samedi 15 mars 2014

Exploitation des gaz de schiste en Kabylie : Ferhat Mehenni interpelle François Hollande

Des recherches sur l’annulation d’un permis de forage de Gaz de schiste en Seine et Marne, amène parfois, à prendre connaissance de faits, qui se passent pas si loin de chez nous. Partant du principe que, si ce n’est pas bon pour nous, ce n’est bon pour personne, la lettre de monsieur Mehenni à F.Hollande nous montre que les compagnies pétrolières Françaises peuvent faire ailleurs ce qu’on leur interdit ici, avec l’aval du pouvoir français. A suivre de très près pour connaitre quelle sera la décision du locataire de l’Elysée…..

PARIS (SIWEL) — Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande, le président de l’Anavad, M. Ferhat Mehenni, interpelle le président de la république française auquel il demande « l’annulation du contrat d’exploitation de gaz de schiste dans les eaux territoriales de la Kabylie »; un contrat signé entre la société française CGG-Véritas et l’Etat algérien. M. Mehenni parle d’une « catastrophe humaine et écologique annoncée » qui aura des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé publique en Kabylie. Il n’a pas non plus manqué de souligner que la France, soucieuse de ses propres intérêts, interdit l’exploitation des gaz de schiste sur son propre territoire.
« la France, par principe de précaution et pour la protection de ses populations et de son environnement, s’interdit l’exploitation de ce type de combustible fossile sur son propre territoire pendant qu’elle autorise ses entreprises à le pratiquer en Kabylie ; Ne serait-ce pas là une autre attitude néocoloniale française ? Car, pour des considérations élémentaires d'éthique, il relève d'une telle évidence que ce qui est nocif, nuisible, voire létal pour le peuple français, l'est également pour le peuple kabyle. » Souligne M. Mehenni.

LETTRE OUVERTE de Monsieur Ferhat MEHENNI, Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) au Président de la République Française, Monsieur François HOLLANDE.

Objet : Demande d’annulation du contrat d’exploitation de gaz de schiste dans les eaux territoriales de la Kabylie, octroyé par le régime militaire algérien à la compagnie française «CGG-Veritas»


Monsieur le Président,
En 2010, après la catastrophe écologique et humaine de la plateforme pétrolière Deepwater-Horizon, dans le Golfe du Mexique, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature et ses ressources) avait proposé un moratoire interdisant des forages offshore proches des zones peuplées. En soulignant le caractère extrêmement fragile et vulnérable de l'écosystème du bassin méditerranéen, notamment l’importance socio-économique des milieux naturels marins et côtiers de la Méditerranée, cette organisation internationale avait réitéré ses exhortations pressantes à l'adresse des Etats riverains de la Méditerranée. 
A cet effet, le Congrès Mondial de la Nature, réuni à Jeju, en République de Corée, pour sa session du 6 au 15 septembre 2012, avait par le biais de la résolution WCC-2012-Rec-174-FR, demandé expressément aux Etats Méditerranéens d’encadrer strictement le développement des politiques et des projets d’exploitation pétrolière offshore, en :

• refusant les permis d’exploration ou d’exploitation gazière, pétrolière ou de quelque autre nature, au large de sites naturels qui revêtent une importance nationale ou internationale, si des impacts potentiels et des risques nuisibles sont dûment identifiés ;

• exigeant une application exemplaire de la réglementation, avec des études d’impacts complètes sur la biodiversité et par conséquent refuser ou suspendre tout projet d'exploration ou d'exploitation n’y répondant pas ;

• refusant d’attribuer des permis d’exploration ou d’exploitation gazière, pétrolière ou de quelque autre nature en zone sismique ou à risque naturel connu et clairement identifié ;

Cependant, ignorant toujours les recommandations des organisations internationales, comme à son accoutumée, le pouvoir militaro-mafieux d’Alger qui s’accapare les immenses réserves prouvées en pétrole et en gaz des peuples du Sahara, a annoncé fin 2013, à la surprise générale, sa décision de réaliser son premier forage offshore dans les eaux territoriales de la Kabylie, au large de la ville côtière de Vgayet (ex Bougie).

