Une chercheuse, spécialiste des cancers professionnels, a refusée la Légion d'honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot pour dénoncer l'indifférence qui touche la santé au travail et l'impunité des crimes industriels.
Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, demande à la ministre d'intervenir pour la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels.
Annie Thébaud-Mony, qui est aussi la Présidente de l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales,
veut que sa démarche soit un appel tout autant à la mobilisation citoyenne, que vis à vis des parlementaires et du gouvernement, pour que soient respectés les droits fondamentaux à la vie, à la santé, et à la dignité,
"Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (...), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques..."
"Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale"... dit-elle dans sa lettre à la ministre.
Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France,(qui lutte pour la défense des travailleurs de l'amiante) évoque par ailleurs la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets) .
La carrière de cette chercheuse a été bloquée pendant dix ans !
Elle plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.
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dimanche 5 août 2012
lundi 23 juillet 2012
La véritable histoire de la corrida
Par "La vraie Gavroche"
"L'autre matin, j'écoutais l'émission de Jean-Noël Jeanneney, « Concordance des temps, sur France Culture, consacré à la corrida.
Dans cette émission était invité Éric Baratay, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Jean Moulin Lyon 3 depuis 2001, et spécialiste de l'histoire des relations hommes-animaux, principalement aux époques moderne (XVIe-XVIIIe siècles) et contemporaine (XIXe-XXIe siècle).
Il venait pour parler de son livre Le Point de vue animal, une autre version de l'histoire, paru au Seuil ce printemps. Mais aussi, bien sûr, de la corrida.
Pour justifier la perpétuation de la barbarie taurine, les aficionados prétendent qu'il s'agirait d'une « tradition séculaire ». C'était d'ailleurs l'argument avancé par Nicolas Sarkozy et son ministre de la « Culture » (je sors les banderilles …) pour inscrire la corrida dans le « patrimoine culturel » de la France. J'en ai parlé sur mon blog :
Ce qu'est la "culture en France"
Le patrimoine culturel de la France
Dans la réalité, la corrida a des origines :
aristocratiques : après l'interdiction des tournois par le pouvoir séculier et par l'Eglise, les chevaliers en armure ont remplacé leurs adversaires humains par des taureaux, qu'il s'agissait de dézinguer à la lance. Ils sont en quelque sorte les ancêtres des picadors d'aujourd'hui. La noblesse guerroyant à cheval, y voyait un excellent moyen de s’entraîner. Elle s'est finalement lassée de ces pratiques, jugées peu civilisées, et les a laissées au bon peuple.
Car parallèlement à cette tauromachie de luxe, va débuter une tauromachie pédestre et populaire, juste au moment où les aristocrates se désintéressent peu à peu de leurs petits jeux, à la fin du XVIIIe siècle. Et ce sont les ouvriers des abattoirs qui, avant de tuer les animaux, vont « s'amuser » un peu avec. Histoire de joindre l'utile à l'agréable. Juchée sur les toits, la foule assiste à ce spectacle au grand désarroi des autorités, laïques et religieuses, qui tentent d’interdire pendant deux siècles ces pratiques non pour des raisons humanitaires, mais pour mettre un terme aux dégâts occasionnés, et au « déchainement des passions » populaires.
Et peu à peu ce "divertissement" devient une profession à part entière. Les premiers toreros rémunérés sont donc d’anciens employés des abattoirs. De 1730 à 1750, la corrida va se codifier.
Une « invention » espagnole, donc, andalouse plus précisément, (les mêmes qui ont inventé l'Inquisition) dont la « technique » est fixée par le matador Pepe Hillo, dans un traité de 1796, sobrement intitulé La Tauromaquia o el arte de torear de pié y a caballo.
Si la corrida hérite des tauromachies aristocratiques le goût du sang et la recherche de la somptuosité, d’importantes différences sont à mentionner :
la création d’un animal spécifique (le taureau de combat)
la réapparition des arènes, qui pour beaucoup d'entre elles, servaient jusque là d'habitation aux plus pauvres
un but commercial
La technique du combat est élaborée de sorte que la mort de l’animal soit lente, sans quoi il n’y aurait point de spectacle. Il s’agit de « maintenir la vie dans la souffrance », selon la définition que Michel Foucault donne de la torture. Chaque combat dure quinze minutes, et une corrida comprend donc une série de mises à mort (à Madrid, après 1750, on tue six taureaux le matin et douze l’après-midi). Au siècle des Lumières, les récits de voyageurs allemands, anglais et italiens expriment de manière dominante un sentiment de répulsion face à la corrida, « spectacle » obligé pour les voyageurs. Pour les philosophes des Lumières, la corrida « ne devrait avoir que des bourreaux pour apologistes »
Au XIXe siècle, malgré une vive opposition à la corrida, de la part de Victor Hugo, Émile Zola, Victor Schoelcher, ou José Maria de Heredia, tous également opposés à la peine de mort, se construit en France – dans les milieux intellectuels - une « Espagne romantique » dans laquelle les toréadors occupent une place de choix. La corrida entre dans la littérature française, notamment sous la plume de Théophile Gautier, Alexandre Dumas et surtout Prosper Mérimée, ami personnel de l'impératrice Eugénie de Montijo. On constate que le mélange des genres n'est pas nouveau chez nous.
