les dix minutes dans le monde[1] ; la France, pays indemne de la rage rend obligatoire la vaccination antirabique des chiens des catégories 1-2, de ceux sortant du territoire et, la recommande pour les autres.
Canis Ethica, l’association française œuvrant pour une éthique au cœur du mieux-être canin salue les mesures de protection de l’Etat et questionne l’article 3 de l’Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de la vaccination antirabique des animaux domestiques dans son fondement : au regard d’une part de la sauvegarde du bien-être animal telle que requise par l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique et, d’autre part de la mission du Ministère de l’Agriculture d’adapter constamment sa politique en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques et de l’expérience acquise sur le bien-être animal.
En effet, d’après l’article 2 de l’Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de la vaccination antirabique des animaux domestiques, le vaccin doit respecter l’Article L5141-5 du Code de la Santé Publique qui lui-même doit respecter l’Article L5141-6 du Code de la Santé Publique.
Article 2 _ Arrêté du 10 octobre 2008 relatif à la vaccination antirabique des animaux domestiques
Seul un vaccin à virus inactivé ayant reçu l'autorisation de mise sur le marché délivrée conformément aux dispositions de l'article L. 5141-5 du code de la santé publique peut être utilisé pour la réalisation de cette vaccination.
Article L5141-5 du Code de la Santé Publique
[…] L'autorisation de mise sur le marché est initialement délivrée pour une durée de cinq ans. Elle peut être renouvelée, le cas échéant sans limitation de durée, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, sauf si l'agence décide, pour des raisons justifiées ayant trait à la pharmacovigilance, de procéder à un renouvellement supplémentaire, sur la base d'une réévaluation des effets thérapeutiques du médicament vétérinaire au regard des risques tels que définis au 1° de l'article L. 5141-6. Ce décret détermine également les conditions dans lesquelles elle peut devenir caduque. […]
Article L5141-6 du Code de la Santé Publique
L’autorisation de mise sur le marché est également refusée si, après vérification de la conformité des renseignements et documents qui doivent être présentés à l’appui de la demande, il apparait :
1°, Soit que l’évaluation des effets thérapeutiques positifs du médicament au regard des risques pour la santé humaine ou animale ou la protection de l’environnement liés à sa qualité, à sa sécurité ou à son efficacité, n’est pas considérée comme favorable dans les conditions d’emploi indiquées dans la demande d’autorisation de mise sur le marché ou lorsque la demande concerne des médicaments vétérinaires à usage zootechnique, les bénéfices en matière de santé et de bien-être des animaux ainsi que la sécurité du consommateur sont insuffisamment pris en compte.
Ainsi, au nom du bien-être animal, la loi requiert que l’acte médical représenté par la vaccination antirabique prenne suffisamment en compte le rapport bénéfices apportés/risques encourus par l’animal lors de cette intervention. Or, le dernier rapport de pharmacovigilance vétérinaire de l’ANSES montre que les effets indésirables rapportés (71%) liés aux vaccins sont graves chez le chien. La littérature scientifique française, mandatée par l’Etat, montre d’une part que les chiens adultes après vaccination sont protégés au moins cinq ans, mettant à mal toute idée de risque sanitaire encouru en l’absence de vaccination annuelle et d’autre part que l’acte de vaccination annuel augmente les risques pour le Chien d’être le sujet d’effets indésirables nuisant à sa santé.
En juin 2014, le laboratoire pharmaceutique vétérinaire MERIAL a modifié son protocole vaccinal antirabique (RABISIN) en France passant tous rappels suivant la primovaccination et le primo rappel à trois ans d’intervalle au nom d’une harmonisation européenne.
Cette avancée protocolaire bénéfique au bien-être animal ne se reflète pas dans l’article 3, tel que rédigé, de l’arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de vaccination des carnivores domestiques contrevenant ainsi à l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique.
Par ailleurs, il est permis de penser que les AMM des 3 autres laboratoires pharmaceutiques vétérinaires : Virbac, Zoetis et Intervet, vendant aussi des vaccins antirabiques sur le marché français ne respectent plus les critères d’approbations selon le paragraphe 1 de l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique et doivent être annulés ou modifiés, depuis l’avancée protocolaire de Merial.
Ainsi, Canis Ethica, demande à ce que l’Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de la vaccination antirabique des animaux domestiques, modifié six fois depuis le 30 novembre 1976, voit son article 3 rédigé de manière à respecter le bien-être animal (ajout en vert) tel que défini selon l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique ; signifiant par la même une volonté d’harmonisation des protocoles vétérinaires au niveau européen telle qu’encouragée par l’OIE et la VICH.
                        Article 3
« Au nom du bien-être animal tel que reconnu par l’article L5141-6 du Code de la Santé Publique et des bénéfices/risques ici mesurés en matière de santé animale, la primo-vaccination et la vaccination de rappel antirabiques des carnivores domestiques, des herbivores domestiques et des porcins sont pratiquées conformément au protocole d'emploi offrant la durée d’immunité la plus longue établie au niveau international par les instituts producteurs pour chaque vaccin ayant reçu l'autorisation de mise sur le marché prévue à l'article 2 ci-dessus.
Toutefois, ce protocole ne peut en aucun cas, et quel que soit le vaccin, porter à plus d'un an la durée de la validité de la primo-vaccination antirabique des animaux domestiques. »
Les attentes sociétales sont fortes en France, en Europe[2] s’agissant du bien-être animal. Le Chien est aujourd’hui un membre de la famille à part entière. Sa santé est un sujet relevant de la plus haute importance aux yeux des français.
J’appelle de mes vœux une compréhension du CNOPSAV, de vos services afin qu’une modification de l’article 3 de l’arrêté du 10 octobre 2008 relatif à la vaccination antirabique des animaux domestiques soit opérée diligemment en faveur du bien-être animal à l’exemple de nombreux pays européens, nord-américains et asiatiques, sans nécessité pour le Conseil d’Etat de nous éclairer.
Veuillez agréer, Docteur, l’expression de ma très haute considération.
Thilo HANE
Présidente-Fondatrice
Canis Ethica



CC : J.P. Orand, J.C. Rouby, J. Languille, J. Barré, M. Eloit.