Ne souhaitant pas vous faire endosser la responsabilité des risques de catastrophe à grande échelle encourus sur le double plan écologique et humain (protection des populations kabyles riveraines des côtes méditerranéennes), par le contrat d’exploitation qui a été attribué le 23/12/2012 par Alger à la société CGG-Veritas (Compagnie Générale de Géophysique-Veritas) de droit français, nous nous permettons, au nom du peuple kabyle, de vous interpeller sur une catastrophe humaine et écologique annoncée.

En effet, il est apparu à nos experts que la mise en œuvre des périlleuses opérations d'exploitation de ces gisements offshore pourrait engendrer des impacts majeurs et présentant des risques bien réels sur la vie des hommes et celle de l'écosystème à très grande échelle. Une catastrophe majeure d'une telle ampleur, si elle advenait, engagerait la responsabilité directe de la France. Aussi, l'Etat français ne saurait ignorer ses responsabilités morales et matérielles inhérentes aux désastreuses conséquences, non maîtrisables, que la mise en œuvre de ce contrat provoquerait.

Monsieur le président,

Du fait que le peuple kabyle ne dispose pas encore d'institutions officielles propres, internationalement reconnues, à même de veiller efficacement à la protection de ses intérêts supérieurs, au nom du peuple kabyle et de son Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle), je vous demanderais d’user des prérogatives que vous confèrent la Constitution et les lois de la République Française pour intervenir d’urgence afin de résilier ce contrat.
Je motive ma présente requête officielle par les considérations suivantes :

Considérations de santé publique, écologiques et environnementales
Les seuls procédés industriels d'extraction de ces gaz de schiste permettant l'exploitation de tels gisements, avec un rendement acceptable, demeurent ceux basés sur la "fracturation » et la « perforation » hydrauliques. Cependant, ces méthodes sont unanimement jugées aussi dangereuses sur le plan sismique que hautement polluantes sur le plan sanitaire. C’est la raison pour laquelle votre ex-ministre de l'Ecologie, Madame Delphine Batho, déclarait le 20 juillet 2012 : "Nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait être mise en œuvre sans dégâts considérables sur l'environnement et avec les risques incalculables pour la santé". En effet, les sources potentielles de risques sismiques et écologiques liés à ce procédé d'extraction sont nombreuses, notamment la mise en œuvre de fluides de fracturation (ou de perforation), composés de produits chimiques cancérigènes, à haut degré de toxicité. Une fois qu’ils atteignent les fonds marins, s'ensuivra la destruction de ces derniers et la contamination à grande échelle de la chaine alimentaire qui portera gravement atteinte à la santé de nos populations.

D’ailleurs, cette technique expérimentée en Angleterre a provoqué, en 2011, les premiers séismes de cette île qui n’en connaissait presque plus depuis 1580. Or, vous n’êtes pas sans savoir que toute la rive Sud de la Méditerranée est sujette à une sismicité des plus redoutables au monde. Quelles pourraient-être les conséquences, y compris sur le Sud de la France, si un mouvement tectonique venait à être provoqué par la mise en pratique de la perforation hydraulique au large de Vgayet ? Il va sans dire que la part de l’imprévisible est susceptible d’en démultiplier les effets dévastateurs.

Considérations juridiques
Les eaux territoriales kabyles ainsi que les richesses naturelles qu’elles recèlent sont une propriété inaliénable de la nation kabyle. Tant que le statut juridique officiel de l’entité kabyle n’est pas encore défini démocratiquement et entériné à travers un suffrage universel de l'ensemble de ses citoyens, elle ne saurait, de quelque manière que ce soit, être définitivement considérée comme partie intégrante de l’Algérie.