Car après le vote de la loi Gramont , en 1850, qui interdit les mauvais traitements perpétrés en public contre des animaux domestiques, promulguée grâce à la force de l’argument selon lequel la violence envers l’animal comprend en elle-même son extension à l’homme, Napoléon III fera une exception : pour les taureaux de corrida. Il faut dire qu'il était marié à l'impératrice Eugénie. Ça explique.
Et dans la foulée, ce sont les organisateurs de corridas qui vont tenter d'importer la barbarie partout en France : à Paris, à Dunkerque. Devant le peu de succès rencontré, ils vont concentrer leurs efforts dans le sud de la France, qui n'est donc pas vraiment une terre « naturellement » tauromachique...
Avant la Seconde Guerre mondiale sont élaborées toutes sortes de théories. L’Histoire de l’œil (1928) de Georges Bataille met en lumière l’érotisme morbide de la corrida. La mode est au mythe, et une interprétation « sacrificielle » est lancée en France par Henri de Montherlant dans Les Bestiaires (1926), puis par Michel Leiris dans Le Miroir de la tauromachie (1938).
Bon évidemment, tous les deux ont ensuite renié la corrida, qualifiée de « muflerie et sauvagerie » par le premier, de « snobisme » par le second … Comme quoi, tout le monde peut se tromper... Le tout est de le reconnaître.
Bref, tout est mis en place pour trouver des justifications... En un mot comme en cent, la corrida est une activité lucrative parée d'intellectualisme frelaté : « le combat de l'esprit contre la force brute »... le prétendu « danger pour l'homme » (entre 1950 et 2000 : un torero mort pour 45 000 taureaux, un match inégal)
Et on en arrive à notre époque :
En avril 1951, la corrida acquiert dans le droit français un statut dérogatoire : devant tomber sous le coup de la loi contre les actes de cruauté perpétrés en public contre des animaux domestiques, elle bénéficie d’une dérogation « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». Sarkozy et son ministre de la "culture" n'ont rien inventé...
Toutes ces théories esthétisantes, ou qui se réfèrent à une prétendue « tradition », ne font que mieux souligner la brutalité de la corrida, car préciser que la violence est “mise en scène” ou “théâtralisée”, c’est reconnaître qu’elle est voulue, organisée, et délibérément exacerbée. Comme le savent les taureaux martyrisés, les sévices qu’on leur inflige ne sont pas fictifs, mais bien réels.
Eric Baratay était donc invité pour parler, pour une fois, de l'animal dans cette triste histoire.
Ainsi, il évoquait les propos d'un commentateur « sportif » des années 50 : « Très belle mise à mort, le taureau donne des signes évidents d'asphyxie, mais il est toujours debout... »
Selon les travaux des vétérinaires depuis trente ans, les taureaux, prétendument « sauvages », ne sont que des animaux domestiques, tout comme ceux qu'on voit brouter paisiblement dans nos prés... Et contrairement aux déclarations des aficionados, ils souffrent.
Le stress de ces taureaux commence avec « l’afeitado », une pratique qui consiste à scier plusieurs centimètres de corne pour éviter tout risque aux toreros, voilà qui démolit le prétendu « acte héroïque » de ces pingouins en costume moule-boules ridicule... Or, les cornes sont au taureau ce que les moustaches sont au chat : elles l’aident à se repérer dans l’espace. Leur mutilation brutale brouille les repères et la coordination de l’animal. Cette opération illégale, pratiquée clandestinement, provoque une intense souffrance, puisque la partie innervée de la corne est mise à vif. Et du coup, le taureau ne s'en servira pas contre son tortionnaire... Imaginez deux secondes qu'on vous lime les dents sans anesthésie...
En Espagne, la confédération des professionnels de la tauromachie, a d'ailleurs fait grève, il y a quelques années, pour s’opposer aux inspections vétérinaires destinées à vérifier, entre autres, que les cornes n’étaient pas sciées, au prétexte que les vétérinaires n'étaient pas assez expérimentés. Mais on peut aussi y voir une simple affaire de gros sous : il faut savoir qu’un matador professionnel gagne jusqu’à un million d’euros par an, et la vente de tickets rapporte plus d’un milliard d’euros chaque année …
Le stress des taureaux continue quand ils sont parqués dans l'attente d'entrer dans l'arène. Dans un espace clos, alors qu'ils vivaient dehors, dans le noir, pour qu'ils soient aveuglés en sortant, ils attendent, entendent les meuglements de leurs congénères qu'on tue, les cris des gens sur les gradins, ils sentent les phéromones de peur et d'angoisse, les odeurs de mort des cadavres qu'on emmène...