PJ :
Pièce 1 : Historique des arrêtés relatifs à la lutte contre la rage en France http://tinyurl.com/zk2l9ep
Pièce 2 : Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux conditions et modalités de la vaccination antirabique http://tinyurl.com/j5x8azp
Pièce 3 : Articles L5141-5 et L5141-6 du Code de la Santé Publique
Pièce 4 : Courrier de Merial informant de son changement de protocole vaccinal
Pièce 5 : Courrier à / Réponse de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)/ Dr Eloit. http://tinyurl.com/zdxqqp9 et http://tinyurl.com/jjyfbcw

NOTE MONTRANT COMMENT LE RAPPEL VACCINAL ANTIRABIQUE ANNUEL :
• S’AVERE INUTILE AU REGARD DES EVOLUTIONS SCIENTIFIQUES
• MECONNAIT TOTALEMENT LE BIEN-ETRE ANIMAL
• REFUSE AUX CITOYENS FRANÇAIS LE DROIT D’EVITER A LEURS ANIMAUX TOUS RISQUES INUTILES POUVANT CREER DES SOUFFRANCES VOIRE ENTRAINER LA MORT
• QUID DU SERMENT DE BOURGELAT ?
 (Thilo HANE mars 2016)

Inutile au regard des évolutions scientifiques
1985
Dr J. Blancou _ Les vaccins et la vaccination antirabique des animaux domestiques et sauvages en Europe.
Page 238-239
• Dr J. Blancou, Directeur du Centre National d’Etudes sur la Rage et la Pathologie des Animaux Sauvages, publie un rapport officiel mentionnant que
• la durée observée d’immunité des vaccins rages sur le chien est de 2-3 ans.
1991
Rabies Prevention — United States, 1991 Recommendations of the Immunization Practices Advisory Committee (ACIP), Center for Disease Control's Morbidity and Mortality Weekly March 22, 1991 / 40(RR03) ;1-19
« A fully vaccinated dog or cat is unlikely to become infected with rabies, although rare cases have been reported (48). In a nationwide study of rabies among dogs and cats in 1988, only one dog and two cats that were vaccinated contracted rabies (49). All three of these animals had received only single doses of vaccine ; no documented vaccine failures occurred among dogs or cats that had received two vaccinations. »
1992
Etude du Dr Michel Aubert (1992) _ Signification pratique des anticorps rabiques chez le chien et le chat
Page 747
ð En 1992, Dr Michel Aubert au travers de son étude démontre
o L’infime possibilité qu’un animal vacciné puisse contracter la rage
Pages 753-754

o Que les chiens vaccinés correctement contre la rage sont protégés au moins cinq ans
1998
1998, Dr Schultz, Duration of immunity to canine vaccines
Il n’existe aucune preuve scientifique du bénéfice de la revaccination annuelle alors que l’on sait que la vaccination est un acte médical non dénué de risques pouvant induire des effets indésirables graves. C’est en l’absence de preuve que la vaccination annuelle a été validée.
Par ailleurs, les principes suivants infirment les bienfaits d’une revaccination annuelle :
_ Principes immunologiques de la vaccination
_ L’importance de la mémoire immunologique
_ La durée de protection après une contamination naturelle subclinique ou clinique

2002
JAVMA, Vol 221, N°10, November 15, 2002 _ AVMA Council on Biologic and Therapeutic Agents’ report on cat and dog vaccines.
Page 2
« Revaccination recommendations should be designed to create and maintain clinically relevant immunity while minimizing adverse event potential. The practice of revaccinating animals annually is largely based on historic precedent supported by minimal scientific data. There is increasing evidence that some vaccines provide immunity beyond 1 year. Unnecessary stimulation of the immune system does not result in enhanced disease resistance and may expose animals to unnecessary risks. »
2011
2011 Rabies Compendium of the National Association of State Public Health Veterinarians 
Page 11, Part II, section B
"No laboratory or epidemiologic data exist to support the annual or biennial administration of 3- or 4-year vaccines after the initial series."


Méconnaissance du bien-être animal
1985
Dr J. Blancou _ Les vaccins et la vaccination antirabique des animaux domestiques et sauvages en Europe.
Page 238-239
• Dr J. Blancou, Directeur du Centre National d’Etudes sur la Rage et la Pathologie des Animaux Sauvages, publie un rapport officiel mentionnant que
• les accidents de sensibilisation sont rares lorsque les injections vaccinales sont peu nombreuses et espacées.
2002
Fibrosarcomas at presumed site of injections in dogs : characteristics and comparison with non-vaccination site fibrosarcomas and feline post-vaccinal fibrosarcomas _ 2002
Page 1 :
« In both dogs and cats, the development of necrotizing panniculitis at sites of rabies vaccine administration was first observed by Hendrick & Dunagan (1992). »
Dès 1992, des scientifiques observent des panniculites nécrosantes chez le chien au point d’injection du vaccin antirabique.

2004
Veterinary Times, UK, 2004
• Courrier de 31 vétérinaires britanniques en 2004 qui dénoncent la revaccination annuelle des animaux familiers au vu du risque d’effets indésirables encourus et surtout de l’absence absolue d’une moindre preuve scientifique prouvant sa nécessité.
• Ces vétérinaires rappellent qu’en 1995 déjà, un docteur apportait les preuves scientifiques que les vaccins actuellement administrés aux carnivores domestiques ont une durée d’immunité bien supérieure à 1 an lorsque ne l’est pas à vie.
• Ce référant au guide de la vaccination américain, ils ont amené le Gouvernement ainsi que la communauté scientifique britannique à adopter rapidement une modification du protocole vaccinal britannique concernant la quasi-totalité des vaccins administrés aux animaux domestiques le passant d’annuel à trisannuel au nom : du bien-être animal, du devoir de protection du vétérinaire et de la sauvegarde des intérêts financiers des citoyens britanniques.

• Second courrier d’un scientifique
• demandant la fin de la supercherie liée à la vaccination massive annuelle des animaux domestiques en Grande-Bretagne
• mettant l’emphase sur les risques encourus par les animaux au travers de ce protocole qu’il qualifie d’abusif.
• Apportant des arguments en faveur du courrier des 31 vétérinaires.