En effet, j'ai le devoir de porter à votre connaissance qu'un grave contentieux subsiste toujours entre la Kabylie et les autorités d'Alger. La nation kabyle est en rupture ouverte avec le gouvernement d'Alger et ne prend plus part à ses élections depuis 1999. Aussi, à travers ses mouvements de masse, elle ne cesse de revendiquer officiellement son droit à son autodétermination pour clarifier définitivement son statut juridique tel que le lui confèrent les dispositions des textes et chartes reconnues par le droit international. Le libre exercice de ce droit restituera à la nation kabyle sa dignité et sa liberté et permettra à son peuple de protéger efficacement les ressources naturelles de son territoire au bénéfice de ses générations futures. Par ailleurs, nous le croyons, ceci sera bénéfique aussi bien pour la paix, la stabilité, la coexistence pacifique que pour la prospérité économique des peuples de l’ensemble du pourtour méditerranéen, dont la France. 
Considérations d'éthique
Sur le plan de l'éthique, je considère que ces gisements de gaz de schiste que recèle la Kabylie, s’ils viendraient un jour à être exploités, selon de nouvelles technologies prémunissant la salubrité des populations et ne portant aucunement atteinte à l’équilibre écologique local et l'écosystème, devraient profiter avant tout au peuple kabyle et non à un régime militaire et assassin comme celui basé à Alger. Par ailleurs, votre Premier Ministre, Monsieur Jean Marc Ayrault, vient de déclarer dans une interview accordée au quotidien « Le Parisien » du 02/03/2014, qu’en France « la loi interdit aujourd’hui l’exploitation des gaz de schiste ». Il ajoute : « Il n’y a pas un euro prévu pour la recherche d’une autre technologie dans le programme des investissements d’avenir ». Aussi, me voyez-vous si désappointé d'apprendre que la France, par principe de précaution et pour la protection de ses populations et de son environnement, s’interdit l’exploitation de ce type de combustible fossile sur son propre territoire pendant qu’elle autorise ses entreprises à le pratiquer en Kabylie. Ne serait-ce pas là une autre attitude néocoloniale française ? Car, pour des considérations élémentaires d'éthique, il relève d'une telle évidence que ce qui est nocif, nuisible, voire létal pour le peuple français, l'est également pour le peuple kabyle.
Si le régime colonialiste algérien s’empresse de brader à tours de bras, les richesses naturelles de la Kabylie, c’est en raison de sa conviction que l’avènement d’une Kabylie libre est non seulement inéluctable mais aussi si proche. Il y pratique déjà la politique de la terre brûlée pour y miner l’avenir. Sinon, et ce malgré les conseils de prudence et l’avis négatif unanime de ses propres experts, comment expliquer qu'il s'entête tant à mettre à exécution l’irresponsable projet d’exploitation des gaz de schiste en offshore à Vgayet, par perforation hydraulique, autrement que par sa volonté de malveillance, voire par racisme, envers la Kabylie et le peuple kabyle ?

Monsieur le Président,

Le contrat confié par le pouvoir algérien à la compagnie française CGG-Veritas est une catastrophe humaine et écologique annoncée. Vous en porteriez, si elle advenait, toutes les responsabilités.

La France a mieux à faire qu’à participer à la déprédation des richesses naturelles des peuples sans défense, comme ceux qui n’ont pas encore d’État reconnu. Elle gagnerait largement à aider le camp de la liberté contre celui des dictatures qu’elle a soutenues jusqu’ici. Elle s’honorerait à faciliter l’exercice du droit à l’autodétermination des nations comme celle de la Kabylie. L’émergence de celle-ci sur la scène méditerranéenne ne sera jamais de trop pour œuvrer de concert avec la France et les peuples méditerranéens pour la paix, la stabilité politique comme pour la prospérité économique dans la région.

L’Anavad ne manquera pas, dans les jours à venir, de proposer un moratoire à la communauté internationale pour que les pays et les entreprises étrangères s’interdisent de contracter avec le régime militaro-mafieux et illégitime d’Alger dans le domaine de l’exploitation des richesses minières kabyles.
Avec toute ma considération personnelle.

Paris le 10/03/2014
Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad)

(Source  Siwel)




jeudi 13 mars 2014

L'interdiction des insecticides néonicotinoïdes sur la balance ?

Strasbourg - Le Parlement européen a adopté mardi un texte, sans valeur législative ou juridique, qui prône de revenir sur l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes, actuellement en vigueur dans l'UE.