Le stress continue encore quand enfin ils sortent : désorientés, puisqu'on leur a coupé les cornes, souvent, pour échapper aux cris, au bruit, ils courent au milieu de l'arène pour s'en éloigner, ou terrifiés, se précipitent sur les gradins …
Et enfin, au cours de ce « spectacle », chaque taureau reçoit en moyenne entre 1,80 m et 2 m d'acier dans le corps. Dans des endroits sensibles, douloureux, leur système physiologique étant semblable à celui des humains...
Car comment se déroule une corrida type ?
Deux picadors montés sur des chevaux aux yeux bandés affaiblissent d’abord le taureau en lui plantant une longue pique entre les épaules, de façon à cisailler le ligament de la nuque et empêcher le taureau de redresser la tête. Ils remuent les piques pour provoquer une hémorragie conséquente.
Et il arrive parfois que les chevaux payent le prix fort. Baratay racontait qu'il y a peu, on remettait les entrailles dans le ventre du cheval blessé, on bourrait tout ça de paille, on recousait, et hop, on le renvoyait dans l'arène... (vous vous souvenez sans doute des terribles images de la mort de Xelim, le cheval du tueur Rui Fernandez à Séville, ce printemps...)
Mais comme le spectacle ne doit pas finir trop vite, il faut que le public en ait pour son fric) les picadors arrêtent avant que le taureau succombe. Ils cèdent la place aux peones, qui continuent la torture à coups de banderilles. Ces harpons, une fois enfoncés dans la chair, vont se balancer à chaque mouvement de l’animal, histoire de lui faire comprendre qui est le patron...
Enfin, quand le taureau n'a plus la force de les poursuivre, le matador (« tueur » en espagnol) peut enfin entrer en scène. Après avoir provoqué quelques charges de la part du taureau épuisé et mourant, il tente de le tuer avec son épée. Souvent, l’arme ne pénètre qu’à demi, transperçant un poumon, sectionnant une artère. Il faut alors achever l’animal en sectionnant la moelle épinière. Comme il arrive que le torero soit maladroit, le taureau est parfois encore vivant quand il est traîné par les cornes hors de l’arène. Pour clore le spectacle, les oreilles et la queue du taureau peuvent aussi être tranchées dans le vif et offertes aux spectateurs.
Tout cela, c'est ce que les aficionados appellent « un acte d'amour » entre le taureau et l'homme.
Alors que le gouvernement Sarkozy avait inscrit cette pratique barbare dans le patrimoine culturel français, un sondage de mai 2010 donne 66 % des français opposés à la corrida. Ce qui étonne, dans une société où la voix des médias, largement favorable à la corrida, fait oublier qu’ils ne sont pas nécessairement le reflet de la pensée du plus grand nombre, mais celui d’une classe sociale encore séduite par l’esthétisation de la violence.
Du pain et des jeux pour le bon peuple, vieille antienne.
Bibliographie :
- Eric BARATAY, Le Point de vue animal, une autre version de l’histoire, Seuil, 2012.
- Eric BARATAY et Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida, PUF, 1995.
- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle, Éditions Connaissances et savoirs, 2005.
- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida de A à Z, Alan Suttons eds, 2010.
- Bartolomé BENASSAR, « Pourquoi l’Espagne a inventé la corrida ? », L’Histoire, mars 1993."
"L'autre matin, j'écoutais l'émission de Jean-Noël Jeanneney, « Concordance des temps, sur France Culture, consacré à la corrida.
Dans cette émission était invité Éric Baratay, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Jean Moulin Lyon 3 depuis 2001, et spécialiste de l'histoire des relations hommes-animaux, principalement aux époques moderne (XVIe-XVIIIe siècles) et contemporaine (XIXe-XXIe siècle).
Il venait pour parler de son livre Le Point de vue animal, une autre version de l'histoire, paru au Seuil ce printemps. Mais aussi, bien sûr, de la corrida.
Le point de vue animal
Pour justifier la perpétuation de la barbarie taurine, les aficionados prétendent qu'il s'agirait d'une « tradition séculaire ». C'était d'ailleurs l'argument avancé par Nicolas Sarkozy et son ministre de la « Culture » (je sors les banderilles …) pour inscrire la corrida dans le « patrimoine culturel » de la France. J'en ai parlé sur mon blog :
Ce qu'est la "culture en France"
Le patrimoine culturel de la France
Dans la réalité, la corrida a des origines :
aristocratiques : après l'interdiction des tournois par le pouvoir séculier et par l'Eglise, les chevaliers en armure ont remplacé leurs adversaires humains par des taureaux, qu'il s'agissait de dézinguer à la lance. Ils sont en quelque sorte les ancêtres des picadors d'aujourd'hui. La noblesse guerroyant à cheval, y voyait un excellent moyen de s’entraîner. Elle s'est finalement lassée de ces pratiques, jugées peu civilisées, et les a laissées au bon peuple.
Car parallèlement à cette tauromachie de luxe, va débuter une tauromachie pédestre et populaire, juste au moment où les aristocrates se désintéressent peu à peu de leurs petits jeux, à la fin du XVIIIe siècle. Et ce sont les ouvriers des abattoirs qui, avant de tuer les animaux, vont « s'amuser » un peu avec. Histoire de joindre l'utile à l'agréable. Juchée sur les toits, la foule assiste à ce spectacle au grand désarroi des autorités, laïques et religieuses, qui tentent d’interdire pendant deux siècles ces pratiques non pour des raisons humanitaires, mais pour mettre un terme aux dégâts occasionnés, et au « déchainement des passions » populaires.