2008
Article in DVM360 entitled Vaccination : An Overview (2008) by Dr M. Kennedy
Page 2 :
« Adverse reactions have also become a major concern in small animal medicine. .... These fall into two general categories. The first is immediate hypersensitivity. This may be a local or systemic response, and is due to pre-existing antibody to the agent. This is the classic "allergic reaction" to the vaccine and can be life-threatening. The second is a delayed response, requiring days of longer to develop. The vaccine, seen as foreign, elicits a significant inflammatory response and is especially true for adjuvanted vaccines. This response can manifest as a granuloma, or more seriously, a fibrosarcoma . » […] « The likelihood of adverse reactions in dogs has been found to correlate with the size of the dog and the number of inoculations given, with higher risk associated with small size and multiple inoculations. »

2015
Rapport ANSES 2015 _ Pharmacovigilance vétérinaire, Bilan d’activité
Art. R.5141-103 à R.5141-105-1 du Code de la Santé Publique

EFFETS INDESIRABLES GRAVES
Page 5 et 20-23 :
« Près de 90 % des déclarations transmises aux acteurs institutionnels sont envoyées par des vétérinaires praticiens. Celles transmises par les propriétaires d’animaux et les éleveurs représentent 7,4 %.
Comme les années précédentes, la très grande majorité des effets indésirables déclarés en 2014 concerne les carnivores domestiques avec 83,9 % des déclarations pour les chiens et les chats. » […] « Plus qu’un profil de risque particulier, les chiffres ci‐dessus reflètent une exposition beaucoup plus importante des différentes populations animales à certains types de produits et/ou une réactivité plus élevée des déclarants par rapport à des effets survenant sur des animaux sains. La répartition entre cas graves et non graves varie en fonction de la classe thérapeutique concernée :pour les antiparasitaires externes et internes, les déclarations sont majoritairement non graves (respectivement 70 % et 65 %). A l’inverse, pour les vaccins et les anti‐inflammatoires non stéroïdiens, les déclarations concernent majoritairement des cas graves (respectivement 71 % et 54 %). »

SOUS DECLARATION
Page 4 :
• L’ANSES a observé une hausse de 40% (http://tinyurl.com/hey46bo ) des déclarations en pharmacovigilance vétérinaire depuis 10 ans. Ceci souligne le faible nombre de déclarations ayant lieu sur le territoire français.
Page 17 :
• Il est fait mention que les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas obligation de déclarer les cas non graves portés à leur attention à l’ANSES.
• Aussi lorsqu’ils le font, via synthèses, ils peuvent mettre jusqu’à 3 ans pour les transmettre à l’ANSES. Ainsi le rapport de l’ANSES publié annuellement est de fait incomplet d’où le questionnement du bien-être animal dans le processus de validation et contrôle des AMM.
Page 36 :
• la sous-déclaration est une réalité.

2016
World Small Animal Veterinary Association (WSAVA), Guidelines for the vaccination of dogs and cats, 2016
Page 8
« Particular mention should be made of canine rabies vaccines. The VGG recommends that in any country in which canine rabies is endemic, vaccination of dogs should be strongly recommended to clients by veterinarians, even if not required by law. Revaccination intervals for canine rabies are often mandated by law. Internationally available killed rabies vaccines were initially produced with a licensed 1-year DOI and so statutes required annual revaccination. These same products now carry a 3-year DOI in many countries, where laws have been modified to incorporate this change. However, in some countries the legal requirement is at odds with the vaccine license and in others neither the vaccine license, nor the law, has been changed. Finally, some countries also have locally-manufactured rabies vaccines with a 1-year DOI that most likely cannot safely be extended to 3 years. Veterinarians should be mindful of the law, but where they have access to a product that confers a minimum of 3-years immunity, national associations might lobby to have the laws changed to match the current scientific evidence. »

Refuse aux citoyens français le droit d’éviter à leurs animaux tous risques inutiles pouvant créer des souffrances voire entrainer la mort
2011
SantéVet, mai 2011 _ Profil type des maitres souscrivant à une assurance pour leur animal
- La France compte environ 11 millions de chats et 8 millions de chiens en 2011 pour 64 millions d’habitants.
- Les dépenses vétérinaires comptent pour 11% dans les dépenses sur le budget global consacré à l’animal de compagnie soit une augmentation de 72% depuis 2001.
- 98% des propriétaires de chiens ou chats les font vacciner chaque année
2016
Pétition de Canis Ethica : « Stop à la survaccination des chiens ! » créée le 9 février 2016, compte déjà plus de 14.000 signatures

- Les français expriment clairement le souhait que leur prise de conscience du devoir d’éviter à leurs animaux tous risques inutiles pouvant créer des souffrances voire la mort soit entendu.

Présent
¼ des français possèdent au moins un chien.
En 2011, les français ont dépensé plus de 4,3 milliards d’euros pour eux.
Le Code de la Santé Publique garant de notre système de santé en France, au travers de l’Article L5141-2 légifère aussi concernant les médicaments vétérinaires. Les français attendent du système de soins vétérinaire qu’il ait un caractère solidaire et universel.
Un seul laboratoire sur les quatre vendant des vaccins antirabiques sur le sol français, permet d’espacer les rappels du vaccin, réduisant de fait le taux d’effets indésirables graves imputables à la vaccination.
Aujourd’hui, tous les français vaccinant leurs chiens contre la rage (pour certains du fait d’une obligation règlementaire) n’ont pas accès au seul vaccin antirabique valable 3 ans de Merial, ce qui constitue non seulement une discrimination devant les moyens mis à la disposition des français pour faire-valoir la santé de leurs chiens et en plus crée une inégalité devant les soins promulgués aux chiens en France.