Le texte d'apparence anodine et destiné officiellement à défendre le secteur horticole en Europe, était porté par la conservatrice britannique Anthea McIntyre, une eurodéputée connue notamment pour ses positions pro-OGM.
Le rapport dit d'initiative parlementaire, a été adopté par 354 voix pour, 285 contre et 21 abstentions.
Après avoir noté que l'horticulture représente 18% de la valeur totale de la production agricole de l'UE, le texte suggère plusieurs moyens pour aider et renforcer ce secteur.
Il faudrait «réexaminer l'interdiction actuelle de certains néonicotinoïdes», affirme notamment le rapport qui souligne également que «les techniques génomiques actuelles peuvent être efficacement utilisés dans les programmes d'amélioration des cultures horticoles».

Sur base d’une évaluation par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), la Commission européenne a décidé, en avril dernier, de limiter temporairement l’utilisation de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) jugés nuisibles à la santé des abeilles.
En l'absence d'un accord entre les Etats membres, l’exécutif a interdit pendant deux ans ces substances pour le traitement des semences, des sols (granulés) et pour les applications foliaires sur les plantes et les céréales attractives pour les abeilles.

Cette interdiction est entrée en vigueur le 1er décembre 2013. Elle est contestée devant la Cour de justice de l'UE par deux fabricants de ces produits: le suisse Syngenta et l'allemand Bayer.
Syngenta produit Cruiser, un pesticide contenant du thiaméthoxame, l’un des trois néonicotinoïdes prohibés.
L'imidaclopride de Bayer a aussi entretemps été épinglé par l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) pour le risque qu'il fait peser «sur le développement du système nerveux humain»
Quinze Etats membres (dont la France et l’Allemagne) avaient voté en faveur des restrictions visant les trois insecticides, huit avaient voté contre (dont le Royaume-Uni, l’Italie et la Hongrie) et quatre s'étaient abstenus.

© 2014 AFP

mardi 18 février 2014

Déclaration de soutien au viticulteur bio Emmanuel Giboulot

Deux pétitions à signer pour soutenir un viticulteur qui refuse d'utiliser des pesticides

Cher Emmanuel Giboulot,

Vous pouvez compter sur notre soutien sans faille dans l'épreuve que vous traversez.
J'estime que, au vu du contexte, il est absurde que vous soyez aujourd'hui convoqué devant le tribunal correctionnel.
C'est pourquoi je tiens à vous faire savoir que nous sommes des centaines de milliers à vous soutenir, et à encourager notre entourage à faire de même.
Permettez-moi de vous souhaiter, à vous et à votre famille, de surmonter cette épreuve avec sérénité. Soyez fier du bel exemple que vous donnez à tous les agriculteurs de France – biologiques ou conventionnels – et à tous les citoyens, et de votre attitude responsable face aux menaces qui pèsent aujourd'hui sur les abeilles.
C'est notre conviction totale, et j'espère que les milliers de lettres de soutien comme la mienne que vous recevrez vous apporteront le réconfort que vous méritez. C'est la moindre des choses dans un pays qui a un tel patrimoine environnemental à protéger, et où pourtant la biodiversité est si gravement menacée.

Solidairement,






Emmanuel Giboulot



Abandon des poursuites contre Emmanuel Giboulot, 
viticulteur Bio ayant refusé l'épandage de pesticides


Aujourd'hui, un viticulteur encourt 30.000 euros d'amende et 6 mois d'emprisonnement pour avoir refusé de traiter, à titre préventif, sa propre production avec des pesticides .
Retour sur une affaire étonnante qui révèle l'incompatibilité et l'incompréhension entre deux modes de production agricole : le conventionnel et la biodynamie.
Juin 2013 : dans le cadre de la lutte contre un insecte vecteur d'une maladie de la vigne, la cicadelle (Scaphoideus titanus), agent vecteur de la flavescence dorée, un arrêté préfectoral impose "dans toutes les vignes en production ou non (...) une application unique d'un insecticide disposant d'une autorisation de mise sur le marché pour cet usage." Ceci sur "l'ensemble des vignobles de la Côte d'Or excepté ceux du Châtillonnais et de l'Auxois".
Emmanuel Giboulot, viticulteur engagé en biodynamie, un mode de culture relativement proche de l'Agriculture Biologique, exploite 10 ha de côtes-de-beaune et de hautes-côtes de nuits. Or, la biodynamie rejette catégoriquement l'épandage préventif de pesticides. C'est pourquoi, au début de l'été 2013, il refuse de traiter ses vignes contre la flavescence dorée, comme l'exige l'arrêté.
Comme d'autres viticulteurs qui s'y opposent, il s'expose alors aux dispositions pénales prévues à l'article L 251-20 du code rural et de la pêche maritime, c'est à dire "six mois d'emprisonnement" et "30.000 euros d'amende", rien que ça.
Emmanuel Giboulot, exploitant bio, est alors contrôlé par la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf), fin juillet et fait aujourd'hui l'objet d'une convocation devant le délégué du procureur de la République du tribunal d'instance de Beaune pour infraction au Code rural."
La comparution devant le tribunal de Beaune initialement prévue le 12 décembre a été reportée,,,