Et peu à peu ce "divertissement" devient une profession à part entière. Les premiers toreros rémunérés sont donc d’anciens employés des abattoirs. De 1730 à 1750, la corrida va se codifier.
Une « invention » espagnole, donc, andalouse plus précisément, (les mêmes qui ont inventé l'Inquisition) dont la « technique » est fixée par le matador Pepe Hillo, dans un traité de 1796, sobrement intitulé La Tauromaquia o el arte de torear de pié y a caballo.
Si la corrida hérite des tauromachies aristocratiques le goût du sang et la recherche de la somptuosité, d’importantes différences sont à mentionner :
la création d’un animal spécifique (le taureau de combat)
la réapparition des arènes, qui pour beaucoup d'entre elles, servaient jusque là d'habitation aux plus pauvres
un but commercial
La technique du combat est élaborée de sorte que la mort de l’animal soit lente, sans quoi il n’y aurait point de spectacle. Il s’agit de « maintenir la vie dans la souffrance », selon la définition que Michel Foucault donne de la torture. Chaque combat dure quinze minutes, et une corrida comprend donc une série de mises à mort (à Madrid, après 1750, on tue six taureaux le matin et douze l’après-midi). Au siècle des Lumières, les récits de voyageurs allemands, anglais et italiens expriment de manière dominante un sentiment de répulsion face à la corrida, « spectacle » obligé pour les voyageurs. Pour les philosophes des Lumières, la corrida « ne devrait avoir que des bourreaux pour apologistes »
Au XIXe siècle, malgré une vive opposition à la corrida, de la part de Victor Hugo, Émile Zola, Victor Schoelcher, ou José Maria de Heredia, tous également opposés à la peine de mort, se construit en France – dans les milieux intellectuels - une « Espagne romantique » dans laquelle les toréadors occupent une place de choix. La corrida entre dans la littérature française, notamment sous la plume de Théophile Gautier, Alexandre Dumas et surtout Prosper Mérimée, ami personnel de l'impératrice Eugénie de Montijo. On constate que le mélange des genres n'est pas nouveau chez nous.
Car après le vote de la loi Gramont , en 1850, qui interdit les mauvais traitements perpétrés en public contre des animaux domestiques, promulguée grâce à la force de l’argument selon lequel la violence envers l’animal comprend en elle-même son extension à l’homme, Napoléon III fera une exception : pour les taureaux de corrida. Il faut dire qu'il était marié à l'impératrice Eugénie. Ça explique.
Et dans la foulée, ce sont les organisateurs de corridas qui vont tenter d'importer la barbarie partout en France : à Paris, à Dunkerque. Devant le peu de succès rencontré, ils vont concentrer leurs efforts dans le sud de la France, qui n'est donc pas vraiment une terre « naturellement » tauromachique...
Avant la Seconde Guerre mondiale sont élaborées toutes sortes de théories. L’Histoire de l’œil (1928) de Georges Bataille met en lumière l’érotisme morbide de la corrida. La mode est au mythe, et une interprétation « sacrificielle » est lancée en France par Henri de Montherlant dans Les Bestiaires (1926), puis par Michel Leiris dans Le Miroir de la tauromachie (1938).
Bon évidemment, tous les deux ont ensuite renié la corrida, qualifiée de « muflerie et sauvagerie » par le premier, de « snobisme » par le second … Comme quoi, tout le monde peut se tromper... Le tout est de le reconnaître.
Bref, tout est mis en place pour trouver des justifications... En un mot comme en cent, la corrida est une activité lucrative parée d'intellectualisme frelaté : « le combat de l'esprit contre la force brute »... le prétendu « danger pour l'homme » (entre 1950 et 2000 : un torero mort pour 45 000 taureaux, un match inégal)
Et on en arrive à notre époque :
En avril 1951, la corrida acquiert dans le droit français un statut dérogatoire : devant tomber sous le coup de la loi contre les actes de cruauté perpétrés en public contre des animaux domestiques, elle bénéficie d’une dérogation « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». Sarkozy et son ministre de la "culture" n'ont rien inventé...
Toutes ces théories esthétisantes, ou qui se réfèrent à une prétendue « tradition », ne font que mieux souligner la brutalité de la corrida, car préciser que la violence est “mise en scène” ou “théâtralisée”, c’est reconnaître qu’elle est voulue, organisée, et délibérément exacerbée. Comme le savent les taureaux martyrisés, les sévices qu’on leur inflige ne sont pas fictifs, mais bien réels.
Eric Baratay était donc invité pour parler, pour une fois, de l'animal dans cette triste histoire.
Ainsi, il évoquait les propos d'un commentateur « sportif » des années 50 : « Très belle mise à mort, le taureau donne des signes évidents d'asphyxie, mais il est toujours debout... »
Selon les travaux des vétérinaires depuis trente ans, les taureaux, prétendument « sauvages », ne sont que des animaux domestiques, tout comme ceux qu'on voit brouter paisiblement dans nos prés... Et contrairement aux déclarations des aficionados, ils souffrent.