Quid du Serment de Bourgelat ?
2008
Etude française _ Comparison of antibody responses after vaccination with two inactivated rabies vaccins
Test mené en France, comparant 2 vaccins antirabiques monovalents inactivés commercialisés en France : le RABISIN de Merial et le NOBIVAC RAGE d’Intervet, afin de mesurer le taux d’anticorps rabiques sur une période de 4 mois présent dans le sang de chiots. Les observations amenant à la conclusion qu’une primo-vaccination rage seule ne peut être suffisante pour protéger un chien contre la rage.
• Aujourd’hui, déjà, selon les recommandations de l’OIE, tout chien vacciné contre la rage reçoit une primo-vaccination suivie d’un rappel obligatoire à +1 an. Recommandation d’ores et déjà reprise dans l’article 3 de l’Arrêté du 10 octobre 2008 relatif aux modalités et conditions de vaccination antirabique des animaux domestiques.
Page 284 :
• Sur 30 chiots de 3 mois de la race Beagle jamais vaccinés contre la rage : 2 étaient séropositifs à la rage. Ces deux chiots avaient un taux d’anticorps rabiques de 0.66IU/ml (taux obligatoire à l’international pour être considéré comme protégé contre la rage est de 0.5IU/ml). Il est pensé que ces deux chiots étaient en l’occurrence toujours sous l’influence des anticorps rabiques transmis par leur mère.
Page 285 :
• L’OMS comme l’OIE ont défini à l’international le taux d’anticorps rabiques obligatoirement présent dans le sang d’un chien pour être considéré comme protégé contre la rage à 0.5 IU/ml. Il s’avère que ce taux a été choisi par défaut en extrapolant à partir d’études faites pour les humains alors que par définition les réactions biologiques/immunologiques du chien sont différentes de celles de l’être humain. Aussi, de nombreuses études scientifiques y compris françaises (dès 1998) arrivent à la conclusion qu’un taux d’anticorps rabiques de 0.24IU/ml peut être adopté car à ce taux les animaux ont déjà la réponse immunologique souhaitée, permettant d’écarter tout risque sanitaire.
Page 286 :
• Test validant à nouveau le fait qu’il est scientifiquement prouvé que suite à une primo-vaccination suivie d’un rappel à +1an les chiens sont effectivement protégés contre la rage ainsi d’effectuer tous les rappels suivants sur une fréquence annuelle leur fait prendre le risque de subir des effets indésirables graves sans en tirer le moindre bénéfice pour leur santé et sans mieux protéger la population française d’un risque sanitaire.
• Test rappelant qu’il est communément admis par la communauté scientifique à l’international que les vaccins antirabiques monovalents inactivés offrent une plus grande sécurité quant à la protection induite chez le chien que les vaccins antirabiques plurivalents. Dès lors, se pose la question de l’efficacité et de la nécessité des vaccins plurivalents injectés annuellement à nos chiens.
2010
Observatoire des Métiers des Professions Libérales _ Portrait statistique et prospectif des cabinets vétérinaires

ð En 2009, environ 59% des vétérinaires inscrits ont une activité « canine »
ð Parmi les facteurs d’évolution des cabinets vétérinaires l’on note
o La rentabilité des actes et tarifications
o Les éléments de la dynamique économique des cabinets
o La formation des auxiliaires a une dimension commerciale affirmée dans la relation avec les propriétaires d’animaux
o La formation initiale/continue du vétérinaire à la fonction de chef d’entreprise
2015
Rapport ANSES 2015 _ Pharmacovigilance vétérinaire, Bilan d’activité
Art. R.5141-103 à R.5141-105-1 du Code de la Santé Publique

CONFLITS D’INTERETS
Page 4 :
 « Les titulaires d’AMM doivent mettre en place un système de pharmacovigilance répondant à leurs différentes obligations réglementaires notamment en termes d’enregistrement, de transmission et d’évaluation des effets indésirables. En France, les entreprises qui assurent cette responsabilité sont des établissements pharmaceutiques autorisés par l’Anses‐ANMV en tant qu’exploitants de médicaments vétérinaires et ils sont inspectés régulièrement par les inspecteurs de l’Anses‐ANMV. »
Page 29 :
• montre les limites et conflits d’intérêts manifestes du fait de laboratoires pharmaceutiques transmettant eux-mêmes les déclarations à l’ANSES. En effet, il est mis en évidence que le manque d’efficacité des vaccins chez le chien représente la plus grande part des déclarations sur ce sujet.
• Or, les raisons données par les laboratoires fabricants de ce manque d’efficacité sont on ne peut plus flous avec pour conclusion que les vaccins ne peuvent être mis en cause.
• Nous voyons mal un laboratoire pharmaceutique en arriver à la conclusion que ses produits non seulement sont inefficaces et en plus génèrent des effets indésirables graves chez nos chiens….• Il est du devoir du législateur de modifier ce processus afin que les conflits d’intérêts ne puissent plus venir entacher les données transmises.


NOS CHIENS SONT LEURS COBAYES
Page 4 :
« Les différents essais cliniques réalisés dans le cadre d’une demande d’AMM, peuvent permettre de mettre en évidence un certain nombre d’effets indésirables susceptibles de survenir suite à l’utilisation d’un médicament. Cependant, ces essais étant réalisés sur un nombre limité d’animaux et dans des conditions d’utilisation standardisées, l’utilisation du médicament à grande échelle et dans les conditions réelles du terrain, dès lors qu’il a obtenu son AMM, permet de préciser les effets indésirables de ce médicament et d’identifier de potentiels facteurs de risque (espèce, race, âge, affections préexistantes…). »
• utilisation standardisée alors que âge, état de santé, environnement jouent sur la capacité immunitaire d’un chien à tolérer un vaccin comme tout autre acte médical d’ailleurs.
• Ainsi, c’est sur le terrain que les AMM sont affinés selon le nombre de données transmises au bureau de la pharmacovigilance vétérinaire de l’ANSES. Or, l’ANSES en 2015 est toujours dans une dynamique de formation/information des vétérinaires pratiquants et étudiants pour favoriser les déclarations au bureau de pharmacovigilance.


ECARTS MAJEURS
Page 4 :
• Nous notons que les contrôles fait annuellement touchent ¼ seulement des établissements ayant un statut d’exploitant
Page 12-13 :
• des progrès sont à faire sur certains points importants
Page 14
• on note que plus il y a de contrôles/inspections et plus on observe d’écarts majeurs ce qui tend encore une fois à montrer une nécessité au nom du principe de précaution et de bien-être animal de diminuer la fréquence vaccinale prenant exemple sur les autres pays ayant adopté une vaccination trisannuelle il y a plus d’une décennie maintenant.
Page 15 :
• Risques majeurs de perte de données et/ou traçabilité
Page 16, point 3 :
• montre une possible sous-évaluation des effets indésirables or l’ANSES relève que 71% des déclarations concernant les carnivores domestiques ayant trait à la vaccination sont déjà des cas graves

ABSENCE D’EFFICACITE DES THERAPEUTIQUES
Page 28 :
• les chiens représentent la plus grande partie des animaux pour lesquels on déclare un manque d’efficacité des thérapeutiques utilisées
• Or, sur l’ensemble des déclarations faites concernant le chien, 21% (2nde source de déclaration) sont liées aux vaccins avec 71% d’effets indésirables graves.