Nous demandons l'abandon pur et simple des charges retenues contre Emmanuel Giboulot.

Signez et partagez cette pétition avec le plus grand nombre, l'éthique ne doit pas se soustraire à l'Etat.

Merci pour votre attention.



Quand la biodynamie est rattrapée par le système productiviste et conventionnel 

Emmanuel Giboulot se défend : utiliser un insecticide tuerait aveuglément tous les insectes de ses vignes, or son mode de production se base notamment sur des auxiliaires pour prévenir les ravageurs et certaines maladies.
De plus, son exploitation n'utilise aucun pesticide depuis 43 ans et n'a jamais contribué à la propagation de la flavescence dorée. Enfin, il s'agit d'un traitement préventif et non curatif : "Je ne voulais pas utiliser de produits chimiques dans mes parcelles, que ma famille cultive en bio depuis 1970", indique Emmanuel Giboulot, soulignant le dilemme auquel sont confrontés nombre d'exploitants.
Pour les viticulteurs bio, un seul insecticide permet de lutter contre la cicadelle tout en conservant leur label : le Pyrevert, à base de pyrèthre naturel – extrait des fleurs séchées du chrysanthème. "  Mais cet insecticide n'est pas sélectif : il tue non seulement la cicadelle mais aussi la faune auxiliaire nécessaire aux équilibres naturels dans le vignoble, dénonce le viticulteur. Il détruit par exemple le typhlodrome, un acarien prédateur naturel des araignées rouges qui se nourrissent de la sève de la vigne."


Or, "le Pyrevert, même s'il est d'origine naturelle, est nuisible pour l'environnement : c'est un neurotoxique qui peut affecter les insectes, mais aussi les oiseaux, les animaux et même les viticulteurs selon les doses utilisées", confirme Denis Thiery, directeur de l'unité santé et agroécologie du vignoble à l'INRA. Mais pour Olivier Lapôtre, chef de service à la Draaf Bourgogne, "cette maladie, la flavescence dorée, est la plus grave de la vigne. Elle ne contribue pas à faire baisser le rendement, elle est tout simplement mortelle". 11 hectares de vignes ont été arrachées en 2012 à cause d'elle et il n'est pas question de prendre le moindre risque pour les vignobles voisins alors que trois cas ont détecté trois cas en Côte d'Or cette année. Pour Séverin Barioz, directeur de la confédération des appellations de Bourgogne (CAVB), les viticulteurs ne peuvent se soustraire au traitement : "Cela ne fait plaisir à personne de traiter. Mais il faut éradiquer cette maladie afin de stopper la propagation. D'ailleurs, cette problématique est aussi présente pour les côtes-du-rhône qui vont être obligés d'arracher des ceps." Aujourd'hui la profession est divisée. D'un côté, elle est apeurée par les ravages de la flavescence dorée qui peuvent anéantir des années de travail, ils voient donc d'un mauvais oeil le "laxisme" de leurs collègues engagés en agriculture bio ou biodynamique qui refusent la mesure préventive.
En effet, ceux-ci pourraient favoriser l'extension de la maladie et rendre son contrôle difficile avec des dégâts importants. D'un autre côté, le risque n'est peut-être pas aussi étendu qu'annoncé, en témoignent les 40 ans d'exploitation sans traitement d'Emmanuel Giboulot. Mais c'est surtout la peine encourue qui est clairement disproportionnée : comment peut-on sérieusement infliger une sanction aussi lourde à un viticulteur qui a finalement rien fait de mal, alors que sur des affaires bien plus dramatiques, le laxisme pénal est devenu monnaie courante en France ? 
La justice tranchera cette question mais cette affaire montre une fois de plus l'incompatibilité flagrante entre le mode de production conventionnel, relativement simpliste dans sa démarche : tout risque est écarté par un traitement phytosanitaire préventif, massif et large (peu importe les conséquences sur les écosystèmes et les populations) et des modes de production bien plus pertinents, exigeants et durables et qui ont nourri l'humanité avec un certain succès pendant des millénaires.