Le stress de ces taureaux commence avec « l’afeitado », une pratique qui consiste à scier plusieurs centimètres de corne pour éviter tout risque aux toreros, voilà qui démolit le prétendu « acte héroïque » de ces pingouins en costume moule-boules ridicule... Or, les cornes sont au taureau ce que les moustaches sont au chat : elles l’aident à se repérer dans l’espace. Leur mutilation brutale brouille les repères et la coordination de l’animal. Cette opération illégale, pratiquée clandestinement, provoque une intense souffrance, puisque la partie innervée de la corne est mise à vif. Et du coup, le taureau ne s'en servira pas contre son tortionnaire... Imaginez deux secondes qu'on vous lime les dents sans anesthésie...
En Espagne, la confédération des professionnels de la tauromachie, a d'ailleurs fait grève, il y a quelques années, pour s’opposer aux inspections vétérinaires destinées à vérifier, entre autres, que les cornes n’étaient pas sciées, au prétexte que les vétérinaires n'étaient pas assez expérimentés. Mais on peut aussi y voir une simple affaire de gros sous : il faut savoir qu’un matador professionnel gagne jusqu’à un million d’euros par an, et la vente de tickets rapporte plus d’un milliard d’euros chaque année …
Le stress des taureaux continue quand ils sont parqués dans l'attente d'entrer dans l'arène. Dans un espace clos, alors qu'ils vivaient dehors, dans le noir, pour qu'ils soient aveuglés en sortant, ils attendent, entendent les meuglements de leurs congénères qu'on tue, les cris des gens sur les gradins, ils sentent les phéromones de peur et d'angoisse, les odeurs de mort des cadavres qu'on emmène...
Le stress continue encore quand enfin ils sortent : désorientés, puisqu'on leur a coupé les cornes, souvent, pour échapper aux cris, au bruit, ils courent au milieu de l'arène pour s'en éloigner, ou terrifiés, se précipitent sur les gradins …
Et enfin, au cours de ce « spectacle », chaque taureau reçoit en moyenne entre 1,80 m et 2 m d'acier dans le corps. Dans des endroits sensibles, douloureux, leur système physiologique étant semblable à celui des humains...
Car comment se déroule une corrida type ?
Deux picadors montés sur des chevaux aux yeux bandés affaiblissent d’abord le taureau en lui plantant une longue pique entre les épaules, de façon à cisailler le ligament de la nuque et empêcher le taureau de redresser la tête. Ils remuent les piques pour provoquer une hémorragie conséquente.
Et il arrive parfois que les chevaux payent le prix fort. Baratay racontait qu'il y a peu, on remettait les entrailles dans le ventre du cheval blessé, on bourrait tout ça de paille, on recousait, et hop, on le renvoyait dans l'arène... (vous vous souvenez sans doute des terribles images de la mort de Xelim, le cheval du tueur Rui Fernandez à Séville, ce printemps...)
Mais comme le spectacle ne doit pas finir trop vite, il faut que le public en ait pour son fric) les picadors arrêtent avant que le taureau succombe. Ils cèdent la place aux peones, qui continuent la torture à coups de banderilles. Ces harpons, une fois enfoncés dans la chair, vont se balancer à chaque mouvement de l’animal, histoire de lui faire comprendre qui est le patron...
Enfin, quand le taureau n'a plus la force de les poursuivre, le matador (« tueur » en espagnol) peut enfin entrer en scène. Après avoir provoqué quelques charges de la part du taureau épuisé et mourant, il tente de le tuer avec son épée. Souvent, l’arme ne pénètre qu’à demi, transperçant un poumon, sectionnant une artère. Il faut alors achever l’animal en sectionnant la moelle épinière. Comme il arrive que le torero soit maladroit, le taureau est parfois encore vivant quand il est traîné par les cornes hors de l’arène. Pour clore le spectacle, les oreilles et la queue du taureau peuvent aussi être tranchées dans le vif et offertes aux spectateurs.
Tout cela, c'est ce que les aficionados appellent « un acte d'amour » entre le taureau et l'homme.
Alors que le gouvernement Sarkozy avait inscrit cette pratique barbare dans le patrimoine culturel français, un sondage de mai 2010 donne 66 % des français opposés à la corrida. Ce qui étonne, dans une société où la voix des médias, largement favorable à la corrida, fait oublier qu’ils ne sont pas nécessairement le reflet de la pensée du plus grand nombre, mais celui d’une classe sociale encore séduite par l’esthétisation de la violence.
Du pain et des jeux pour le bon peuple, vieille antienne.
Bibliographie :
- Eric BARATAY, Le Point de vue animal, une autre version de l’histoire, Seuil, 2012.
- Eric BARATAY et Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida, PUF, 1995.
- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle, Éditions Connaissances et savoirs, 2005.
- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida de A à Z, Alan Suttons eds, 2010.