1. Eurogroup for Animals Press Release, 15 mars 2016 « Eurobarometer shows citizens want a Europe that acts for Animals »
(Source AGORA VOX)

samedi 12 mars 2016

Des OGM qui ne disent pas leur nom: les NBT !...


Les nouvelles techniques du génie génétique permettent depuis quelques années d’obtenir des plantes qui présentent les mêmes propriétés que les OGM, mais qui échappent à leur cadre règlementaire. Ce vide juridique a alerté de nombreuses associations qui réclament que le statut de ces biotechnologies soit clarifié. Le risque ? Les voir arriver sur le marché à l’insu des citoyens…
L’industrie et une partie de la recherche ne souhaitent pas du tout voir l’encadrement strict des OGM se répéter. 
La Commission européenne travaille sur la question depuis… 2007 ! Et devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines.

La recherche agronomique utilise les nouvelles techniques de modification du vivant : activation ou suppression de gène, recombinaison du génome, mutagenèse assistée… Ces nouvelles techniques de sélection, nommées NBT, selon l’acronyme anglais New Breeding Techniques, interviennent ainsi directement sur le génome des plantes ou des animaux pour obtenir les caractères souhaités : tolérance à des herbicides, résistance à un insecte où nanisme d’un animal par exemple.

Si les NBT relèvent bien du génie génétique, elles se distinguent de la transgenèse (insertion d’un gène étranger dans le génome), qui a caractérisé jusqu’à présent les OGM. Ces techniques produisent-elles des OGM ? La réponse dépasse la simple question juridique, puisqu’elle déterminera l’encadrement règlementaire des nouvelles variétés de plantes et des nouvelles espèces animales qui vont arriver sur le marché. Une chose est déjà sûre : la bataille rangée qui divise la recherche et oppose l’agro-industrie aux organisations paysannes et écologistes rappelle indéniablement celle des OGM.

Des modifications génétiques intraçables

Pour l’industrie des semences et une partie de la recherche agronomique, ces nouvelles techniques de modification du génome se distinguent des anciennes par leur précision. « On va faire de la dentelle », a ainsi déclaré Olivier Le Gall, directeur général délégué aux affaires scientifiques de l’Ira, interrogé par Agra Presse. Un argument qui veut démontrer que les techniques de la transgenèse étaient grossières.

Mais le principal argument est ailleurs : il ne reste aucune trace de l’intervention humaine après la modification génétique. Pour les défenseurs des biotechnologies, c’est la preuve de l’équivalence entre les produits obtenus par des NBT et les produits naturels. Et c’est donc un argument pour ne pas les voir tomber sous la réglementation OGM, qui avait largement contraint la recherche et interdit la culture d’OGM dans de nombreux pays européens. Plus cyniquement, les produits n’étant pas identifiables, leur traçabilité devient difficile.

Polémique au HCB

Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent contre cette vision des choses. Différentes associations environnementales et paysannes pointent au contraire qu’il y a bien une modification du génome et, qu’à ce titre, l’étude des risques spécifiques à ces produits et l’information des citoyens sont nécessaires. La polémique qui secoue aujourd’hui le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) illustre ce bras de fer engagé entre pro et anti-OGM.

Le HCB a rendu un avis début février, favorable à ne pas soumettre les NBT à la réglementation OGM. Mais un des membres du comité scientifique, Yves Bertheau, a démissionné, refusant d’être s’associé à cet avis. Le chercheur de l’Inra de Versailles estime en effet que la modification du génome peut avoir des effets non intentionnels qui doivent être étudiés. Il rejoint ainsi les associations sur la nécessité d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux de ces nouveaux produits.

Un boulevard pour le brevetage du vivant

Dans la foulée, les sept organisations paysannes et de la société civile qui siègent au comité économique, éthique et social (CEES) du HCB ont annoncé qu’elles boycotteront cette instance tant que la pluralité des avis sur les NBT ne sera pas respectée.

Pour ces organisations anti-OGM, un autre problème émerge avec ces « nouveaux OGM » : le brevetage du vivant. En effet, les semences produites grâce au génie génétique sont brevetables, car elles relèvent d’une invention du semencier. Les principales industries agro-chimiques, comme Syngenta, BASF ou Monsanto, ont déjà enregistré des dizaines de demandes de brevets auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour des semences obtenues grâce aux NBT, selon un rapport publié par l’ONG TestBiotech.
C’est au niveau européen que la décision du statut des NBT sera prise. La Commission planche sur le sujet depuis près de 10 ans et doit enfin trancher la question dans les prochaines semaines. Plusieurs organisations s’inquiètent déjà de l’issue, compte tenu des pressions exercées par les industriels… L’ONG Corporate Observatory Europe a suivi le lobbying de l’industrie des semences et pointe en particulier la création d’une organisation de lobbying ad hoc : la New Breeding Techniques Platform.

Source: Novetic


mardi 5 janvier 2016

NON à l'aéroport de Notre Dame des Landes !


Un projet qui est loin de respecter l'environnement, un projet qui est loin d'être d'intérêt général car ce dernier ne profitera en définitive qu'à des intérêts privés.

La classe politique actuelle est corrompue et il est grand temps de redonner à notre pays une orientation qui respecte les valeurs de la France.

Notre patrimoine naturel ne vaut pas grand chose quand il peut être pillé au nom du profit.

Nous dénonçons ici aussi la pollution considérable des avions sachant que ce problème est hypocritement laissé de côté par les responsables et certains écopolitiques qui se prétendent écologistes alors qu'ils s'attaquent à de faux problèmes et favorisent un type de société qui est loin d'être à l'èchelle humaine.
Il est vrai que ces écopolitiques ne sont que les vassaux du Parti Socialiste qui a de socialiste que le nom.
Une horreur que tous ces personnages, mais un jour viendra où bien des exactions, des manipulations (et j'en passe) seront sous les projecteurs.

Utiliser un désherbant bio en France: l’Osmobio toujours pas autorisé ?



Alors que le gouvernement a réaffirmé,  lundi, son intention de diminuer de 50 %, d’ici à 2025, le recours aux pesticides, dont font partie les herbicides, Jacques Le Verger, fondateur de l’entreprise loudéacienne Osmobio, se bat, en vain, pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d’une de ses créations : un désherbant naturel et totalement inoffensif pour l’homme et l’environnement, aussi efficace que les désherbants chimiques à base de glyphosate, déclaré cancérogène.