Source : http://www.notre-planete.info/actualites/3876-vin-refus-pesticide-prison


Le Sénat rejette l’interdiction du maïs OGM



Il faut faire un pétition pour supprimer cette assemblée de vieux gâteux payés à vie par nos impôts ! 
Y en a marre.. Déjà, ils protègent S. Dassaut qui n’a pas une casserole, mais toute une batterie aux fesses, et maintenant ils autorisent le maïs OGM alors qu’ils savent très bien que la majorité de la population n’en veut pas !

Le Sénat a rejeté lundi 17 février une proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique en France, compliquant le contre-la-montre du gouvernement pour arriver à ses fins avant les semis de mars.

Les sénateurs ont adopté à une courte majorité (171 voix pour, 169 voix contre) une motion d’irrecevabilité déposée par l’UMP Jean Bizet contre la proposition de loi d’Alain Fauconnier, notamment grâce au soutien du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), composé majoritairement de radicaux de gauche. La proposition de loi a donc été rejetée, et ne sera pas transmise à l’Assemblée.

Quel était l’objet du texte ?

Ce texte, soutenu par le gouvernement, visait à sécuriser juridiquement l’interdiction du maïs MON 810, que certains producteurs veulent planter dès les premiers semis, vers le 15 mars. Le Conseil d’Etat a en effet annulé l’été dernier un arrêté d’interdiction, datant de 2012, de cet OGM produit par l’américain Monsanto, et dont le renouvellement d’autorisation est en cours d’examen par l’Union européenne.

Il s’agissait aussi d’interdire par avance le maïs TC1507, du semencier Pioneer, qui pourrait être autorisé par Bruxelles : les Etats ont été majoritairement opposés à ce feu vert, mais ils n’ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d’autorisation des OGM.


Pourquoi a-t-il été rejeté ?

Mais, pour le sénateur UMP qui a présenté la motion d’irrecevabilité, ce texte « est contraire à plusieurs dispositions constitutionnelles, légales, ou réglementaires » puisqu’il vise « clairement à contourner l’annulation des clauses de sauvegarde par le Conseil d’Etat », et respecte « encore moins le droit européen ».

Quelles solutions pour le gouvernement ?

Si le gouvernement veut qu’un texte identique soit étudié à l’Assemblée – où il aurait de fortes chances de passer, puisque le PS y détient la majorité absolue –, il faudra qu’il demande à un député de déposer une proposition de loi similaire.

(Source : Le Monde/Planète)


Y en assez effectivement de tous ces pantins...qu'ils soient de droite ou de gauche (de toutes les manières) ils ne nous amusent pas, car en définitive ils avancent toujours comme des crabes, énergie nucléaire, Gaz de shiste, OGM etc tout profite avec le temps à de grosses entreprises des U.S.A.
Dans quel monde vivons-nous? Mais rien ne peut plus nous étonner...la corruption est aujourd'hui banalisée, les intérêts des citoyens et citoyennes ne sont même plus respectés par ces représentants politiques (dits français) qui ne représentent que des intérêts liés au lucre et qui s'engraissent sur la richesse de notre pays, le patrimoine disparaît petit à petit, les dettes s'accumulent et ce sont toujours les citoyens et citoyennes qui en font les frais...quant aux politiques ils ont des privilèges, des acquis, des indemnités, des pensions (au bout de quelque années pour les parlementaires par exemple) etc et pendant ce temps là  les administrés serviles se font ponctionner comme jamais, perdent leurs acquis, se voient obligés de travailler plus pour avoir moins de droits pour la retraite...?...moins de travail, plus de misère, plus d'injustice flagrante et intolérable dans un pays comme la France.