- Bartolomé BENASSAR, « Pourquoi l’Espagne a inventé la corrida ? », L’Histoire, mars 1993."
La vraie gavroche
( Merci à "La vraie gavroche" pour avoir diffusé ce texte )
Je vous conseille d'aller sur le site de la FLAC
(Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas)
(Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas)
samedi 14 juillet 2012
Les lémuriens sont menacés de disparaître
Selon une étude, les lémuriens sont les mammifères les plus menacés de la planète,. La destruction de leur habitat naturel, la forêt tropicale, et une hausse de la consommation de viande de brousse ont considérablement réduit leur nombre.
"Madagascar compte, de loin, la plus grande proportion d'espèces menacées dans les régions d'habitats de primates ou dans tout autre pays du monde", a déclaré le primatologue Christoph Schwitzer.
Il s'exprimait vendredi à l'issue d'une semaine de conférences consacrée aux 103 espèces de lémuriens qui peuplent la Grande Ile et organisées par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à Antananarivo.
Plus de 90% des espèces de lémuriens, que l'on trouve uniquement à Madagascar, sont désormais classés dans les catégories des animaux "en danger critique", "en danger", et "vulnérables", selon la liste rouge des espèces menacées établie par l'UICN.
Les lémuriens de Madagascar, ou makis, représentent environ 20% des primates de la planète. On compte parmi eux le plus petit primate du monde, le Microcèbe de Mme Berthe qui pèse 30 grammes, et le lémur aux yeux turquoise, cas unique chez les primates non-humains. Ces deux espèces sont considérées comme "en danger".
vendredi 22 juin 2012
Centrale de Ringhals : des explosifs très suspects...
Dans l’après-midi du mercredi 20 juin 2012, le service de
sécurité de la centrale nucléaire de Ringhals a trouvé lors du contrôle d'un
camion qui se dirigeant vers un bâtiment de la centrale nucléaire suédoise de
Ringhals (près de Gôteborg) des « explosifs suspects »... selon un
communiqué de la société Vattenfall (2), diffusé mercredi en fin de soirée
…l’APRI s’interroge sur les mots « explosifs suspects »...il y a de
quoi…
Selon le communiqué : …"un échantillon (des
substances) a été expédié dans la soirée au laboratoire national suédois
d'expertise pour analyse"…
Les premiers résultats de l'analyse ont bien confirmé
qu'il s'agissait d'explosif, et, la police dans un communiqué adressé à la
presse n'a pas estimé utile de révéler
quel était cet « explosif suspect »...mais...a précisé de son côté le
groupe Vattenfall :... « ils n'auraient pas pu créer de dégâts
importants à la centrale nucléaire de Ringhals »...
On est rassuré et nous avons même appris que la sécurité
avait été renforcée, comme quoi quelque soit la menace il y a toujours une
parade, quelque soit le risque, quelque soit le danger, nous devons encore croire
que « tout va très bien dans le meilleur des mondes » l'ennui
c'est que « le nucléaire est suspect » lui aussi...et sur bien des
points:
Que de leucémies aux alentours des centrales nucléaires,
que de cancers en augmentation et de taux de mortalité de plus en plus
« suspects » c'est là aussi des faits qui font bien des
victimes...même si la sécurité est renforcée nous avons encore aujourd'hui la
preuve qu'une centrale nucléaire peut être une cible de la part de terroristes,
et c'est bien là un risque supplémentaire qui est de plus en plus inquiétant
compte tenu du contexte actuel.
1) Qui produit 20 % des besoins en électricité de la
Suède.
2) Vattenfall (opérateur public suédois) est une société
qui a été créée en 1909 suite à la restructuration du canal et de la centrale
hydroélectrique de Trollhättan pour leur intégration dans le réseau électrique
suédois.. Aujourd’hui 70,4% des parts appartiennent à Vattenfall et 29,6%
au groupe allemand EON
Communiqué de l'APRI n° 291-120621
mardi 19 juin 2012
Fukushima, Tchernobyl ?...Crimes contre l'humanité ?...
L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) vient de publier un communiqué dans lequel elle dénonce le fait que les mesures de sécurité des populations n'ont pas été à la hauteur des précautions qui devaient être faites compte tenu des relevés produits une semaine après le tsunami du 11 mars.
L'APRI demande auprès des autorités japonaises la suspension de la relance de la centrale d'Ohi, notant que 73 maires japonais protestent contre le redémarrage de la centrale d'Ohi, rappelant une pétition forte de près de 7,5 millions de signataires qui a été remise au Premier-ministre japonais, et la manifestation de près de 11 000 personnes s'est déroulée à Tokio, samedi 16 juin, devant les bureaux du Premier ministre..."L'Agence de sûreté nucléaire, placée sous le ministère japonais de l'Industrie, et celui des Sciences ont reconnu avoir reçu les 18 et 20 mars 2011, via l'ambassade des Etats-Unis et le ministère japonais des Affaires étrangères, des cartes de mesure réelle de radioactivité dans le nord et l'est du Japon, mais ces données n'ont pas été transmises au bureau du Premier ministre ni à la Commission nucléaire.