 Il y a des solutions, des idées, des alternatives, mais pour qu’elles soient commercialisées, il faut des autorisations, sauf que celles-ci sont plus que difficiles à obtenir, ce qui est le cas pour un désherbant 100%: l’Osmobio. Le problème, du moins un des problèmes, c’est que chaque chose doit entrer dans des cases, et ce produit ne rentre dans aucune, surtout pas celle du profit des grands producteurs de pesticides bien chimiques et parfois même (souvent?) considérés comme cancérigènes. D’ailleurs, souvenez-vous que notre cher gouvernement extrêmement écolo a refusé l’interdiction des produits à base de glyphosate. Elle ne va pas être facile à sauver la planète avec une telle logique…
En savoir plus sur http://lesmoutonsenrages.fr/2016/01/04/utiliser-un-desherbant-bio-en-france-losmobio-toujours-pas-autorise/#LZxeeiK4Q2p3X2Ld.99
Jacques Le Verger, diplômé d’agronomie et de biologie végétale, a créé son entreprise en 1999 pour trouver des solutions alternatives aux pesticides et autres produits chimiques utilisés en abondance dans l’Hexagone. Son entreprise propose une gamme d’une soixantaine de produits élaborés avec des principes actifs végétaux. « Nous travaillons beaucoup avec les grandes collectivités, comme Nantes, Paris ou Lyon, explique-t-il. Mais aussi avec les jardiniers amateurs soucieux de cultiver proprement.»
Testé avec succès le long des routes
En 2009, Jacques Le Verger développe un désherbant à partir d’extraits naturels de plantes. « Un herbicide aussi efficace que les produits chimiques qui, comme eux, détruit les racines mais aussi les graines. La seule différence, c’est qu’il respecte la terre et l’environnement. » Comme l’exige la loi, Jacques Le Verger confie plusieurs de ses flacons à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). En juillet 2012, ce grand laboratoire public conclut que l’usage du produit ne comporte de risque ni pour l’homme ni pour l’environnement. Dans les mois qui suivent, la Direction des routes de l’Ouest (Diro) accepte de tester le désherbant naturel sur des parcelles inaccessibles aux machines et envahies de plantes diverses comme les chardons, particulièrement coriaces. « Trois campagnes ont été menées, de 2011 à 2013. Les résultats obtenus, consignés dans un audit, ont été concluants », poursuit Jacques Le Verger. L’Ineris s’engage alors à accompagner le chef d’entreprise costarmoricain dans la quête d’une autorisation de mise sur le marché. Le dossier est déposé à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (*), seul organisme habilité à le faire. « C’est là que tout s’est compliqué. Comme c’était la première fois qu’on leur soumettait un tel produit, aucune classification ne lui correspondait, poursuit le chef d’entreprise. La faute à nos autorités qui n’ont pas traduit en droit national la volonté de l’Europe de développer les produits dits de biocontrôle. En clair, si j’avais présenté un produit chimique, il n’y aurait pas eu de problème. »
Retour à la case départ

Jacques Le Verger ne baisse pas les bras. Il y a deux ans, il est reçu au cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. Depuis, le dossier est dans l’impasse. Au début du mois, Jacques Le Verger s’est tourné vers le ministère de l’Environnement. « On m’a dit de relancer la procédure. Un retour à la case départ en quelque sorte. » Jacques Le Verger perd patience. D’autant que, dans quelques mois, tous ses produits se retrouveront dans les rayons des grandes enseignes de jardinerie. Ce qui n’était pas le cas auparavant. « C’est la Sobac, une entreprise du Sud, qui distribuera nos produits dans toute la France. Une sacrée opportunité pour nous ».


Source et fin sur Letelegramme.fr 
Pour les intéressés des produits naturels ‘Osmobio, c’est par ici que cela se passe. Pour ceux qui souhaitent traiter leurs terre avec des désherbants naturels sans passer par une solution commerciale, c’est également possible, en utilisant ces astuces:
Un désherbant écologique
Les désherbants chimiques se sont montrés catastrophiques pour l’environnement et la santé humaine. Les agriculteurs comme les jardiniers utilisent pourtant des tonnes de désherbants alors qu’il existe des désherbants écologiques efficaces.
En matière de désherbage, l’utilisation de désherbants chimiques est ce qui se fait de pire. Les désherbants chimiques sont en effet très polluants pour les végétaux, les micro-organismes, les sols, et les nappes phréatiques.
Pour éviter le désherbage chimique, il existe plusieurs méthodes : outre le désherbage à la main ou le désherbage à l’eau chaude, il existe d’autres solutions pour désherber son jardin.
Il faut prévenir la pousse de futures « mauvaises herbes » avec des les solutions préventives : avant la période de dispersion de leurs graines, pensez à dégager ces herbes des zones qui bordent votre potager et qui portent des graminées ou d’autres plantes non désirées.
Au printemps, arrosez la partie de jardin a semer. Laissez pousser les mauvaises herbes et arrachez-les une fois poussées puis semez.


Les différents désherbants écologiques

Le purin d’orties est un désherbant écologique efficace mais pas forcément le plus facile ou agréable à fabriquer du fait de son odeur. voir e Recette pour l’utilisation du purin d’orties
Le purin d’angélique est un autre désherbant écologique également efficace contre les « mauvaises herbes »


Un désherbant écologique : le thermique
·      Utiliser des jets de vapeur bien dirigés est efficace mais vous pouvez aussi prendre un autre désherbant naturel : plutôt que de la jeter, utilisez l’eau de cuisson de vos pâtes alimentaires ; elle a des propriétés de désherbant écologique.

Le désherbant classique
·      Le désherbant le plus respectueux de l’environnement et le plus classique reste le désherbant manuel, désherber à la main une fois que ces plantes ont germé et poussé.
L’eau de cuisson riche en amidon, comme l’eau de cuisson de pommes de terre ou de riz, est à pulvériser sur les mauvaises herbes. Plus la concentration en amidon est forte, plus l’effet est efficace.
Autre méthode de désherbage bien connue : le paillage. Le paillage des plants de légumes avec de la paille, du lin ou même des déchets de tonte ou des herbes arrachées et laissées séchées 4/5 jours au soleil, et aussi une solution limitative.
Pour désherber naturellement une cour ou une allée, un bon verre à mourtade de javel pour dix litres d’eau, l’arroser avec une rampe, répéter cette opération 10 jours après, l’herbe séchera et sera détruite.