Et, puis nous avons le spectre du traité transatlantique qui va nous arriver sur le coin de la gueule et là même cinéma tout se passe en coulisses...
Ce n'est pas pour rien que le président élu avec des promesses de changement a été (à nos frais) faire un tour aux U.S.A. décidément ce pays ne sait plus quoi faire pour nous entraîner dans une catastrophe sociale sans précédent et pour le seul profit de quelques riches qui semblent aujourd'hui vouloir tirer profits de toutes choses...on a eu l'AGCS etc etc... en fait tout le mal d'un pays qui à les écouter nous veut que de bien...

Mais il faudra bien qu'un jour les traitres soient punis comme ils le méritent dans cette troisième guerre mondiale économique qui fait des ravages irréversibles au niveau social... c'est une guerre insidieuse, terriblement liberticide il n'y a qu'à ouvrir ses yeux pour voir dans quel monde nous vivons actuellement et ceci est que le début...dans ce cercle infernal la recherche d'un déséquilibre économique de notre pays est plus qu'évident...il faudra bien effectivement que sonne l'heure des comptes un jour ou l'autre...pour le moment on veut nous imposer une politique inacceptable pour l'ensemble des citoyens et citoyennes (sauf bien évidemment pour ceux qui en tire quelque chose...), le maïs OGM est un exemple, on nous amuse en s'opposant aux OGM mais dans la pratique quels sont les produits qui sont actuellement vendus à base d'OGM?
Il est temps aussi de surveiller les étiquettes afin de ne pas consommer des produits OGM dont en finalité on ne connaît pas réellement les conséquences pour la santé, et puis par principe il y en a assez d'être pris pour des dindons.

(A suivre)

lundi 10 février 2014

Adieu Marius...

Adieu Marius petite girafe du zoo de Copenhague les "humains" ont décidé que tu n'avais pas le droit de vivre...une photo résume à elle seule la bêtise humaine.

Voir le post passé dimanche. 

"Le girafon a été exécuté avec un pistolet d'abattage en début de matinée", a indiqué à l'AFP le porte-parole du zoo, Tobias Stenbaek Bro, ajoutant:  "Il a été abattu à 9 heures 20. Cela s'est passé comme prévu".
L'autopsie s'en est suivie, à laquelle étaient conviés les observateurs souhaitant y assister.
L'animal finira dépecé pour nourrir les fauves, ainsi est le destin de Marius...

Simpelthen groteskt...


dimanche 9 février 2014

Un girafon en parfaite santé promis à une mort certaine à Copenhague


L’horreur de la bêtise des humains qui se donnent le droit de vie et de mort sur les autres animaux pour des raisons stupides… Ainsi Marius un girafon  pourtant en pleine forme va être abattu, autopsié, dépecé et donné à manger aux autres animaux!


 Ce girafon d’un an et demi en parfaite santé est promis ce jour à l’euthanasie au zoo de Copenhague, malgré des protestations d’amoureux des animaux au Danemark.
Marius doit être exécuté avec un pistolet d’abattage dans la matinée, puis autopsié, et enfin dépecé pour nourrir les fauves.

    Le zoo a longuement expliqué sur son site internet mercredi qu’il n’avait pas d’autre choix que de ne pas laisser le girafon devenir adulte. Dans le cadre de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), il est en effet tenu d’éviter la consanguinité entre girafes.

    Or, la castration a été jugée plus cruelle et aurait « des effets indésirables ». Et la réintroduction dans la nature est un processus qui a peu de chances de réussir et qui, dans le cas des girafes, n’est pas souhaité par les pays africains. Pour des raisons génétiques, Marius n’a pas pu trouver refuge dans l’un des autres établissements du réseau de l’EAZA qui en compte 300.