Un fonctionnaire du ministère des Sciences a expliqué qu'il n'avait pas ressenti la nécessité de les transmettre, ne pouvant juger de la fiabilité des mesures, selon les explications données à la presse.
Il lui semblait en outre qu'il ne revenait pas aux autorités nippones de les publier.les dernières.
Pour l'APRI les fautes humaines ne sont pas sans conséquence dans l'industrie nucléaire (on a vu avec la catastrophe de Tchernobyl l'impact sur les populations) l'arrêt des centrales nucléaires doit être total et sans appel !
Il ne peut être prétexté des craintes de pénurie d'électricité, c'est un nouveau modèle de société qu'il faut mettre en place loin de tous ces groupes d'intérêts qui aveuglés par les profits passent en second plan la santé des populations, et, ce qui est pire la vie même sur notre planète car si nous continuons à jouer avec les atomes qui sont invisibles et insidieux nous prenons le risque d'engager un processus d'extinction de notre civilisation...
L'APRI soutient les 1300 plaintes déposées pour crime contre le président de TEPCO, et le responsable de la Commission de Sureté Nucléaire, accusant ces derniers de négligence professionnelle ayant entraîné des blessures et des morts.
L'APRI rappelle que son fondateur, Jean Pignero avait distingué cette notion du crime nucléaire en l'élargissant à la notion de Crime nucléaire contre l'humanité."
L'APRI demande auprès des autorités japonaises la suspension de la relance de la centrale d'Ohi, notant que 73 maires japonais protestent contre le redémarrage de la centrale d'Ohi, rappelant une pétition forte de près de 7,5 millions de signataires qui a été remise au Premier-ministre japonais, et la manifestation de près de 11 000 personnes s'est déroulée à Tokio, samedi 16 juin, devant les bureaux du Premier ministre..."L'Agence de sûreté nucléaire, placée sous le ministère japonais de l'Industrie, et celui des Sciences ont reconnu avoir reçu les 18 et 20 mars 2011, via l'ambassade des Etats-Unis et le ministère japonais des Affaires étrangères, des cartes de mesure réelle de radioactivité dans le nord et l'est du Japon, mais ces données n'ont pas été transmises au bureau du Premier ministre ni à la Commission nucléaire.
Un fonctionnaire du ministère des Sciences a expliqué qu'il n'avait pas ressenti la nécessité de les transmettre, ne pouvant juger de la fiabilité des mesures, selon les explications données à la presse.
Il lui semblait en outre qu'il ne revenait pas aux autorités nippones de les publier.les dernières.
Pour l'APRI les fautes humaines ne sont pas sans conséquence dans l'industrie nucléaire (on a vu avec la catastrophe de Tchernobyl l'impact sur les populations) l'arrêt des centrales nucléaires doit être total et sans appel !
Il ne peut être prétexté des craintes de pénurie d'électricité, c'est un nouveau modèle de société qu'il faut mettre en place loin de tous ces groupes d'intérêts qui aveuglés par les profits passent en second plan la santé des populations, et, ce qui est pire la vie même sur notre planète car si nous continuons à jouer avec les atomes qui sont invisibles et insidieux nous prenons le risque d'engager un processus d'extinction de notre civilisation...
L'APRI soutient les 1300 plaintes déposées pour crime contre le président de TEPCO, et le responsable de la Commission de Sureté Nucléaire, accusant ces derniers de négligence professionnelle ayant entraîné des blessures et des morts.
L'APRI rappelle que son fondateur, Jean Pignero avait distingué cette notion du crime nucléaire en l'élargissant à la notion de Crime nucléaire contre l'humanité."
lundi 11 juin 2012
Deux candidats au deuxième tour des législatives.
Franck Riester et Isabelle Escuyer seront au deuxième tour
Franck Riester (UMP)
Voix
obtenues dans la 5ème circonscription de Seine-et-Marne
37,20 %
16 369
voix
Voix
obtenues dans la commune de Coulommiers
45,87 %
2 214
voix
Elisabeth Escuyer (PS)
Voix
obtenues dans la 5ème circonscription de Seine-et-Marne
31,44 %
13 833
voix
Voix
obtenues dans la commune de Coulommiers
31,30 %
1 511
voix
Résultats des autres
candidats
(dans la commune de Coulommiers)
Robert Claus (Front
national)
8 020 voix (18,23%)
Jean-François
Dirringer (Front de gauche)
1 877 voix (4,27%)
Philippe Cluzeau
(EELV)
1 256 voix (2,85%)
Fabien Vallee (Divers
droite)
927 voix (2,11%)
Joëlle Charlier
(Divers droite)
853 voix (1,94%)
Jacky Patron
(AEI)
397 voix (0,90%)
Franck Maurel
(Extrême gauche)
271 voix (0,62%)
Adrien Sthoer
(Autres)
194 voix (0,44%)
Les candidats de l'écologie politique sont en dessous de la barre des 5 %
Philippe Cluzeau (Europe Ecologie Les Verts) est à moins de 3 % et Jacky Patron (Alliance Ecologiste Indépendante) à moins de 1 % ...