Le désherbant pour la pelouse
Pour faire disparaître la mousse verte dans la pelouse, la soupoudrez-la de cendre de bois ou de chaux qui a pour effet de changer le PH de la terre et de faire disparaitre définitivement la mousse.


Pour désherber sur et entre les dalles d’une allée
·      Si vous utilisez des capteurs d’humidité dans votre maison (Rubson), vous pouvez utiliser l’eau qui s’accumule dans le bac de récupération pour désherber vos allées. En effet, cette eau est chargée en sel, récupéré lors de son passage sur le bloc absorbeur. Cette eau salée brûle les mauvaises herbes à moindre coût.

Les purins comme désherbant naturel

Le purin d’orties est très réputé contre les mauvaises herbes. Lire Recette pour l’utilisation du purin d’orties
La fermentation d’orties putréfiés est un très bon désherbant écologique.
Le purin d’angélique, qui est tout aussi efficace contre les pousses indésirables.


Les faux semis comme désherbant naturel
·      Les faux semis est une méthode qui permet de limiter la repousse des adventices. C’est une méthode que les éco-jardiniers apprécient beaucoup et qui est très utile avant l’installation du gazon ou d’un potager.Le faux-semis consiste à d’aérer le sol comme si celui-ci allait être semé, puis d’attendre la pousse des mauvaises herbes pour les retirer avec plus de facilité.

Le désherbage thermique
·      Le principe du désherbage thermique consiste à appliquer une source de chaleur intense, directe ou indirecte, pendant une courte durée, pour provoquer un choc thermique qui fait éclater les cellules végétales de la plante que vous voulez faire disparaitre . De plus en plus, les services de jardinage professionnels ont recours au désherbage thermique.
Le désherbage thermique existe sous plusieurs formes respectueuses de l’environnement et de la santé :
– l’eau bouillante ou la va vapeur d’eau… qui sont les plus simples et plus connues, – les brûleurs à gaz sont une solution efficace et écologiquement intéressante si le gaz utilisé est issu de la filière écologique.
Pour éradiquer les des graines en dormance dans le sol, il suffit d’effectuer quelques passages par an sur les zones concernées par le désherbage qui devient alors un désherbage préventif. Notez qu’en détruisant la plante indésirable, vous ébouillantez aussi les micro-organismes du sol.
attention : l’eau bouillante permet de recycler les eaux de cuisson des légumes, et de détruire instantanément la partie aérienne de la plante (attention cependant aux mauvaises herbes vivaces dont les racines profondes pourront repousser l’année suivante). Toutefois, l’intérêt est bien de recycler l’eau usagée, au regard de la consommation d’eau et d’énergie qu’elle représente. Il est absurde de faire bouillir de l’eau qui ne servirait qu’à désherber, d’autant que cette technique, aux effets immédiats est néanmoins d’une efficacité limitée puisqu’elle n’empêche pas la repousse. Elle ne vaut que pour de toutes petites zones, ou dans le cas d’une herbe mal placée, à éliminer.


Le désherbage à l’eau chaude
Pour désherber vos plates bandes, utilisez l’eau de cuisson des pommes de terre et des pâtes lorsqu’elle est encore bouillante.
Vous pouvez également arroser vos allées avec de l’eau bouillante mélangée avec du gros sel. Mais attention le sel a pour inconvénient de stériliser le sol et de détruire ses micro-organismes.


Le vinaigre blanc comme désherbant naturel
·      Vinaigre blanc en pulvérisation : le désherbant total bio écologique
Du vinaigre tout seul sur des pousses ou plantes coupées d’avances (pour ne pas utiliser des tonnes de vinaigre) : en un jour, plus rien ! C’est tout à fait efficace. C’est encore plus efficace si vous arrosez au soleil. En cas de mauvaises herbes récalcitrantes, utilisez de l’eau très chaude : dès le lendemain elles sont flétries.
A utiliser idéalement sur les terrasses, allées. Dans les massifs, mettre vraiment juste quelques gouttes sur la plante concernée pour ne pas perturber l’équilibre de la terre aux alentours.
Attention > utiliser du vinaigre blanc, n’est pas une méthode avérée. Le vinaigre pénètre dans la plante, mais aussi dans le sol; or le vinaigre détruit les micro-organismes dont les plantes ont besoin pour se développer.
A utiliser sans exagération pour ne pas acidifier le sol pour éliminer la mousse et les mauvaises herbes.


L’Huile essentielle de basilic comme désherbant naturel
·      Huile essentielle de basilic et de citrus.
Certaines huiles essentielles ont des propriétés désherbantes en plus des propriétés bactéricides, insecticides et fongicides connus. Il y a lieu de choisir la bonne huile essentielle qui a l’action voulue. Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées comme désherbant total, d’autres comme anti germinatif. Ajouter du savon liquide bio pour faire une bonne solution avec l’eau. Dilution : 100 ml à 1 litre par hectare en bas volume donc pour 30 à 200 litres d’eau. C’est bio et écologique.


l’eau de cuisson de pommes de terre ou de riz
·      l’eau de cuisson de pommes de terre ou du riz additionnée d’un peu de savon liquide sert de désherbant : elle offre une bonne adhésion aux feuilles des mauvaises herbes….
Source et suite des astuces sur Encyclo-ecolo.com

vendredi 1 janvier 2016

Meilleurs Voeux qu'en 2015...




« Ce n’est que quand il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson que l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible » 

(Indien MOHAWK)


mercredi 30 décembre 2015

Après la Saint Nicolas, la Saint Sylvestre, au gui l'An neuf...



Après la Saint Nicolas, fête qui en France devrait avoir plus d'importance que celle de Noël, ceci écrit en passant...nous avons passées ces dites fêtes de Noël, et,  déjà la Saint Sylvestre nous amène à fêter la nouvelle année. 
Nous en profitons pour vous souhaiter à tous nos meilleurs voeux.
Mais au fait savez-vous quelles sont les origines de cette fête ?
Voulez-vous en savoir plus ?


mercredi 2 décembre 2015

État d’urgence : danger !


« Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et en général il perd les deux ». 
 Benjamin Franklin.