    L’idée de sa mort a révolté des internautes. Samedi soir, plus de 3.200 d’entre eux étaient inscrits à un groupe Facebook appelé « Sauvez Marius ». Plus de 2.500 avaient signé une pétition en danois sur skrivunder.net et près de 2.300 une autre pétition, en anglais, sur thepetitionsite.com.

Photo : © KELD NAVNTOFT / SCANPIX DENMARK/AFP

    Cependant, la campagne en faveur du girafon a été ignorée par les deux principales associations de défense des animaux danoises, Dyrenes Beskyttelse (« protection des animaux ») et Anima (pour le véganisme). Le zoo de Frösö, à Ostersund (Suède), qui n’est pas membre de l’EAZA, a révélé samedi au quotidien suédois « Expressen » avoir demandé sans succès à récupérer Marius.

Interrogé par ce même journal, un responsable de l’Association des zoos suédois, Jonas Wahlström, a dit comprendre l’euthanasie, mais s’est étonné de l’autopsie. « Si on annonçait ça dans les zoos suédois, je crois que le personnel se ferait presque lapider », a-t-il estimé.

vendredi 7 février 2014

Cavanna l'immortel


Cavanna ne mourra jamais !

Père Lachaise, 6 février 2014. Et voilà ! Cavanna, l’écrivain, le philosophe, le dessinateur s’est tiré... Définitivement.

 C’est con pour un mec de cette trempe de finir comme tout le monde, "à la décharge" comme il disait. Il y en avait du monde pour lui témoigner affection et admiration !

De la tristesse évidemment de voir un type pareil terrassé par cette chienne de vieillesse qui te torture crescendo pour ensuite te refiler, bousillé, à la grande faucheuse qu’il qualifiait lui-même de "hideuse". T’as beau résister, t’as beau te débattre, t’as beau chialer, elle te r’garde même pas la salope, elle s’en contrefout de tes cris, de tes insultes ou de tes gémissements, elle t’enlève des lambeaux de vie en ricanant, elle te retire un à un tous tes droits à la vie acquis à la naissance, et qui plus est en t’humiliant. Ce serait quand même moins pire de crever en bonne santé, non ?

Bon, Cavanna s’est tiré mais à l’évidence il n’est pas mort. Et tous ceux qui ont pu, la voix tremblante d’émotion, dire quelques mots, l’ont confirmé. Wolinski, lui, n’a rien pu dire. 
C’était trop fort, trop viscéral, ça le prenait aux tripes, à la gorge jusqu’aux yeux. Il l’aimait tant son ami Cavanna, son découvreur, son complice de toujours. Alors après la famille qui a dit tout son amour pour ce père singulier, ce grand-père intimidant (papy moustache), pour cet homme tellement impressionnant mais au cœur si grand que tous y trouvaient leur place, ce fut au tour des Delfeil de Ton (ex hara kiri), Charb (Charlie Hebdo), Siné (ex Hara Kiri), Denis Robert (journaliste qui prépare un film sur lui), Jacques Martin (Maire de Nogent-sur-Marne où il a grandi), Michèle Bernier (la fille de Choron), son éditeur, et d’autres amis ou lecteurs anonymes, d’évoquer sans grandiloquence mais avec humour et une bonne dose d’émotion, les couleurs vives de l’homme qu’ils ont aimé : "l’anti-faux-cul par excellence",  le républicain viscéral (qui ne remerciera jamais assez l’école publique et laïque de lui avoir ouvert les portes du savoir), le dévoreur de curés et d’autres "monstruosités" (chasseurs, drogue, pub, corrida, zoos et j’en oublie), le défenseur acharné de la langue française et de son orthographe, le pourfendeur de l’irrationnel, du conformisme et de ses conventions, rebelle à toutes les doctrines, le passionné de sciences, celles qui font progresser l’humanité (comme la lutte contre le vieillissement), le philosophe utopiste et l’écrivain rabelaisien, l’amoureux insatiable des femmes. 

Bref, un sacré bonhomme que quelques unes de ses musiques préférées (Brassens, Moustaki et de belles canzoni italiane) ont accompagné tout au long de l’hommage poignant qui lui a été rendu. En cet après-midi on ne peut plus maussade, Cavanna a finalement gagné l’immortalité.... mais il ne le saura jamais.

Michel Taupin