Malgré tous les problèmes qui existent au niveau de l'environnement à Coulommiers et dans sa région les candidats qui se prévalent d'une étiquette verte ( ne font pas des scores valables.
C'est probablement là où se démarque l'écologie militante qui ne se reconnaît pas dans les magouilles partisanes.
L'Ecologie malgré ces temps pluvieux est toujours dans l'avant garde, elle laisse loin derrière l'écologie politique qui s'est altérée avec le temps.
Les militants écologistes, anti-nucléaires, humanistes, environnementalistes et autres alternatifs indépendants (des professionnels de la politique) ne sont plus pour la plupart pas membres de ces partis et c'est bien là la preuve qu'il y a un gros problème dans les milieux politiques quant à leur représentativité effective des courants de pensée et autres....
Quand l'on voit que lors des élections présidentielles Eva Joly a obtenu moins de 3 % des voix, surtout en ce moment où la défense de la planète doit être une préoccupation majeure (loin des "couleuvres vertes" [1] ) il y a de quoi se poser des questions sur la représentativité réelle de certains partis...
De plus il est étonnant qu'Eva Joly n'a même pas été invitée sur le podium érigé Place de la Bastille le 6 mai 2012...une certaine Duflot y était, elle est ministre aujourd'hui...?...c'est caustique...
Nicolas Hulot est ce qu'il est mais il aurait au moins amené (au moins) dans les 10 % de voix aux Présidentielles, effectivement il n'aurait pas probablement appelé à voter pour le PS, ni pour l'UMP laissant les électeurs libres d'avoir un choix.
Que Nicolas Hulot devienne ensuite ministre, là je ne pense pas que François Hollande aurait fait ce choix...il ne fait pas partie de la famille...
[1] Comme l'Eco Taxe, les attaques de plus en plus fréquentes contre les moteurs diesels des véhicules des particiliers alors que les gros camions et les avions peuvent eux polluer l'air sans être inquiétés (etc etc).
(Je rappelle que les moteurs diesels sont des moteurs qui peuvent fonctionner à l'huile végétale -en excluant par principe pour le moment l'huile de palme qui est controversée car elle engage notamment une déforestation inadmissible, à moins de revenir à une gestion intelligente de la nature ce qui est loin d'être le cas -)...
mardi 5 juin 2012
Arrêt du Nucléaire : le ministre allemand de l'économie souhaite une réflexion sur le coût
Le ministre allemand de l'Economie a déclaré ce jour que le pays devait réfléchir plus sérieusement aux moyens de garantir la fourniture d'électricité à un prix stable et raisonnable dans le cadre du plan d'arrêt des centrales nucléaires d'ici dix ans.
"Philip Rösler a estimé que le débat actuel sur le basculement énergétique de l'Allemagne "manquait d'honnêteté". Les prix vont augmenter car d'importantes subventions seront nécessaires pour développer les énergies renouvelables appelées à remplacer le nucléaire, a-t-il expliqué.
Le ministre a déclaré que les subventions devraient être réduites pour maintenir des coûts raisonnables et préserver la compétitivité de l'industrie.
Il a souligné qu'on ne pouvait pas prédire les prix de l'énergie avec exactitude étant donné la nécessité d'investir pour mettre à niveau le réseau électrique et la production.
Le ministre de l'Environnement, Peter Altmaier, a estimé que la mise en oeuvre du basculement énergétique, décidé il y a un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, "serait déterminante pour l'image de l'Allemagne en tant que puissance industrielle de premier plan".
Le communiqué de l'APRI de ce jour apparaît prendre en compte des paramètres estompées en ce qui concerne le coût final du KWe :
"Dans tout ceci on s'interroge car quand il a été question que ce soit pour l'Allemagne ou la France (ou d'autres pays...) de construire des centrales atomiques les coûts n'ont pas été mis en avant pour déterminer le prix à payer du KW électrique d'origine nucléaire et sensibiliser l'opinion sur ce point d'autant que bien des paramètres n'ont pas été pris sérieusement en considération dont le coût du démantèlement qui implique un surcoût qui est loin d'être négligeable pour le consommateur qui en définitive d'une manière ou d'une autre paiera la facture...
Le démantèlement d'une centrale atomique se réalise sur une période d'environ trente années et n'implique pas qu'une démolition mais aussi la décontamination du site, l'évacuation des déchets toxiques, le contrôle des opérations doit être strict à tous les niveaux etc... ces coûts sont très importants et improductifs..."
"...En France EDF recule pour le démantèlement des centrales qui ont plus de 30 ans d'existence, il a même été dit par son PDG qu'elle pouvait aller jusqu'à 60 ans..."
"L'APRI a dénoncé cette éventualité dictée uniquement par un souci de rentabilité, les risques eux sont sous évalués et les populations déconsidérées....
L'APRI rappelle le rapport de l'ASN publié en janvier 2012 qui faisait état d'un niveau de sûreté insuffisant notamment...
Le véritable coût de l'énergie atomique pour l'humanité risque bien d'être incalculable...pour l'humanité même..."
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