L’état d’urgence décrété le 14 novembre, prolongé pour 3 mois par le Parlement est inscrit dans une loi du 3 avril 1955, adoptée en pleine guerre d’Algérie, donc dans un contexte de répression coloniale exercée sur un peuple entier. La loi a ensuite été utilisée à l’échelle de la France entière en 1961. L’état d’urgence a été proclamé en Nouvelle Calédonie en 1984. Elle fut encore appliquée du 8 novembre 2005 au début de janvier 2006 dans les banlieues des grands centres urbains.
Cet état d’urgence confère des prérogatives d’exception au pouvoir exécutif et administratif. Certes le décret prévu par la loi de 1955 qui permettait la censure de la presse a été supprimé mais le danger persiste. La loi du 3 avril 1955 permet de décréter un couvre-feu, dans certaines zones délimitées et pour certaines plages horaires. Les pouvoirs publics l’avaient amplement utilisée en 2005.
Les deux principaux volets mis en œuvre actuellement concernent les perquisitions administratives et les interdictions de manifestations et rassemblements.
Les perquisitions de domicile peuvent être menées à toute heure du jour ou de la nuit, sans mandat judiciaire. Elles peuvent s’accompagner d’assignations à résidence. Les pouvoirs publics viennent de faire un ample usage de cette possibilité, surtout en direction – selon leurs intentions déclarées – de certains courants de ce qui est appelé désormais « l’islam radical ».
L’interdiction de rassemblements peut concerner des manifestations en plein air, mais également des réunions ou représentations dans des salles de spectacle. Le gouvernement peut dissoudre des associations jugées dangereuses pour l’ordre public.
Déjà les « bavures » et les dérives sont nombreuses.
À tel point que le mercredi 25 novembre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a cru devoir inviter les préfets à mener les perquisitions « dans le respect du droit », preuve qu’il n’a pas toujours été respecté.
Suivant le journal « Le Monde » (24 novembre), les cibles des perquisitions vont bien au-delà de la mouvance djihadiste. Dans certains cas, les observateurs et observatrices ont d’ailleurs bien du mal à saisir la raison de certaines perquisitions, leur lien avec une menace terroriste quelconque. C’était le cas de la perquisition musclée d’un restaurant halal à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).
Le 27 novembre, la Ligue des Droits de l’Homme a souligné qu’après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, le ministre de l’Intérieur a assigné à résidence un des responsables de la coalition climat 21, nouvel exemple que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques et que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.
Des avocats et avocates impliqués notamment dans la défense des personnes assignées à résidence rapportent le manque de motivation de ces mesures. Ainsi, en région toulousaine les autorités se sont contenté d’un « Vu l’état d’urgence… ».
Les manifestations des 28 et 29 novembre à Paris et en régions ont été interdites au motif qu’elles pourraient constituer des « cibles » et que les forces de l’ordre sont occupées à autre chose que leur protection. Mais en même temps, le gouvernement ne demande ni la fermeture des centres commerciaux, ni celle des complexes cinéma ou des musées, ni l’annulation des marchés de Noël et des manifestations sportives.
Le MRAP dénonce en particulier les 58 signalements effectués par la police au parquet – en vue de poursuites – suite à la manifestation pour les droits des migrants qui s’est tenue, malgré une interdiction, le dimanche 22 novembre. Certaines des 58 personnes ne se trouvaient même pas à Paris au moment de la manifestation. La police semble s’être servi de fichiers préalablement constitués et d’une vidéo journalistique. De même, l’arrestation , Place de la République à Paris, dimanche 29 novembre, de plus d’une centaine de personnes a touché des militants syndicaux, des militants associatifs, des militants écologiques qui exerçaient leur droit à revendiquer pour la justice climatique.
Poursuivre des citoyen-ne-s qui manifestent leur solidarité avec des migrants et des réfugiés est un affront à l’esprit civique. Si ces poursuites devaient aboutir, cela laisserait augurer de sinistres perspectives, d’autant plus que certain-e-s n’hésitent pas à créer un amalgame insupportable entre migrants et terroristes.
Toutes ces dérives sont dramatiquement confirmées par la décision du gouvernement français de renoncer à ses obligations liées à la convention européenne des Droits de l’Homme.
Extrêmement préoccupé par les entorses aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, individuelles et collectives le MRAP appelle à la levée de l’état d’urgence et demande que soit garanti le droit de manifester et de s’exprimer publiquement. Il continuera à affirmer haut et fort sa solidarité avec les migrant-e-s et les réfugié-e-s, et toutes les victimes de discriminations.
Dès le 16 novembre, le président François Hollande a annoncé l’élaboration d’un projet qui devrait inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, sans limitation de durée. Jusqu’ici, l’état d’urgence était réglé par une loi ordinaire (celle de 1955) et non par la Constitution elle-même, cette dernière ne prévoyant que l’état de siège, situation encore plus grave.
Non content de vouloir s’affranchir de l’état de droit en demandant aux députés de ne pas saisir le Conseil Constitutionnel, le premier ministre M. Valls, considère que « Nous allons vivre longtemps avec cette menace terroriste » (16/11/15). On perçoit aisément le danger qui consiste à créer un dispositif d’exception… qui risque de devenir rapidement la norme, et dont on ne sortira plus.
L’état d’urgence, "gravé dans le marbre" de la Constitution pour une utilisation illimitée pourrait tomber dans des mains d’un gouvernement dont les objectifs liberticides seraient un danger gravissime pour les droits et libertés, un gouvernement qui n’aurait qu’à utiliser les lois et mécanismes mis en place par ce gouvernement pour imposer son idéologie, réprimer toute opposition démocratique. Le risque est réel de voir le Front National participer à un gouvernement avec une partie de la droite. Fin 2012, les journalistes Eric Mandonnet et Ludovic Vigogne ont rapporté qu’entre les deux tours de l’élection présidentielle des conseillers de N. Sarkozy lui avaient suggéré… de proposer le ministère de l’Intérieur à Marine Le Pen. Pour imposer son idéologie et combattre ses adversaires, pour réprimer toute opposition démocratique, le Front National n’aurait qu’à utiliser les lois et la constitution existantes.
Le MRAP appelle tous les citoyens à s’opposer aux dérives actuelles et à en soutenir les victimes, tous les parlementaires à s’opposer fermement à la « constitutionnalisation » de l’état d’urgence.
Le MRAP appelle toutes les organisations démocratiques à s’unir pour exiger le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales individuelles et collectives.